Italie du Sud – Balades dans Naples…

Avec beaucoup de retard, j’ai envie de parler d’Italie du Sud, de ces dix jours magnifiques passés en parfaite compagnie entre Naples et les Pouilles, road-trip ensoleillé gorgé de saveurs typiques de ce coin du monde que je vénère depuis qu’on m’a fait y prendre goût.

Naples tout d’abord le temps d’un weekend à peine prolongé, une ville que j’ai toujours traversée sans vraiment m’y arrêter, passant comme un coup de vent de l’aéroport à la place Garibaldi et sa gare centrale, direction plus au sud dans l’ex-belle-famille. Cette fois-ci, place Garibaldi de nouveau mais la traversée se fait dans l’autre sens. Direction le vieux Naples et l’hôtel réservé là pour ces quelques jours de découverte. Garibaldi et les boulevards qui débouchent sur la place grouillent de monde, de vendeurs ambulants, de touristes un peu paumés tandis que nous progressons pas à pas vers le centre historique ! Pas besoin de s’arrêter pour discuter, ça chante un peu partout autour de nous, je me suis replongé avec délectation dans une langue que j’aime tant prononcer et entendre. Il y a même trop de monde en fait en ce mois d’août… tellement qu’on suffoque, qu’on cherche les zones plus calmes, tout autant habitées mais moins fréquentées des touristes qui s’agglutinent à certains endroits. On se sent alors bien mieux à déambuler dans les ruelles noires de la ville.

Alors on se dit que Naples, c’est sale, assez sale, mais c’est au final tellement vivant et bourré d’énergie qu’on n’y prête pas garde et je me dis qu’au final, j’aime bien cette crasse. Je n’ai pas aimé Vienne, je n’ai pas adoré Singapour alors qu’au contraire j’étais tellement bien à Porto, à Naples ou à Kuala Lumpur : ça vit, ça gueule, ça chante, c’est un peu décati mais ça me parle tellement plus qu’un bitume nettoyé au laser et des avenues tristement droites.

Du coup on continue la balade, on pénètre sous les porches et sous les portes entrouvertes pour découvrir ce qui se planque derrière : de superbes courettes endormies, quelques touches de verdure mais aussi de belles galeries, monumentales.

Naples, c’est aussi une ville où les églises se comptent sur les doigts d’une famille nombreuse, on en croise presque à chaque coin de rue et si toutes ne méritent pas une visite, on y jette toutefois un oeil… on ne sait jamais…

Toujours est-il qu’au bout d’un moment, on a envie de voir autre chose que ces ruelles alors direction le Castel dell’Ovo pour se prendre une petite claque maritime et trouver quelques bonnes adresses de restaurants au niveau de la marina de Borgo Marinario. C’est beau, c’est touristique à mourir mais en cherchant bien, on trouve quelques bonnes assiettes sans se faire assassiner niveau porte-monnaie. D’ailleurs, en voilà deux :

  • La Scialuppa, 4 Via Borgo Marinario (un peu cher, mais très bon et posé sur l’eau)
  • Ristorante Trattoria da Patrizia, 24 Via Borgo Marinario (moins cher, plus « brut » mais carrément délicieux)

Direction le sommet de Naples maintenant du côté du Castel Sant’Elmo (fermé pour le coup) et retour au soleil couchant à travers cette colline en train de s’endormir tandis que la ville s’éveille en contrebas.

Et ce qu’on aperçoit, arrivés en bord de mer, c’est le gardien du golfe, son bourreau aussi, il Vesuvio…

Vivement demain…

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