Sardaigne – De Muravera à Villasimius

Une fois la côte sud du golfe et le golfe lui-même vus, digérés et placés au panthéon des coins sublimes de la Sardaigne, il n’est pas évident de passer à autre chose. Direction le dernier quart de la Sardaigne, celui du sud-est. Le point de chute : une très agréable résidence à Muravera, la Residence Petrera que je vous recommande chaudement ! Autour de Villaputzu et Muravera, il n’y a en revanche pas grand chose si ce ne sont quelques plages bien malheureusement placées de part et d’autres de l’embouchure du fleuve descendant des montagnes. Autrement dit, il vaut mieux voir Muravera comme un lieu pour la nuit et se concentrer sur le sud !

A peine plus au sud, on découvre une zone assez exceptionnelle : deux salines avec notamment celle de Colostrai, gigantesque. Encore un peu plus au sud, on accède au Capo Ferrato, lieu sauvage et protégé qui donne d’un côté sur les salines et leurs plages, de l’autre sur la Costa Rei.

Alors on descend vers cette fameuse côte ! Il ne faut pas s’attendre à quelque chose de fameux si l’on arrive par l’une ou l’autre route car celles-ci longent en fait toutes les résidences et zones privées. Bref, si vous comptez apercevoir un bout de plage de la Costa Rei, il faut y résider ou s’arranger pour s’enfoncer dans le dédale des rues et des bâtiments sans charme. Quelle déception, je crois que cette zone est finalement pire que celle de la Costa Smeralda. A éviter si ce n’est pour une plage tout au sud, tout près d’un camping dans lequel il doit faire bon vivre : Cala Sinzias.  Cette plage fut notre hot spot pendant le séjour, un endroit où nous achevions nos journées, profitant du calme, observant les quelques familles perdues ici, profitant de la clarté de l’eau. Quel bonheur de nager quelques dizaines de mètres, de se retourner et de contempler cet enchaînement magnifique : eau, sable, pins, montagne, ciel. Un régal, une petite madeleine que cette plage.

Située au pied de la route panoramique (qu’il faut absolument emprunter) menant à la pointe sud, Capo Carbonara et Villasimius en tête. Cette dernière n’a que peu d’intérêt si ce n’est de drainer une bonne partie des touristes arrivés à Cagliari et souhaitant s’établir dans un coin aux plages splendides. C’est bien évidemment le cas, les plages sont belles ! Mais elles sont aussi très peuplées, même à la mi-septembre et le littoral environnant ne présente pas grand intérêt, que ce soit du côté de Villasimius ou du côté de la Spiaggia del Riso. Il faut une fois de plus s’éloigner un peu, trouver de jolis petits coins.

Le petit coin en question, c’est une plage située sur le Capo Carbonara, à deux pas de la zone miliaire ! Face au rocher de Sant’Elmo et calée au bout d’une route sans issue, bordée d’une vieille bâtisse, c’est un petit havre jusqu’auquel peu de touristes vont à cette époque. Autrement dit, on s’y sent bien mais attention, les places à l’ombre sont peu nombreuses et ça cogne sacrément fort dans cette belle anse protégée.

Si en aucun cas je ne vous conseillerai la Costa Rei, il y a bien quelques coins sympathiques, sauvages et authentiques qui traînent dans cette région et il faut absolument s’y arrêter en faisant fi de quelques horreurs d’urbanisme… Mais après tout, n’est-ce pas le lot de la Sardaigne toute entière ? Sur la côte est, de vieilles usines désaffectées, sur la côte ouest une urbanisation galopante, dénuée de charme et de respect pour la beauté sauvage de l’île. Dépêchez-vous d’aller y faire un tour avant qu’il ne soit trop tard.

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