Italie du Sud – Les Pouilles, un petit tour du talon

Lendemain matin, après une nuit plus que salvatrice, la visite du centre historique de Lecce nous a pris quelques heures, tout au plus. Pas question de s’éterniser dans une ville même s’il faut bien avouer que celle-ci est magnifique et riche de monuments en tous genres, de l’ancien au très ancien en passant par le moyennement ancien (voilà qui couvre une plage plus que millénaire). Car une fois de plus, nous avons eu les yeux presque plus gros que le ventre et c’est tout simplement le tour du talon de la botte qui nous attend. Mais au fait, on a dormi là (et c’était plus que bien) :

  • Anfiteatro B&B, 51 Via XXV Luglio, Scala C, 3 piano, Lecce

Après l’effervescence de la soirée, la ville semblait dans tous les cas endormie et d’un calme presque suspect… mais tellement appréciable ! Peu de visiteurs, beaucoup de rues vides et la voiture qui s’extrait au final sans peine du centre-ville pour tracer au plus vite vers la côte. Dans la ligne de mire, San Cataldo puis Otranto, Leuca et enfin Gallipoli avant de filer dormir à Taranto. Un vrai tour du talon je vous dis…

Autant la côte entre Bari et Ostuni nous avait laissés relativement sans trop d’émotions, autant dès Rocca Vecchia, l’œil est sollicité de toutes parts et se prend un déchaînement de beauté à chaque virage. La route est splendide, les falaises qui bordent l’asphalte à gauche de toute beauté et on s’arrête au final régulièrement pour savourer la chaleur et le vent violent qui balaie cette côte escarpée. Pour un peu on se croirait de nouveau au Gargano, si ce n’est que tout est ici terriblement plus aride et arasé.

Otranto pointe le bout de son nez, l’eau turquoise avec. La ville n’a pas grand intérêt si ce n’est d’offrir un joli nombre de plages, une eau cristalline et quelques ruelles mais avec nettement moins de charme que Locorotondo, sans même parler de Vieste. Il faut dire aussi que la ville n’a pas tout à fait le même gabarit et est plus fortement marquée par l’activité touristique en pleine ébullition. Alors on reprend la route, décidément la plus belle chose de ce bout du bout de l’Italie ! Quels paysages ! Difficile de rester concentré sur la route tant le regard était attiré ailleurs.

Un pique-nique au sommet d’une falaise (encore un) plus tard, on se retrouve plus bas sur la carte, à Santa Cesarea Terme, ville de termes comme son nom l’indique et nous avons longuement hésité à tester cette petite crique encastrée dans la falaise. L’argent coule ici à flots et les tarifs s’en ressentent, alors on a profité de la balade et finalement repris la route pour Leuca et le reste de cette côte sublime.

Nous ne verrons au final pas Gallipoli, trop de monde, trop d’embouteillages et encore pas mal de route à faire. Alors direction la mer et la côte sauvage en direction de Taranto pour une baignade bienvenue en cette fin d’après-midi. Et tant pis pour Gallipoli, on reviendra en basse saison car il paraît que son centre-ville est splendide.

Taranto pour la nuit et la matinée à venir avant de revenir à Lecce, petite erreur de réservation d’hôtels oblige… l’occasion de passer une dernière journée au bord de l’eau mais aussi dans l’eau avant d’attaquer le retour vers Naples et les derniers jours avant le retour au quotidien. Vivement demain ? Non, on aurait plutôt envie de dire « please, rewind ».

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