Le Secret de Cixi – Golden City t8 – Madd

Petite revue de bulles non exhaustive concernant mes achats du mois et puis une jolie découverte liée au salon d’Angoulême ! (enfin, une en particulier parce que j’ai découvert plein d’autres jolies choses là-bas)

Dans la catégorie “j’achète encore des BDs que je ne devrais pas acheter”, il y a la production de Soleil sur l’univers Lanfeust. Et cette fin d’année 2009 a été violemment riche de sorties dans cet univers ! En plus de la séquelle à Lanfeust des Etoiles, Lanfeust Quest si je ne m’abuse, il y  a Le Secret de Cixi. Il s’agit de deux tomes censés relater ce qui est arrivé dans la vie de Cixi entre sa disparition et sa réapparition dans le premier cycle de Lanfeust. Autrement dit, au niveau historique, ça remonte pas mal ! Intérêt de la chose ? Le néant. Si l’on excepte le plaisir de retrouver les jolies formes de la dame et celles de ses acolytes féministes et indépendantes (attention, je ne tacle pas le féminisme, simplement la BD…). Bref, une fois de plus, Lanfeust et moi, c’est fini. Jusqu’au prochain tome. Argh.

En revanche, le tome 8 de Golden City est bon, plutôt bon même avec en revanche une fin absolument frustrante puisque posant une grande quantité de réponses sans amener le moindre indice… Mais la qualité de dessin est toujours là, les personnages sont toujours aussi attachants et les évènements plutôt “majeurs”, permettant de renouveler l’intérêt de la série ! Bien joué donc, cette BD reste pour moi une valeur sûre que j’ai plaisir à retrouver, tome après tome. Un cycle à lire, si jamais vous ne l’avez pas encore attaqué.

Et enfin donc, la découverte de ce festival de la BD, c’est Madd (cliquez, c’est gratuit). Un charmant jeune homme après lequel j’ai couru toute l’après-midi afin de lui demander une dédicace pour ma douce qui est fan du monsieur depuis un certain nombre d’années ! Amusant donc de voir les yeux de Madd s’éclairer en entendant “the Sweet Fairy” ! Et 30 minutes plus tard, j’avais ma dédicace (enfin, celle de ma chérie, mais bref), hyper bien foutue, trait de dessin précis et superbe niveau de détails… j’adore ! Et j’aime aussi beaucoup ce qu’il fait. Puisque forcément je me suis enquillé une bonne partie des archives de son blog… (cliquez, c’est toujours gratuit).

© Madd.fr

Bon, prochain billet, je vous parle de Manolosanctis et de quelques découvertes de BD faites au festiBD d’Angoulême.

Citroën DS3 Racing – 200ch et 1000 exemplaires…

Je cherche un généreux donateur… J’ai besoin d’environ 26000€. Voire 30000€, ce serait mieux. Oui, j’aimerais me porter acquéreur de cette jolie Citroën DS3-R, aka Racing puisqu’elle vient de détrôner dans mon cœur la pourtant succulente Fiat 500 Abarth SS.

200ch, 275Nm de couple, une finition carbone sur pas mal d’éléments de la voiture, de jolies jantes… mais surtout des trains roulants revus, un échappement retravaillé, des cartos moteur-boîte repensées, des voies élargies et un ESP plus permissif semble-t-il… mais 26000€. Ouille, ça pique mais c’est beau et c’est bon, Citroën revient en forme dans le segment sportif, rappelant brillamment que la marque est tout de même multi-championne du monde des rallyes avec Sébastien Loeb.

D’ailleurs, il ne serait pas étonnant que cette petite DS3 Racing soit la base de la remplaçante de la C4 WRC… puisque les règlements FIA stipulent que les modèles WRC doivent être issus d’une berline de série / série limitée sport… Faudrait jeter un œil sur les ateliers de Citroën Sport à Satory pour en avoir le cœur net !

Et voilà, je veux l’essayer. Je veux la conduire, je veux la sentir, je veux me sentir exploser de sensations à son volant… Graou. Je suis amoureux, je crois bien !

