Canaries – Gran Canaria – Jour 8 – de Maspalomas à Las Palmas

C’est déjà le dernier jour sur Gran Canaria, la semaine passée sur place a filé à une vitesse folle et j’avoue la quitter avec l’impression d’en avoir fait un tour très complet mais aussi l’envie d’y passer encore un peu plus de temps, à la recherche d’autres sentiers au centre, à l’ouest et au sud-ouest. Ce sera peut-être pour une prochaine fois, au même titre que je me dois de revenir à Tenerife pour compléter mes découvertes.

En attendant ce jour, il faut bien s’occuper avant l’avion du soir, sans trop suer et en se faisant plaisir malgré tout ! J’avais prévu de visiter la distillerie Arehucas de Arucas mais… c’était fermé ! Le boulet, je vous jure, j’ai tout vérifié sauf les jours d’ouverture. Alors direction la capitale, Las Palmas de Gran Canaria, pour en découvrir la substantifique moelle.

Je me gare sur le grand parking situé à quelques centaines de mètres de la cathédrale, à quelques mètres de l’autoroute océanique. Il y a foule mais la rotation est réelle et on trouve donc assez rapidement une place, les barrières automatiques ne laissant de toute façon rentrer personne tant qu’il n’y a pas une ou deux places de libres.

C’est parti maintenant pour une balade dans les belles rues de cette ville importante dans l’histoire des Canaries. Las Palmas, fondée à la jonction de l’île principale et d’une menue péninsule, est gorgée de monuments et demeures historiques. La balade démarre au vieux marché de Vegueta, sympathique et s’enfonce dans le cœur de la ville.

On arrive très rapidement sur la plaza San Antonio Abad où trône un petit ermitage, celui-là même où Christophe Colomb allait prier ! Car oui, les Canaries furent une étape importante pour la Colomb et Las Palmas l’un de ses ports préférés, avec ceux de la Gomera.

Je dépasse d’ailleurs la Casa de Colon, ancienne résidence du gouverneur qui accueillit par trois fois le navigateur. Il y a pour le moment un grand groupe qui vient d’arriver pour la visite et je préfère donc contourner la maison pour découvrir ses différentes façades et ornementations. La Plaza del Pilar Nuevo se pare notamment d’un portail plateresque couleur émeraude de toute beauté, sculpté dans une sorte de serpentine au rendu incroyable (ce malgré l’influenceuse prenant la pose pendant de trèèèès longues minutes devant).

On remonte ensuite la rue des balcons, aux demeures plus massives et statutaires les unes que les autres. Un peu plus loin, on découvre le palais de justice et l’église San Augustin. L’ensemble, joliment conservé et/ou mis à jour, est superbe. Je ne m’attendais à dire vrai pas du tout à ce niveau de beauté en m’engageant dans la visite de Las Palmas de Gran Canaria et je suis conquis !

Je remonte vers l’ouest désormais, le long de la calle Doctor Chil. Je dépasse le museo canario, la visite sera pour une autre fois. Sur la route, l’église jésuite San Franciso de Borja, toute sombre car bâtie en pierre de lave. Au bout enfin, voici la Plaza del Espiritu Santo, avec son ermitage adorable et son petit kiosque arboré. L’endroit est adorable au possible !

En repartant vers le parking, on croise la silhouette massive de la superbe cathédrale de Las Palmas de Gran Canaria, dominant la non moins immense Plaza de Santa Ana, le cœur de la ville ! Les bâtisses qui la bordent sont tout aussi impressionnantes que dans le reste de la ville, tandis que l’on découvre ensuite les arches phénoménales de la cathédrale et ensuite la vue magnifique que l’on a depuis ses tours… Quelle visite pleine de belles surprises, définitivement !

Il est temps de retrouver la Maison de Colomb et son beau musée. La résidence abrite trois superbes patios et se visite sur deux étages, sans oublier la crypte aménagée en exposition d’objets amérindiens (des répliques). Reconstitution d’un bout de caravelle, explications des itinéraires, hypothèses et découvertes des expéditions de Colomb, originaux de journaux de bord, cartes et autres : l’endroit est riche en informations, en objets et en ambiance, sans oublier toute l’histoire des migrants espagnols s’arrêtant, revenant ou repartant de l’archipel canariote.

Direction le sud extrême de l’île maintenant pour une petite balade et une bonne glande sur le bord de la plage : les dunes de Maspalomas. Alors, certes, il faisait gris et la couleur des dunes ne rendait pas grand chose mais soyons honnêtes un instant : cet endroit n’a aucun intérêt.

Les dunes sont autorisées à la marche et elles ressemblent donc globalement à une somme d’empreintes de pieds sabotant leurs courbes, leurs crêtes et reliefs. C’est un terrible gâchis, doublé de la présence par endroits de mouchoirs, déchets, poubelles et autres reliefs humains en tout genre ; ceci assorti à la sensation de fouler un baiso/pissodrome.

Si on rajoute à cela la présence du trio balnéaire infernal de Maspalomas, Playa del Ingels et San Agustin, véritable monstre de constructions en bétons et autres activités agrégeant un grand nombre d’être humains fort peu distingués, c’est une horreur.

A voir peut-être un lendemain de tempête, par beau temps et au lever du soleil. Cela commence à faire…

Dernière étape avant l’aéroport, de quoi me remettre une dose de beauté réelle et d’envie de revenir, malgré cette déconvenue : le barranco de Guayadeque. Véritable merveille de la nature et terrain de randonnée abrupt et passionnant, il m’aura suffi de quelques minutes en son sein pour me convaincre de revenir !

La carte de cette dernière journée à Gran Canaria :

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