Crète – randonnée en boucle entre Skafia, Anopoli et Loutro

Pour la première journée du dernier tiers du voyage, je me suis dit qu’une belle randonnée en boucle ne serait pas un mal et j’ai choisi le parcours n°26 du Rother, avec une modification du point de départ tout de même afin de coller au mieux à mes contraintes de logement. Disons que je préférais me coltiner l’ascension en début de randonnée plutôt qu’à la toute fin… !

Alors me voilà à Chora Skafion pour garer la voiture, payer le parking pour la journée. On ne se reverra que le soir même car pour le moment, direction (ou plutôt retour…) vers Anopoli dont j’étais parti une vingtaine de minutes plutôt tôt avec ma voiture de loc’… Logique, quand tu nous tiens.

Or de question bien sûr d’emprunter la route plus de quelques minutes, l’objectif est justement d’emprunter l’ancien chemin qui était utilisé quotidiennement par les villageois quand la route n’existait pas encore. Tout simplement. On découvre d’ailleurs au bout d’une courte marche le fond de la gorge d’Anopoli, avec des restes de murs de soutènement et de l’ancien chemin.

La randonnée consiste à partir de là à gravir la montagne de Anopoli, au gré d’une jolie petite gorge bien resserrée et ludique, offrant quelques passages de crapahute, de grimpette et d’escalade. Les chèvres sont légion dans le coin et se moquent bien évidemment de nos piètres capacités de franchissement.

Petit à petit, l’horizon se dégage tandis que le ciel, lui, se couvre. Cela tombe finalement assez bien car il fait bien chaud déjà et la végétation est rare à dans ce coin de la Crète. On atteint enfin le village de Anopoli, que l’on traverse tranquillement jusqu’à sa plage centrale. La seconde partie de la boucle nous tend les bras.

Le centre historique de Anopoli est en réalité situé dans une espèce de petite cuvette / semi-plateau d’altitude avec d’un côté les plus hauts sommets des Montagnes Blanches et de l’autre une excroissance rocheuse qui tombe abruptement dans la mer. Au sommet de cette excroissance qui marque la frontière entre la « montagne » et la côte sud aride, il y a la petite église de Agia Ekaterini. Ne la ratez pas avant d’amorcer la descente…

La descente, justement, est longue, très longue ! Interminable, presque. Certains passages sont gentiment glissants et il faut bien resté concentré pour éviter la dégringolade dans le thym sauvage. Gare aussi à quelques petits serpents tout à fait inoffensifs qui se baladent ici et là, se dorant la pilule au soleil. L’avantage toutefois de cette longue descente, c’est qu’on bénéficie d’une vue plongeante sur le village de Loutro… et ça, on ne s’en plaint clairement pas !

Par ce temps gris, les façades blanches de ce village enclavé auquel on ne peut accéder qu’à pieds ou en bateau resplendissent, redonnant de la lumière au maquis un peu triste de ne pas être brûlé par le soleil ce jour-là. Au vu de la température, je ne me plains pas trop mais mon appareil photo était un peu moins heureux de la luminosité…

Le village de Loutro ne vit en tout cas que pour le tourisme ou peu s’en faut. Les restaurants et échoppes sont innombrables, avec quelques hôtels également. Je n’ai pas été particulièrement fan de cette ambiance mais le village en soi a un charme fou si on ne regarde pas de trop près. Je n’ose imaginer la foule en saison. Pas ma came. Mais c’est beau, hein.

On aborde désormais la dernière section de la randonnée, côtière uniquement et faite de menues montées et descentes, plus ou moins exposées et toujours au plus près des flots. Derrière nous, Loutro disparaît peu à peu, comme une sorte de petit village rêvé, tandis que des criques diverses et variées invitent à la baignade en contrebas du chemin. Quiétude.

On dépasse le Cape Pounta et sa chapelle Timios Stavros pour découvrir l’un des clous de cette côté sud : la plage de Sweet Water Beach ! Une source d’eau douce y déboule de la montagne, plutôt des immenses falaises qui la surplombent. Quelques arbres ont pu s’y développer, offrant une ombre bienvenue quand le soleil cogne.

Un petit restaurant, chou au possible, est perché sur le rocher qui dépasse des flots tout à l’ouest. L’endroit est un peu peuplé mais pas tant que ça car assez difficile d’accès malgré tout. Quelques bateaux accostent ici sur le chemin entre Skafia et Loutro mais on s’y sent bien et la plage est aussi connue pour son camping plus ou moins sauvages et ses naturistes pas du tout planqués. Bref : on est bien et on en profite pour se baigner de nouveau, en adoptant les mœurs locales évidemment.

Le soleil est revenu qui plus est ! Mais le temps file vite et il est temps d’aborder la dernière portion de randonnée menant à la route d’Anopoli. Un peu exposée et joliment creusée dans la falaise, la piste débouche dans une épingle où séjournent les voitures des campeurs et des quelques visiteurs. On rentre alors tranquillement le long de la route jusqu’à Skafia…

La journée est terminée, la randonnée aussi. Je récupère ma voiture sur le parking de Skafia. Après la journée de roadtrip, elle a eu le temps de se reposer et mes jambes se sont quant à elles réveillées sur ce beau parcours, première belle boucle dans la région de Anopoli ! Et dire que le meilleur était encore à venir…

La carte de cette journée :

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