Italie du Sud – Entre soufrière, ruines et petite île

Dernier jour à Naples et une question se pose : que faire ? Retour à Herculanum, balades supplémentaires dans Naples ou toutes nouvelles choses ? Alors on survole le guide, on feuillette certaines pages et soudain on tombe sur la description des îles du golfe. Elles sont trois : Capri, Ischia et Procida. Capri est la plus touristique, Ischia la plus grande et donc la plus bâtie… éliminées d’office. Reste donc Procida, trop petite pour être très touristique, trop petite pour être envahie par les complexes hôteliers, voilà une destination idéale toute trouvée.

Le métro nous emmène donc vers Pozzuoli, point d’embarquement le moins cher du golfe pour aller à Procida, l’occasion parfaite de découvrir la banlieue napolitaine, plus qu’à moitié décrépie dès qu’on s’éloigne des artères principales où les restaurants à touristes abondent. Premier arrêt à la Solfatara, petit cratère volcanique en pleine activité… Des cendes, du souffre, un soleil de plomb, une vieille installation pour prendre des bains de vapeur et une odeur pestilentielle : voilà les ingrédients de cette caldeira de 800 mètres diamètre que l’on parcourt en faisant attention aux points chauds, aux jets de souffre et aux bains de boue portés à ébullition ! Au delà du côté « bout du monde » de cet endroit, on reste sans voix en voyant des maisons et un camping construits sur les bords et même directement dans le cratère… quel bonheur que cette odeur d’œufs plus que pourris en permanence.

Deuxième arrêt : l’Anfiteatro Flavio, tout simplement l’un des plus grands d’Italie et qui pouvait accueillir jusqu’à 20000 personnes ! Son mur d’enceinte, bien que sérieusement abîmé, reste imposant et impressionnant tandis qu’on en fait le tour en cherchant l’entrée de l’arène…Mais le plus beau se situe en-dessous… à voir absolument.

Splendide, tout simplement. Mais le bateau nous attend, quelques dizaines de minutes de traversée sur un pont baigné de soleil et Procida qui se profile à l’horizon… et le plaisir des yeux, une sorte de béatitude qui baigne le corps tandis qu’on découvre ce petit bout de paradis.

Et après un rapide (et bon) déjeuner sur le port, direction es ruelles de la ville et l’île tient toutes ses promesses. L’adresse en question :

  • Il Cantinone, 55-58 Via Roma, Isola di Procida

Et la vue depuis le sommet de l’île est tout simplement folle. Bonheur.

Une après-midi entière à déambuler de ruelle en ruelle, de bout de maison en bout de maison et de point de vue en point de vue, il était de temps de repartir, à contrecœur, vers Naples… Il était d’ailleurs temps de quitter Naples pour se diriger vers l’autre côté de l’Italie. Vivement demain. Oui, encore.

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