Java – le centre ville de Yogyakarta

Lors de la constitution de l’itinéraire indonésien, les volcans m’ont fait de l’œil : Bromo, Ijen… La balade semblait évidente et toute tracée mais la logistique avait l’air quelque peu complexe à mettre en œuvre et surtout sa fiabilité n’était pas garantie ! D’un côté, faire tout moi-même, avec les aléas que cela peut générer. De l’autre, l’utilisation d’un tour organisé avec hôtel dégueu et entassement dans des minibus pendant 10 heures à la clé. Dernière alternative : payer très cher pour un tour privé. Très cher. Il fut donc décidé de ne pas aller voir les volcans pour cette fois-ci et de se concentrer sur Yogyakarta (prononcer Djodja) pour ce premier aperçu de l’Indonésie et de Java. Le prochaine fois, je me ferai un voyage / roadtrip spécial volcans !

Au fil des deux journées et demi passées sur place, j’ai eu l’occasion de me faire un avis plutôt complet sur cette ville et la conclusion est que je l’aime beaucoup et que j’aime beaucoup les javanais en général. Adorables, souriants et très souvent sincères malgré l’aspect touristique de cette ville qui est le cœur culturel de Java. Il y a bien évidemment des rabatteurs pour vous emmener dans tel ou tel atelier de batik, il y a bien évidemment des arnaqueurs, comme partout à dire vrai ! La différence, avec Java, c’est que votre refus de suivre / acheter / se faire niquer comme un gros touriste de base sera accepté tel que. Pas de harcèlement, un non avec un sourire et puis s’en va. De même, le fait de ne pas accepter un tarif à 50 fois le tarif local ne sera pas mal accepté et on vous considérera même mieux puisque vous serez sortis de la cage « pigeon » dans laquelle nombre de touristes se complaisent, se disant que de toute façon le tarif est misérable par rapport à leur niveau de vie réel. Oui, mais non. Bref : Djodja est agréable à vivre en tant que touriste pour cette raison principale : on accepte que vous ne souhaitiez pas vous faire baiser même si on essaie de vous entourlouper, évidemment.

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Djodja abrite quelques jolies ruelles dans le quartier du Kraton. Le reste de la ville est une ville d’Asie du Sud-Est, à savoir moderne, sans grand intérêt et avant tout fonctionnelle ! Il n’y fait donc pas particulièrement bon vivre mais l’ambiance générale autour du Kraton est agréable. La rue touristique principale, Jalan Maliboro, est à mon sens dénuée d’intérêt même si elle concentre une grande partie des hébergements et restaurants. Beaucoup de touristes, beaucoup de monde en général : c’est pratique mais il ne sert à rien de s’y attarder. On pourra en revanche éventuellement aller faire un tour du côté des petites ruelles qui la bordent à l’ouest. Même combat pour ce qui est des autres grandes artères qui entourent le Kraton : il ne faut les emprunter qu’en becak (prononcer batchak), ces espèces de vélos à trois roues qui vous emmèneront d’un bout à l’autre de la ville pour pas cher. N’oubliez pas de négocier un minimum… même si le taux de change est nettement en votre faveur – sauf si vous êtes riches et que vous vous en branlez, bien sûr.

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On commence la balade touristique avec le principal monument de la ville : le Kraton. Il s’agit donc du palais du Sultan, homme encore très influent dans la vie locale et même dans la vie politique générale de Java. Le palais est ouvert tous les matins au public et aux touristes qui peuvent ainsi en découvrir une bonne partie. L’après-midi, le palais est réservé à son propriétaire et à sa cour. Le palais est constitué de différents pavillons et bâtiments dans et autour d’une grande cour centrale. Des joueurs de gamelan s’entraînent quotidiennement et jouent des représentations au Sultan ou au public en fonction des occasions. Les gardes du Sultan sont un peu partout et logent sur place ; le fait de faire partie de cette garde étant un réel honneur. Au fil de la balade, on passe d’une salle à l’autre, découvrant la longue histoire des sultans qui se sont succédés et ont joué un rôle parfois majeur dans l’histoire du pays. La visite est intéressante à plusieurs titres et quelques salles et ambiances valent vraiment le détour.

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On continue avec une petite balade dans les ruelles entourant le Taman Siri Water Palace sur lequel je reviendrai plus tard. N’hésitez pas à vous faire accompagner dans ces ruelles car il est bien facile de s’y perdre ! Cela permet en tout cas de trouver notamment la fameuse mosquée souterraine, singulière et bien déserte. Les ruelles sont aussi plaisantes et donnent sur la place du marché et sur une ancienne bâtisse, totalement abandonnée et depuis laquelle on aperçoit les bassins du Sultan.

