Koh Lanta, Koh Muk, Koh Ngai – petits bouts de paradis

Depuis Sukhothai, plusieurs options s’offraient à moi pour rejoindre le sud de la Thaïlande, deux à dire vrai : le bus ou l’avion, le très peu cher et le nettement plus cher… N’ayant que deux semaines de congés, le choix de l’avion a été tout naturel et en deux sauts de puce avec des vols pas chers, Sukhothai – Bangkok / Bangkok – Phuket, j’étais arrivé aux portes d’un petit bout de paradis : la mer d’Andaman. De Phuket, je ne garde à dire vrai aucun souvenir, si ce n’est celui du transit aéroport – hôtel (il y a des taxis officiels, peu chers, ne vous laissez pas baiser par les rabatteurs, j’insiste !) puis celui de l’hôtel vers le port, destination Koh Phi Phi puis Koh Lanta. Il paraît que quelques plages valent véritablement le détour mais je n’avais pas vraiment envie de m’éterniser sur place, même combat pour Koh Phi Phi d’ailleurs, très chère, visiblement fréquentée par beaucoup de monde même en basse saison… J’y reviendrai peut-être un jour, qui sait !

Un bon paquet de voyageurs débarqués, la route continue vers Lanta, grand bout de terre n’ayant rien à voir avec l’émission éponyme, enfin si, le nom… puisque le tournage de la première émission s’est déroulé à proximité, sur une île portant un tout autre nom (moins vendeur à priori) ! Bref. On s’en fout. L’arrivée à Lanta Town confirme qu’il ne sert trop à rien d’y rester, aussi prend on une sorte de triporteur hautement dangereux pour l’une des plages du milieu de l’île, un peu plus calmes que celle du nord tout en étant moins paumées que celle du sud. L’équilibre, en somme. Trois jours passés sur place au final, dans un hôtel avec piscine alors même qu’avant le départ je me demandais bien à quoi pouvait bien servir une piscine dans un tel lieu…

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Si la plage faisant face à l’hôtel a des airs de paradis, ce n’est malheureusement pas le cas, comme sur tout Lanta d’ailleurs : à marée basse, les rochers font place au sable et la plage n’est que difficilement praticable… Dommage et autant pour le farniente, aussi ai-je passé une partie de mes journées en vadrouille !

Première vadrouille du nom en direction du sud de l’île, du côté du parc national qui en occupe une bonne partie. C’est d’ailleurs le seul endroit de l’île où l’on peut trouver une véritable plage dénuée de cailloux à marée haute ou basse ! Et quelle plage… l’endroit est paisible, surmonté d’un phare puissamment photogénique et seuls quelques singes un poil truc curieux et habitués à la nourriture facile égaient le coin. On resterait bien là quelques heures à ne rien faire. Dont acte.

Après une journée de farniente et une autre à sillonner l’île en scooter, la dernière fut finalement celle de la révélation avec une excursion en petit groupe, direction Koh Muk et Koh Ngai, deux des petites îles situées à proximité de Lanta. La première est bien connue pour une grotte accessible uniquement à marée basse et que l’on traverse dans le noir le plus complet jusqu’à déboucher sur une sorte de mini plage intérieure, planquée au fond d’un gigantesque trou ! Sensations fortes garanties en nageant tant bien que mal dans le tunnel avant de déboucher dans ce petit coin de paradis où règnent les moustiques et où naguère les pirates venaient déposer leurs prises !

Sur le chemin de l’étape suivante, on croise régulièrement de grands bouts de roches érodés, les fameux pains de sucre que l’on peut observer à foison un peu partout sur la côte de la mer d’Andaman, célébrissimes même si l’on se souvient d’un épisode de James Bond plus particulièrement. Certains de ces petits îlots abritent de grandes colonies de chauve-souris et aussi quelques êtres humains de passage dans les cahutes accrochées au pied des falaises.

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Étape suivante, l’île de Koh Ngai, dépourvue en grande partie d’électricité et d’eau courante, sorte de paradis de carte postale qui m’a donné envie de rater le bateau. Eau translucide, pains de sucre au loin, long tail boats flottant négligemment et petits crabes se baladant à la vitesse de la lumière sur le sable ! Repartir ?

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On est bien là à se faire câliner par le soleil, à aller faire trempette quand soudain on remarque une espèce de masse nuageuse du côté du continent. Pas des nuages, non, une masse nuageuse. Grise. Noire presque. C’est qu’on aurait presque oublié que la mousson approchait… Branle-bas de combat, tout le monde au bateau et vogue le long-tail boat ! Problème, la mousson est une énorme dépression aspirant à elle les plus hautes pressions situées au large. Autrement dit, dans l’espace entre Ngai et Lanta, ce fut l’enfer sur mer. Vent, vagues, pluie, paquets de mer dans la tronche et quelques vilains craquements du bois. Même nos guides ne rigolaient plus, ce qui était plus que significatif…

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Le paradis a failli avoir une vraiment sale gueule mais au bout de deux heures de paquets de flotte, nous sommes finalement sortis de l’entonnoir pour rejoindre l’abri procuré par Lanta. La mer était encore gentiment démontée mais l’équipage a commencé à se détendre avant de se remettre à sourire à quelques centaines de mètres du ponton. Bon. Drôle d’expérience… que je suis finalement content d’avoir vécue ! Après toutes ces émotions néanmoins, il fallait bien dire au revoir convenablement à Koh Lanta, ultime coucher de soleil ravageur et ultime balade en bord de mer une fois le soleil couché, en évitant prudemment les énormes bernard l’hermite (un faisait la taille de ma paume…) occupés à gravir la plage.

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