Canaries – La Palma – Jour 3 – les côtes nord et nord-ouest

Après une journée à manger des bouts de volcans et user les semelles des chaussures sur la lave durcie, l’envie de découvrir une nouvelle facette de l’île de La Palma s’est faite sentir. Le programme était tout trouvé : se balader sur les côtes nord-ouest et nord de l’île, à travers plantations, jardins et zones sauvages seulement desservies par un menu ruban de bitume tentant tant bien que mal de faire le tour de l’île et des parois de l’imposante caldera de Taburiente.

Depuis El Paso, la route s’enfonce de nouveau quasiment jusqu’au port de Tazacorte mais bifurquer sur l’autre versant du barranco. Pas d’autre choix que de monter tant bien que mal les parois particulièrement escarpées. On passe rapidement de plusieurs centaines de mètres d’altitude au niveau de la mer et rebelote de l’autre côté pour rejoindre le mirador El Time où une pause s’impose. Il serait dommage de rater les lieux, même avec à contre jour.

Après cette course pause, direction Las Tricias, dans la région agricole du nord-ouest, pour arpenter une belle randonnée peuplée de dragonniers et d’antiques grottes anciennement habitées et marquées par les guanches, le peuple d’origine des Canaries. Après avoir quitté le village, le parcours (numéro 27 du Rother) s’engage à travers les amandiers en fleurs et descend tranquillement puis vivement à travers champs, zones escarpées, slalomant entre les habitations de plus en plus reculées et idylliques. Le point d’orgue ? Les dragonniers, pardi. On est bien, là. C’est encore un nouveau visage de la Palma, paisible, que l’on découvre.

Non, le vrai objectif, ce sont bien les grottes de Buracas. En arrivant sur place, on peine à peu à dire vrai à se faire une idée de ce que pouvait être la vie sur place, malgré quelques reconstitutions et les pétroglyphes visibles ici et là pour peu que l’on prenne le temps d’observer. Impossible de dire si l’endroit est vieux ou récent. Le fait est qu’il est pluri-millénaire.

Après une remontée un peu éprouvante mais largement faisable, je reprends la route vers un village bien particulier : Santo Domingo de Garafia. Bienvenue au bout de La Palma ! Ambiance paisible, vieilles rues et église dotée d’une belle cour, le temps semble s’écouler nettement plus lentement ici et ce n’est pas pour me déplaire pour digérer la randonnée et me restaurer des douceurs fruitières locales.

Autre endroit, autre escale alors que la journée avance plus vite que prévu et que la perspective d’une seconde belle randonnée s’estompe peu à peu. Je fais le choix de m’arrêter sur le double site archéologique de la Zarza et la Zarzita. Il s’agit là de deux sites majeurs couverts de pétroglyphes, avec un petit musée explicatif et un joli parcours en forêt menant justement aux deux ensembles de grottes recouvertes de marques millénaires. La Palma de manière générale est truffée de ces gravures sur pierre et il en reste encore des milliers à découvrir, si d’aventure vous vous perdez en forêt et souhaitez rendre utile cet égarement.

La suite, c’est la recherche d’une piscine pour faire trempette en fin de journée. Plutôt, c’est l’enchaînement de jolis points de vue – euphémisme – sur la côte nord faisant la jonction entre le site de la Zarza et la ville de Barlovento. Route fabuleuse, escale splendide dans le petit village reculé de Franceses (devinez d’où vient le nom !) et arrêts obligatoires sur les quelques miradors disposés ici et là de part et d’autre du bitume. La côte nord de l’île de La Palma est assurément sauvage, difficile d’accès, mais quelle beauté !

Chose promise, chose due : piscines ! Me voici à La Fajana, tout au nord-est de l’île, à quelques encâblures de Charco Azul où j’étais le premier soir. La boucle est bouclée avec une nouvelle piscine, vraiment plus agréable même si pour le grignotage du soir, je suis tout simplement retourné au bar Charco Azul. Les sardines grillées et la bière brassée localement y étaient encore une fois à tomber par terre.

Décidément, la Palma, en plus d’être en forme de cœur, fait fortement battre le mien. Décidément, je regrette de ne pas y avoir passé plus de temps alors même que je n’en suis pas parti !

La carte de cette journée de roadtrip sur La Palma :

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