Le Styx coule à l’envers – Dan Simmons

Lire un roman de Dan Simmons est une sorte de plaisir toujours renouvelé… cet homme aurait-il un talent permanent ? C’est en tout cas ce que sous-entend la préface de ce recueil de nouvelles, signée par Harlan Ellison, l’homme qui a découvert Dan Simmons il y a de cela pas si longtemps et qui nous raconte donc la stupéfaction ressentie à la lecture de cette nouvelle qu’est “Le Styx coule à l’envers”, présentée lors d’un atelier d’écriture, le dernier auquel participait Dan Simmons avant d’abandonner toute tentative d’écriture et d’édition… Drôle de coïncidence. Et quel coup de chance aussi ! Nous aurions pu rater l’un des écrivains les plus brillants qui soient.

Et dans chacune des nouvelles que compte ce recueil, il s’attèle à la tâche difficile qu’est de générer notre admiration et notre émerveillement, avec une petite préface expliquant la genèse de chacune d’elles. Enrichissante expérience que celle d’avoir le point de vue de l’auteur avant d’attaquer la lecture.

On commence par “Le Styx coule à l’envers”, une nouvelle magnifique sur les Résurectionnistes permettant à nos morts de revenir parmi nous, une métaphore splendide sur l’amour et le seul héritage qu’il constitue finalement lorsque sonne l’heure du bilan de nos vies.

Ensuite, c’est “Vanni Fucci est bien vivant et il vit en Enfer”, une vibrante attaque contre les télévangelistes confrontés au débarquement soudain de l’œuvre de Dante ! Puis “Passport pour Vietnamland”, une plongée en plein Vietnam remodelé, gavé de parcs d’attraction censés faire revivre l’intensité de cette guerre traumatisante pour l’Amérique.

Et cela continue, “les Fosses d’Iverson” sur la bataille de Gettysburg, “Mes Copsa Mica” sur le cancer, l’horreur, la mort, de loin la nouvelle qui m’a le plus attaqué le corps et l’esprit par sa violence. Et puis “Métastases”, une nouvelle affolante sur le cancer, “le Conseiller” sur le rôle du conseiller dans le monde de l’éducation, “Photo de classe” de même… et d’autres encore.

Et l’ensemble de l’œuvre est splendide, remarquablement écrit et surtout très imaginatif. Et même si tout cela est une forme de fiction, on sent au delà de ce genre littéraire une critique permanente de notre société, une mise en abîme de nos maux dans un cadre imaginaire. Violent, éprouvant et jouissif à la fois.

Bref : ruez vous dessus, c’est de la littérature au sens premier du terme, un mélange d’imaginaire, d’écriture splendide, de critique sociétale et surtout, Dan Simmons, tout comme Ray Bradbury, est un musicien des mots, un “vrai” écrivain. Cela se sent, cela me fait vibrer, cela me transporte. C’est cela qu’on devrait ressentir à chaque fois que l’on lit.

L’appart reprend vie…

Pour ceux qui me suivent sur Twitter et sur Facebook, vous avez surement déjà subi un nombre incalculable de photos, de twitts, de statuts plus ou moins positifs. Je crois bien que ça du commencer par : « bon, il serait peut être temps que je me rachète un canapé et que je trouve un meuble TV digne de ce nom » … et puis ensuite « BORDEL c’est cher ces conneries ! » et enfin un « Commande BHV passée, merci les soldes ! ».

Ouais. Sauf que chez BHV, ils te vendent des trucs qu’ils n’ont plus en stock = BHV, bande de connards, en gros hein. Je ne supporte pas ce genre de surprises, c’est de l’anti-service client de base, surtout quand tu ne reçois aucun mail te confirmant l’achat / l’annulation / la préparation de ta commande. Du délire absolu, il a fallu que je voie un crédit sur mon compte pour comprendre ce qu’il se passait et surtout que j’appelle le service client (au demeurant très compétent). Bref, BHV et moi, c’est clairement terminé. Dommage parce que leur meuble TV en chêne massif était franchement bien et peu cher… Tristesse.

Bilan ? Après avoir fureté du côté d’Habitat, sans succès, rien ne collant avec le style de mes meubles déjà dans l’appart ou bien étant clairement, mais alors clairement trop cher (surtout quand on sait que Habitat = Ikea en terme de qualité depuis quelques années), je me suis rabattu sur… Ikea. Forcément, on en revient toujours aux vieilles marmites.

