Canaries – La Palma – Jour 2 – les volcans de la Cumbre Vieja

Il est impossible d’aller à la Palma et de ne pas vouloir découvrir son caractère puissamment volcanique et plus encore, ses plus récents volcans, de véritables nourrissons à l’échelle géologique. La dernière éruption date de 1971 et le paysage du sud de l’île, adjoint de quelques kilomètres carrés supplémentaires à cette occasion, est d’une beauté minérale brute qu’il ne faut rater sous aucun prétexte.

A compter de son point milieu, l’île de la Palma est tranchée en deux par une verticale nord-sud comprenant la Cumbre Nueva et la Cumbre Vieja. Il ne faut pas s’y tromper, la première étant la plus ancienne… et la seconde la plus jeune, pardi ! On longe en tout cas ces deux chaînes massives sur une route perchée à une hauteur respectable. Les pentes plongent de manière particulièrement abrupte vers l’océan.

Me voici donc à l’entrée du parc des volcans de Teneguia. L’accès est payant et permet de visiter un petit musée assez bien fichu, en sus de donner accès au volcan San Antonio et à un point de vue dominant tous les alentours. Pas de bol pour moi aujourd’hui, cette seconde partie était close du fait d’un vent latéral plutôt violent ! Tant pis, je me contenterai donc du cratère impressionnant de ce volcan bien récent dans lequel, malgré tout, les pins des Canaries ont élu domicile.

Le parcours de randonnée (numéro 46 du Rother de la Palma, l’édition anglaise va être rééditée en 2017, jetez-vous dessus car lire l’espagnol sans le parler n’est pas toujours évident) qui part à côté du parking arpente en partie l’un des GR de La Palma. Je l’ai dit ailleurs mais je le redis : La Palma est un autre paradis du randonneur avec tout simplement 1800 km de sentiers bien balisés ! Le programme est simple : descente vers le rocher Teneguia et jonction avec le volcan éponyme avant de remonter à travers les vignes de malvoisie (vin doux naturel, délicieux à l’apéro !) sur les flancs d’un autre volcan et retour au parking.

Quelques heures de balade dans un monde minéral d’une violence à couper le souffle, à peine parsemé de quelques plantes et arbustes ras, balayé par les coups de vent et éblouissant de contrastes sombres. J’ai beaucoup d’amour pour les volcans et me retrouver sur leurs flancs est un moment toujours chéri, source de beaucoup de sourires. Il ne fait bien sûr pas trop bon s’attarder dans ces malpais impropres à la vie humaine mais tout de même, quelle rugosité, quelle rigueur, quel paysage !

Après cette grande bouffée de lave solidifiée et de scories, quoi de mieux qu’une autre bouffée de lave solidifiée ?! Direction, la pointe sud de l’île, au pied de ce récent pays maudit où rien ou presque ne pousse. Un phare y a été bâti à défaut d’y avoir poussé et les habitants de l’île y ont creusé des salines. Le sel de la Palma est d’ailleurs délicieux, avec un léger parfum procuré par la nature de ses bassins. L’endroit est une sorte de drôle de bout du monde, bien qu’un peu touristique avec son restaurant et son grand parking, point le plus austral de la route des Volcans, cette fameuse randonnée qui arpente l’île de son point médian à son extrémité salée.

Pas encore assez de volcans ? Je prends la route pour achever la journée au bord de la mer à proximité de El Paso et traverse un peu par hasard un nouveau malpais, celui de Todoque. Un site assez exceptionnel devrait ouvrir sous peu sur place, un tunnel de lave ! L’endroit est pour le moment désert et en théorie interdit au public. Je m’aventure sur les passerelles pour bénéficier d’un point de vue splendide sur les deux Cumbre mais aussi sur le programme d’une des prochaines journées : la caldera de Taburiente.

Une rapide escale à Tazacorte, un joli village dont la « promenade » principale domine les bananeraies et l’océan, donnant à dire vrai bien envie de pousser un poil plus loin, au débouché du gigantesque barranco qui mène au sein de la caldera : Puerto de Tazacorte.

C’est ici que vous attendent jolies terrasses, falaises imposantes, beau coucher de soleil et baignade au calme jusqu’aux derniers rayons du soleil. Parfait pour se délasser après une journée de marche : baignade, bière locale et papas arugadas accompagnées de mojo verde. Adieu.

Franchement, en revoyant le parcours de cette journée et les paysages hallucinants traversés en sus de ceux, totalement différents, de la journée précédente, il me semble vraiment difficile de ne pas tomber amoureux de La Palma. L’île est active mais paisible, peuplée mais pas massacrée par les barres d’immeubles, riche de paysages très divers et d’ambiances tout aussi marquées et singulières, formant un tout grâce à une population véritablement adorable. Ce n’est que la seconde journée et je regrette déjà de n’y passer que cinq jours.

La carte de cette journée de roadtrip à la Palma :

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