Pour cette seconde journée du retour à La Gomera, j’ai choisi un autre classique de la randonnée sur l’île : la boucle des Roques, un grand parcours traçant un cercle autour du coeur extrêmement photogénique de l’île, à savoir les grandes roches volcaniques qui font comme d’immenses tétons et bosses à l’île : Roque de Agando, Roque de la Zarcita et Roque de Ojila. Les Roques, donc.
J’en gardais un superbe souvenir, m’étant arrêté là à plusieurs reprises lors de mon premier séjour, parcourant aussi une jolie randonnée passant par le village de la Laja mais je crois que je n’étais pas vraiment rassasié, d’autant plus que la météo à l’époque n’était pas fameuse. Or, là : grand beau ! Depuis Alajero, direction l’embranchement entre la GM-2 et la CV-14.
La voiture garée sur le menu parking, la randonnée commence d’abord en longeant la route à travers la forêt sommitale de la Gomera. Pas forcément le coin le plus calme donc, surtout que le premier objectif est le superbe mirador de Los Roques, où tout le monde s’arrête (et moi le premier quand la lumière est belle !).
A noter toutefois, la randonnée offre déjà quelques vues dégagées et surplombantes sur les Roques, avant de déboucher sur la route où l’on peut faire escale sur les deux plateformes aménagées de part et d’autre de la crête, avant d’emprunter le sentier qui descend vers le Roque de Agando.
La tentation pourrait presque être grande à ce moment-là d’arrêter tout de suite le parcours de randonnée n°60 du Rother. Ce serait bête, mais c’est déjà si beau qu’on pense avoir tout vu et s’en être rassasié. J’emprunte néanmoins le sentier en descente qui rejoint le village de La Laja, arpenté quatre ans auparavant sous un ciel bien gris.
Les Roques sous un franc soleil ont une toute autre nature, gigantesques, éclatants et contrastant avec le bleu du ciel et le vert de la forêt partant à leur conquête, bien aidés par l’érosion. Il faut sans cesse se souvenir de regarder droit devant soi et de revisser la tête qui tend à tirer à gauche, avec le Roque de Ojila.
Arrive enfin le doux village de La Laja, toujours aussi adorable et séduisant, avec ses petites maisons enclavées au fond d’un beau et luxuriant barranco. Avec le Teide en point de mire, la capitale de l’île pas bien loin, on peut se demander si le meilleur coin de compromis ou paradis des Canaries n’est pas là…
Il est désormais temps de remonter la pente, de l’autre côté du cirque des Roques, à la recherche de nouvelles vues sur cet incroyable paysage de La Gomera. Une petite escale en bord de chemin et d’un lac de retenue fait office de coin parfait pour le déjeuner, avant d’avaler tambour battant les quelques 500 ou 600 mètres de D+, en plein soleil !
Le sentier est bien tracé, pas toujours évident avec quelques passages rocailleux ou glissants qui méritent un peu d’attention ; le tout étant très peu ombragé, à l’exception de quelques poches de pins qui permettent de profiter de la vue (et de la photographier) à l’ombre.
On arrive pour finir au mirador El Bailadero, où j’ai souvenir de m’être arrêté quatre ans auparavant pour apercevoir seulement un petit dixième de ce que j’ai aujourd’hui sous les yeux, du fait de la couverture nuageuse souvent persistante qu’il y a sur les environs du sommet de la Gomera.
Commence alors une belle marche ombragée sur la crête sommitale du cirque des Roques, bien à l’abri du soleil, avec le champ des oiseaux et le bruissement du vent dans les branches et mousses humides de cette forêt si particulière et fort justement classée et protégée.
Les Roques se cachent alors, pudiques ; ce sont les arbres et leurs frondaisons qui sont les stars, jusqu’à ce qu’un ultime point de vue – peu avant le retour à la voiture – ne se dévoile soudainement au gré d’une plateforme rocheuse naturelle. Une vue “parfaite”, réservée aux randonneurs. Que demander de plus…
Plus ? Ma foi… c’est possible ! Un petit tour de voiture en direction du mirador de Tajaqué et c’est la plus belle vue de La Gomera qui s’ouvre à vous. Tajaqué ? Non, il faut en fait marcher un peu à partir du parking, sur le petit sentier qui en part, côté est. Il rejoint une passerelle surplombant la route puis arrive à une première fenêtre végétale bien au dessus de Roque de Agando.
Est-ce fini ? Non ! Il y a encore un peu plus loin une plateforme aménagée sur un petit sommet, le mirador del Morro de Agando. Est-ce la plus belle vue de La Gomera et étais-je passé à côté lors du premier séjour ? Oui. Pour me rattraper, j’y reviendrai même le soir-même – avec quelques minutes de retard malheureusement côté soleil – pour me remettre une dose de sublime.





































Bonjour Vincent,
En faisant des recherches pour mon prochain voyage je tombe sur votre blog. Quelle chance! Me voilà convaincu de la destination de Gomera. Les randonnées ont l’air d’être de difficulté simple moyenne!? Des bâtons ou chaussures montantes de marché sont-elles nécessaires? Votre blog est super, merci d’avance de votre réponse.
Bonjour Sebastiano !
Ravi de savoir que le blog sert également de déclencheur pour confirmer un voyage / une envie ! Je reviens tout juste d’un nouveau séjour de 8 jours là-bas, les articles ne sont pas encore en ligne mais ça va venir, peut-être avant votre voyage (et il y aura cette fois des maps Strava avec la distance / la dénivelée) 🙂
Pour ce qui est des randonnées déjà effectuées, le premier séjour, c’était plutôt du simple, le second de la difficulté moyenne/moyenne+. Rien qui ne soit réellement difficile pour qui randonne déjà un peu.
A mon sens, les bâtons sont optionnels. Je les utilise pour ma part systématiquement depuis quelques années mais c’est plutôt pour préserver mes genoux (qui sont aussi pas mal sollicités par badminton/squash). Côté chaussures, j’ai des Quechua MH500 basses, donc du milieu de gamme Décathlon et ça va très bien.
Je vous conseille en tout cas d’acquérir le guide Rother de la Gomera (je vois qu’il est encore dispo chez Amazon notamment), c’est lui qui m’a servi de base pour toutes ces randonnées.