Un samedi aprem’ presque comme les autres (je venais d’enquiller le tennis avec Babolat le matin), location d’un petit camion avec Mobizen (service toujours au top, je suis toujours aussi fan) et direction l’Ikea de Villiers sur Marne. Et là, bonheur : canapé ET meuble TV achetés ! Là où ça a été moins drôle, c’est qu’il m’a fallu monter seul ou presque les deux sur mes 5 étages ! Le meuble TV de 30 kg, ça passe tout seul. En revanche, le canapé de 40 kg qui passe à peine dans l’escalier, c’était autrement plus funky… mes bras, mes fesses et mes jambes s’en sont souvenu pendant 4 jours mais j’ai réussi à le monter ! Rahhhhaaaaaan ! (pardon)

Une semaine après, tout était prêt : canapé ok (ravi) et meuble TV équipé avec tout le matos (plus que ravi, j’ai ENFIN de la place pour faire mes branchements convenablement et mon matos n’est plus entassé sans pouvoir respirer un peu d’air frais) ! Voilà ce que ça donne…

Ne me reste plus maintenant qu’à faire un petit plan de travail au dessus du tonneau, petite table pour 2, avec les tabourets de bar, si vous avez des idées, je suis preneur. Dans tous les cas, affaire à suivre…

Festival de la BD d’Angoulême et EcoEmballages

Il y a une semaine, j’étais à Angoulême pour le Festival International de la BD dont EcoEmballages est partenaire pour la troisième année consécutive. Le but de cette première visite à Angoulême : découvrir en compagnie des équipes du festival et d’EcoEmballages les dispositifs mis en place partout dans la ville pour sensibiliser, éduquer et traiter les déchets générés par le festival.

Tout d’abord des double conteneurs (une cinquantaine), à savoir un bac “déchets normaux” et un autre “déchets recyclables” badgés “Festival” qui sont ensuite vidés et collectés par des triporteurs, puis ramenés en partie à un mini-centre de tri mobile afin de montrer au public les conditions de tri des agents présents dans les centres et insister sur l’importance d’un bon tri en amont, dès la mise en poubelle, en conteneur. Et à côté de ça, plusieurs stands d’information admirablement gérés et surtout parfaitement informés sur les actions entreprises sur le festival mais aussi plus généralement sur la région d’Angoulême. (du coup j’en ai profité pour me renseigner sur les composteurs adaptables à un balcon ou à une petite terrasse parisienne…)

Ensuite, EcoEmballages s’est associé à Léonard, oui oui, LE Léonard dessiné par Turk et de Degroot. Bilan : un ensemble d’ateliers sur le tri sélectif et un spectacle destiné aux plus petits (et aux plus grands) pour les sensibiliser au réchauffement climatique et à la notion de tri sélectif. Et force est de constater que les petits sont déjà sensibilisés lorsque l’on participe aux ateliers avec eux… Au choix, un atelier pour construire sa ville idéale… ou bien un panneau permettant de classer les déchets en fonction de leur durée de destruction dans la nature et de leur poubelle de destination… sans oublier les formidables machines de Léonard. Quel plaisir d’ailleurs de voir une de mes BDs de jeunesse favorites prendre vie, de Léonard au Disciple, en passant par tous les personnages secondaires qui font aussi le sel de la BD.

L’après-midi a ensuite été placée sous le signe de la balade pour mieux nous permettre de découvrir le Festival puisque c’était ma première fois là-bas ! D’abord, un concert de dessin absolument splendide, tout simplement splendide… J’ai quelques vidéos qui traînent, il faut que je les monte pour les partager avec vous. Promis, j’essaie de faire ça au plus vite. Mais voilà en tout cas quelques photos :

Pour le reste de la journée, ce fut donc balade, balade, dédicaces, découverte de stands innombrables dans la partie fanzine, discutaille chez Manolosanctis et prise de la température de la ville d’Angoulême où je venais aussi pour la première fois. Une bien belle journée. Un splendide festival. Pas de doute, je serai de retour l’an prochain, j’ai repris le goût à la BD avec ce festival avec un constat évident : l’intérêt de la BD n’est pas chez les grands éditeurs, ou presque plus en tout cas…

Un léger passage à vide – Nicolas Rey

Nicolas Rey. Inconnu au bataillon de mes auteurs “déjà lus une de leurs œuvres”. Alors quand on m’a très gentiment envoyé un tome de ce roman, je me suis dit “pourquoi pas”. Enfin, roman, disons plutôt “essai” parce qu’au vu de l’épaisseur de la chose et de la taille de la police, on a un peu de mal à dire “roman”, du moins en ce qui me concerne.