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Dernière escale à Djodja, le Taman Siri. Il s’agit des anciens bains du Sultain et leurs multiples bassins, fraîchement restaurés et donc en parfait état par rapport au reste de la ville ! On y découvre donc un double bassin, réservé aux femmes et enfants du Sultan. De l’autre côté du petit bâtiment où le Sultan pouvait se reposer et accueillir ses proches, un autre bassin : celui des maîtresses. En montant dans les étages, on se rend compte que le Sultan pouvait observer discrètement l’un ou l’autre bassin. Hum.

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Vous l’aurez compris, cette ville recèle quelques merveilles en son sein et présente un bel équilibre entre tourisme, vie quotidienne et cœur culturel et économique. Une vraie bonne découverte et un coup de cœur pour Java et ses habitants, voilà qui donne envie de revenir, plus longuement, pour sillonner l’ensemble de l’île et gravir ses volcans, Bromo et Ijen en tête puisque la semaine prochaine, vous verrez que je n’ai pas vu que le centre Djodja mais également les deux temples / monuments qui font une grande partie de sa renommée !

Où dormir à Yogyakarta ?

Dormir chez Bamboo Bamboo Homestay. Joli coin, joli quartier, jolies chambres, bonne situation géographique, très belle maison et personnel aux petits soins. Seul défaut : le muezzin de la mosquée située juste à côté ! Mais ce sera partout pareil sur Java, à moins de dormir dans de gros hôtels sans saveur et aux murs épais – si ça existe en Indonésie ceci dit.

Où manger à Yogyakarta ?

Pas mal de restaurants dans le quartier et dans la rue Jalan Prawirotaman. On a mangé tous les soirs ou presque chez ViaVia : bouffe honnête voire bien bonne, bière pas chère, quelques plats du jour vraiment très bons et service agréable. Terrasse ouverte agréable à l’étage. Quelques concerts le soir de temps en temps. Un bon coin pour manger de manière générale, le quartier est agréable !

Où boire un verre à Yogyakarta ?

Clairement au bar Water Palace quelque chose, situé à quelques pas du Water Palace, en bordure de la place du marché moderne. Maison familiale, ambiance paisible, patron photographe impliqué dans la vie du quartier, fruits et jus de fruits délicieux ! On peut également y manger. Comme je ne retrouve pas le nom, voici la géoloc qui va bien.

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3 Commentaires

  • Merci pour ces conseils. En revanche, il m’est de plus en plus insupportable de lire des recommandations comme les vôtres sur le marchandage : c’est indécent de payer un billet d’avion si cher pour ensuite négocier l’équivalent de 50 cts ou 1€ (voire 2 ou 3) auprès des gens de la rue et, pire, de jouer les baroudeurs parce qu’on a payé le prix le plus bas (on n’a fait que profiter d’une concurrence sauvage pour payer le moins cher possible, quelle indécence). Les richesses, ca se partage, a fortiori avec des gens qui ne sont pas avares des leurs. On peut accepter de payer un plus cher avec le sourire, on en profite déjà largement, et ce ne serait que justice qu’à terme, les occidentaux soient un peu plus à égalité, en termes de pouvoir d’achat, avec les pays du sud, non ?!! Allez, on n’est quand même pas à 1€ prêt avec la dame qui vend ses paréos sur la plage, et tant mieux si elle peut faire un peu de marge pour légèrement améliorer son quotidien. Le chemin est encore long avant qu’elle puisse prendre des vacances en France…

    • Merci pour ce retour et merci aussi de ne pas présumer de mon attitude en général en voyage. Je ne suis pas un « baroudeur » parce que je négocie, je ne suis pas un baroudeur tout court d’ailleurs, je suis un touriste, comme tous ceux qui quittent leur pays pour aller en visiter un autre.

      Je n’ai strictement aucun problème à payer 5 fois le prix local, parce que je suis un privilégié qui voyage, soyons bien clairs là-dessus. En revanche, que l’on veuille me faire payer 50 fois le prix m’agace fortement, oui. Ne pas gratter comme un rat parce que oui je suis là et j’ai donc certains moyens, ne pas me faire plumer comme un con non plus. Il y a un entre deux et c’est que j’essaie de faire.

      On pourra dire que c’est hypocrite et ce sera sûrement un poil vrai mais on pourra dans ce cas passer son chemin et laisser chacun voyager à sa sauce sans juger.

      Bisou.

  • J’adore ce « reportage » de Jogja, les photos sont magnifiques!
    Il me sera très utile si je retourne à Java 😉

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