Canaries – Fuerteventura – Jour 1 – tentative d’apprivoisement…

Troisième jour du séjour : je quitte Punta Mujeres en direction de Playa Blanca, pointe sud et port de départ de Lanzarote vers l’île de Fuerteventura. Je suis à la fois heureux de quitter Lanzarote pour poursuivre mon voyage mais aussi un brin inquiet de ce que je vais trouver sur cette seconde île.

Au contraire de l’année précédente, où je me doutais bien que j’allais apprécier la Gomera ou la Palma, j’avais quelques doutes sur l’île de Fuerteventura, ayant d’elle une image encore plus balnéaire, désertique et désolée que toute les autres. L’arrivée à Corralejo n’a pas été vraiment de nature à me rassurer, pour être honnête. La ville est sans charme et en face d’elle trône le parc naturel del Islote de Lobos. Les phoques moines lui ayant donné son nom ont bien évidemment disparu et la petite île ressemble à s’y méprendre à un mélange de Lanzarote et de la Graciosa.

Je décide donc de faire l’impasse sur une petite randonnée sur l’ilot, moyennant un aller/retour en ferry, pour me rendre directement plus au sud, dans le parc naturel de Corralejo. Il s’agit là de dunes immenses, donnant sur les montagnes et volcans de la Oliva, coincées entre le centre de l’île et l’océan. Le sable du Sahara est amené ici par les courants, au même titre que pour les dunes de Maspalomas à Gran Canaria.

Le fait est que dans sa partie nord, en bordure de la ville de Corralejo, le parc est sans intérêt et défiguré par le tourisme balnéaire. Les dunes plus au sud sont plus belles mais l’endroit est tout sauf réglementé : on peut y marcher n’importe où, n’importe comment… Autrement dit : il n’y a plus un seul endroit sans marques de pas. Et bon, c’est joli, mais… je ne sais pas, je n’accroche pas.

Direction la Oliva, l’ancienne capitale de l’île ! Il y a là un monument important de l’île, la Casa de los Coroneles. Le grand bâtiment, posé au milieu d’une plaine aride, est assurément imposant. Les cônes volcaniques et le paysage érodé tranchent avec ses formes rectilignes et ses volets arborés. Bon. Visiter ? Ne pas visiter ? Je fais le second choix, préférant filer plein ouest pour retrouver l’océan.

Direction El Cotillo, son mignon petit port, son ancien Castillo El Toston ou encore son phare. L’objectif à ce moment de la journée est simple : faire face à la déception, trouver une plage tranquille, faire trempette et bronzette. La chose est faite entre El Cotillo et le phare, sur une plage peuplée de demi-cercles destinés à faire obstacle au vent ! Au milieu de tout cela, plein de gens tous nus. Bon. Allez, hop, dans l’eau, tout pareil, à poil. Ma foi, s’il n’y avait ce vent, ce serait vraiment pas mal… Pas facile jusqu’au bout, Fuerteventura, pour cette première journée.

Il est temps de rebrousser chemin vers la côte est pour récupérer les clés de notre logement sur Fuerteventura. Je passe par le village de Tetir, avec son église au drôle de clocher, avant de rejoindre une zone balnéaire au possible, Castillo Caleta de Fuste. Énormes hôtels, installations balnéaires, centres commerciaux et zones commerciales… Je… c’est d’un laid, mais alors d’un laid, c’est atroce.

Pourvu que les journées à suivre soient meilleures… car pour cette première journée, Fuerteventura a été bien difficile à apprivoiser et à apprécier !

Où loger à Fuerteventura ?

J’ai choisi de loger quasiment au centre de l’île, à Triquivijate. L’endroit, assez isolé et bien fichu, se nomme Casa Pietra et il s’agit d’une belle finca de plusieurs appartements, bien faits, bien intégrés au décor et dotés d’un vrai charme. Chauffage un brin léger en cette période, enfin plutôt chauffage inexistant rendant l’ambiance un brin fraîche, à garder en tête donc car on est dans les hauteurs de l’île et non au bord de l’océan.

La carte de cette journée de balade à Fuerteventura :

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