Donc, “Un léger passage à vide” est une sorte d’auto-biographie (réaliste, un peu imagée, je ne sais pas… je ne connais pas le bonhomme) d’un trentenaire déprimé, dépravé, en totale perdition. Une sorte de Beigbeder ? Mwai, c’est un peu ça (sauf que je n’ai pas lu Beigbeder non plus, mais bref). Accouchement sous coke, rupture sous alcool, cure de désintoxication en compagnie d’une sorte de baron corse style Prophète et d’une anorexique névrosée (quoi, je fais un pléonasme ?) jusqu’à retrouver un peu d’amour sous forme d’une de ces rencontres extraterrestres dont je valide totalement le principe, tout y passe !

Et que je me questionne, et que je me regarde le nombril en me complaisant dans ma merde jusqu’au cou sans même avoir l’humanité, la force et l’intelligence de m’en sortir. Forcément, on se regarde tous le nombril lors des moments clef de sa vie, mais bizarrement, perso hein, je ne m’y complais guère, question de principe. Du coup, autant pour la projection et le niveau de compréhension de cet homme à la dérive pour lequel je n’ai finalement pas ressenti une once d’amour, simplement une pitié désincarnée et clinique, comme un riche observant avec dédain un pauvre (ouais, c’est moche comme sentiment).

Je me dis que c’est peut être l’effet recherché ? Que l’on se sente grandi de la lecture de ce livre ? J’ai comme un doute. Alors oui, j’ai ri parfois, je me suis reconnu aussi parfois et j’ai même vécu certaines situations. Mais mon dieu, pourquoi tomber dans ce nombrilisme extrême d’une vie parisienne merdique ? Je ne comprends pas car finalement, ce n’est pas assez trash, ce n’est pas assez bien écrit, c’est en revanche bien rythmé mais non, c’est profondément incomplet et bancal, n’est pas Bret Easton Ellis qui veut.

Verdict : si vous avec un micro-trajet à faire, lisez ça rapidement mais n’espérez pas en sortir transcendés, enrichis ou autres sensations qu’un bon livre est théoriquement en mesure de vous procurer.

Philips, ses séries LED Pro et sa NetTV

Jeudi dernier, j’étais dans les locaux de Philips pour parler NetTV et autres avancées technologiques de la marque dans le cadre de ses écrans haut de gamme, l’occasion pour moi de me resynchroniser avec l’actualité Philips et les nouveaux écrans de la marque puisque je n’avais même pas vu que des écrans en Local-Dimming LED avaient fait leur apparition chez eux ! C’est moche de ne pas être un blogogeek ou un magazine high-tech, on ne se sent pas obligé de suivre l’actualité au jour le jour.

Enfin, toujours est-il que j’ai été très agréablement surpris par le service NetTV de la marque, plutôt bien abouti par rapport à ce que j’ai pu apercevoir pour l’instant chez la concurrence. Le principe : avoir (en WiFi ou en ethernet selon le modèle d’écran) une interface web intégrée à l’écran permettant d’accéder à différents services optimisés pour une navigation simplifiée. Un bon moyen de s’affranchir de son ordinateur pour des besoins spécifiques et ponctuels donc.

Exemples ? Arte et Deezer ont optimisé leur contenu pour Philips et voilà ce que ça donne :

Il est bien sûr possible de rajouter certains services en favoris et de naviguer directement sur le net via un navigateur Opera mais sans clavier (si ce n’est celui intégré à la télécommande), la navigation peut s’avérer sérieusement fastidieuse. De même, le service n’intègre pour l’instant pas trop les réseaux sociaux (Flickr, Facebook, Twitter) mais c’est en cours… et il y a déjà Picasa accessible par exemple. Donc l’offre n’est pour l’instant pas complète mais va s’étoffer au fur et à mesure des mises à jours à faire directement via l’interface de l’écran. Bien foutu là aussi.

On se prend aussi à rêver d’une télécommande avec clavier ou de la prise en charge de claviers en USB mais ce n’est semble-t-il pas prévu pour le moment même si nos idées et suggestions ont été fortement écoutées et prises en note. On peut espérer que ces quelques idées ressortent un jour, ainsi que celles d’autres consommateurs.

