Italie du Sud – Matera, retour à Paestum et côte Amalfitaine

Dernière journée et un départ matinal pour vite se diriger vers la côte est… On avait toutefois prévu un petit arrêt à Matera, ville non plus située dans les Pouilles mais en Basilicate. Son intérêt ? Les Sassi, des habitats troglodytes réputés mondialement et classés à l’Unesco. Unesco. Disney… Oui, une fois de plus ! On remarque d’emblée les rabatteurs en scooter, les petites échoppes pour touristes et autres parkings aux tarifs affolants. Par conséquent, on s’est simplement baladés dans la ville, on est descendus jusqu’au point d’entrée des Sassi et on a finalement rebroussé chemin. Dommage, on m’a récemment dit que la visite valait très clairement le coup d’œil. Là-aussi on reviendra, hors-saison.

Le paysage en Basilicate est dénudé, tout comme dans les Pouilles, avec des séquelles d’incendies plus ou moins maîtrisés visibles un peu partout…

Mais la route est longue, alors on trace en direction de Potenza, une ville sans intérêt d’ailleurs et qui nous a servi de stop autoroutier !

On a au final tellement bien roulé qu’une opportunité s’est offerte à moi : revoir Paestum. Située à deux pas d’Agropoli et plus spécifiquement de Omignano, là où réside une bonne part de mon ancienne belle-famille, ce site archéologique est l’un des plus fameux de l’Italie et est pourtant relativement méconnu. Appelée Poseidonia du temps des grecs, cette zone en splendide état abrite trois temples imposants dont l’on peut s’approcher pour peu qu’on arrive assez tôt, ce qui n’était pas vraiment notre cas…

Du coup on a déambulé autour des temples et savouré un dernier verre tandis que le soleil se couchait et que quelques gouttes arrosaient le jardin autour de nous.

A Salerno, l’activité battait son plein à notre arrivée et pour cause, c’était tout simplement veille de 15 août, le fameux ferragosto italien, si cher à leurs cœurs ! Beaucoup de bruit autour de l’hôtel, des clopes fumées sur le balcon et un room-service qui ramène un peu de vin… Drôle de soirée avec un début d’amertume en bouche car l’avion du retour avait soudain l’air terriblement proche, et pour cause.

Alors le lendemain matin, avant de filer à l’aéroport, on s’est dit qu’il fallait profiter du calme très relatif de l’Italie en ce jour saint et parcourir la fameuse côte amalfitaine. Escarpée, à flanc de montagne, tortueuse, plus que tortueuse voire terriblement tortueuse et dangereuse, la route qui serpente entre Salerno et Positano en passant par le fameux village d’Amalfi est d’une beauté à couper le souffle bien que le ciel se soit chargé dans la nuit. On finit à Sant’Agnello après quelques heures de route, le corps quelque peu usé par les virages successifs mais le spectacle en valait la chandelle.

Retour à l’aéroport de Naples en faisant une dernière fois le tour du Vésuve, on se plante sur la route en repartant vers Bari (ahah), dernier plein d’essence et pique nique à l’arrache, on prend un dernier verre en terrasse alors qu’il fait 30°c dehors… on ne sait pas encore qu’il pleut à torrents et qu’il fait 15°C à Paris. Un 15 août. Magnifique. C’était tout simplement terrifiant ce retour mais le souvenir de ces 10 jours passés dans mon pays de cœur reste encore vivace et enveloppé d’un joli brouillard de bonheur. Vivement le prochain séjour en Italie, je ne m’en lasse décidément pas, de ce pays.

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