Reste pour moi la question de l’utilité de ce service… J’avoue avoir un peu de mal à considérer ma télévision comme un terminal web, ayant en général à proximité mon MacBookPro ou l’iPhone en dépannage. Après, il est vrai que brancher son ordi pour afficher tel ou tel set de photos est relativement chiant, même si le câblage est prêt. Du coup, avoir au sein de la télévision une interface permettant de diffuser son contenu vidéo (que ce soit web ou stocké sur un serveur DLNA puisque les TVs les détectent : PS3, Mac avec MediaLink, divers NAS…) ou photo (web ou DLNA aussi), est un avantage significatif et je comprends bien le placement de Philips sur ce créneau. Il ne reste donc plus qu’à peaufiner l’interaction utilisateur-écran avec un écran de commande plus complet et intuitif qu’une télécommande et à enrichir le contenu (déjà plutôt bien fourni..) pour que ce soit parfait et que le service devienne véritablement incontournable.

Un très bon premier pas donc ! Et surtout une longueur d’avance sur la concurrence, sans même parler de la qualité d’écran des séries 9000… contraste à 5.000.000:1 !!! Une image folle, le système Ambilight juste ce qu’il faut… et une taille de 46″. Mon écran de rêve à un nom, c’est un Philips, nom de code 46PFL9704H/12. De généreux donateurs dans la salle ? Nan ? Bon. Tant pis, ça attendra un peu.

Monstres en orbite – Jack Vance

Jack Vance est un créateur d’univers. Difficile de le définir autrement tant son imagination prolifique nous entraîne de voyage en voyage, toujours plus loin et de manière toujours plus différente. C’est encore le cas dans ce recueil de trois nouvelles qu’est Monstres en orbite.

Tout commence par une première nouvelle appelée Telek et on sent que cela va parler de télékinésie. Bien vu… tout se passe encore sur Terre mais la grande convention de la télékinésie a finalement accouché d’un grand nombre d’individus dotés de pouvoirs délirants ! Originalement agréables et de nature humaine, ce petit groupe d’individus s’est finalement détourné du bien commun pour chercher l’enrichissement personnel et le pouvoir absolu. Mais la résistance existe bel et bien… Cette nouvelle est donc une petite fable sur l’oppression, la différence et les solutions à trouver face à des bouleversements radicaux dans l’existence d’un peuple.

La seconde nouvelle, le syndrome de l’homme augmenté, est une plongée dans une Afrique en plein boom, prise d’assaut par les trois blocs traditionnels : les USA, la Russie et la Chine. Le monde s’est donc sub-divisé en blocs de puissance quasi égale, nord, sud, est et ouest ! Amusante perspective. Enfin, amusante… Toujours est-il que le bloc sud reste à construire, à achever et si l’ouest et le nord semblent s’en détacher et n’y avoir qu’une influence convenable, sans vocation à contrôle, le bloc de l’est veut quant à lui y trouver une telle d’exil et d’émigration parfaite ! Sacrés chinois !

Bienvenue dans la peau de Keith, homme augmenté, modifié, grimé en chef tribal africain, embarquement direction l’Afrique et sa cité principale, sorte de ville Lumière de ce continent en plein développement pour participer aux discussions qui vont changer le monde. Bien sûr, pour cela, il lui faudra prendre la place dudit chef tribal, quoiqu’il en coûte, et contrôler la situation, quoiqu’il en coûte ! Nouvelle jouissive sur l’espionnage et les conflits d’influence entre nations, on y découvre une Afrique au centre de toutes les attentions, bien décidée à vivre son identité et son indépendance. Plaisant.

Et enfin, le petit chef d’oeuvre de folie qu’est Monstres en orbite ! Mais qui sont ces monstres ? Je vous laisse le découvrir mais j’ai rarement autant ri en lisant une nouvelle ! On y suit Jean Parlier, une jeunette de 17 ans, sans parents, sans logis, simple aventurière dans un univers que l’homme maîtrise sans trop de souci, où le transport se fait en aéronef personnel, où aller de planète en planète ne coûte pas si cher que ça… Celle-ci va donc chercher à s’enrichir mais aussi partir en quête de son identité. Je ne peux en dire plus ici, ce serait vous en dire beaucoup trop et vous gâcher le plaisir d’une lecture rafraichissante et revigorante, de celles qui vous collent un éclat de rire à la découverte des dernières phrases et un sourire à chacune des saillies des personnages. Du pur divertissement dans un univers juste ce qu’il faut de fou, c’est du bonheur en livre.