Canaries – Lanzarote – Jour 3 – roadtrip et randonnée au centre et à l’ouest

Retour à Lanzarote, après deux journées passées dans le secteur nord de l’île. J’atterris bien tard, récupère ma voiture et trace au nord-est en direction de La Santa, petit village calé au bord de l’océan. Je me lèverai très tôt le lendemain matin pour filer acheter un bizcocho de Lanzarote à Tinajo.

Petit-déjeuner avalé, c’est parti pour une journée plutôt dense en terme d’exploration et de découvertes. La première étape est signée Cesar Manrique et se nomme le Monumento al Campesino. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un espace dédié à célébrer les paysans de l’île de Lanzarote.

Comme je vous le disais dans un article précédent, l’île a été à maintes reprises ravagée par les éruptions volcaniques, lui donnant une nature particulièrement rude pour les cultures. Les agriculteurs de l’île ont donc toujours eu fort à faire et ont du déployer quelques trésors d’ingéniosité pour réussir à s’y faire.

Ce Monumento al Campesino, drôle de statue en dehors de très jolis bâtiments en dedans, est donc une ode à ces hommes et femmes, avec de vieux objets et ateliers ouverts à tous, quelques exemples ici et là de plantations et autres. Comme toujours avec Manrique, l’endroit se marie parfaitement à son environnement.

Cette jolie visite achevée, je file randonner. Je m’arrête à l’intersection entre la belle LZ-30 et la LZ-56 qui borde le parc de Timanfaya. On peut ici aborder un premier volcan, la caldera de Los Cuervos (n°16 du Rother). Il s’agit d’une balade circulaire autour d’un très beau cône volcanique, l’un des tous premiers ou le premier d’ailleurs, je ne sais plus, des éruptions ayant démarré en 1730 et s’étant achevées 1736.

Il fait sec de chez sec dans cet environnement volcanique et on suit le chemin sans trop perdre de temps, avec un bon litre d’eau en mains, même pour cette courte marche d’un peu plus d’une heure. L’environnement est fragile, la végétation faisant tout ce qu’elle peut pour grandir, aussi est-il important de bien rester sur le sentier et de ne pas aller crapahuter n’importe où, encore moins sur les flancs du volcan !

Je reprends la fameuse LZ-30 en direction d’une région bien particulière de Lanzarote : La Geria. La route sillonne entre les cônes volcaniques et les alentours sont peuplés de trous, de murets et autres constructions humaines, seulement perturbées par une maison ou une ferme ici et là.

Dans cette multitude d’ouvrages, dans chaque trou, se cachent les vignes, à l’abri du vent, au soleil et dans cette cuvettes pouvant récupérer les rares pluies et condensations matinales. Cette zone est un régal pour les yeux, une merveille d’aménagement du paysage aussi et une belle preuve du pourquoi de l’admiration de Manrique pour les agriculteurs de son île natale.

Passé l’éblouissement, je me dirige vers le sud-ouest de l’île pour de nouvelles balades et petites découvertes, à défaut de randonnées. Il faut quitter la LZ-2 pour emprunter la LZ-704, une menue route de toute beauté, tracée dans le malpais du parc de Timanfaya et nous menant au village de El Golfo.

Ce petit village de pêcheurs, adossé aux volcans et joliment construit dans une grande anse de la côte ouest donne quelque peu envie d’y séjourner, même s’il y a foule ! Il faut dire qu’on vient aussi et surtout à El Golfo pour admirer un phénomène aquatique : le Charco de los Clicos, avec ses eaux vertes et son environnement multicolore. Approche et baignade interdites, évidemment…

Je prends ensuite la direction du sud, le long de la LZ-703, admirable elle aussi ! On admire en route toujours plus de cônes volcaniques, de malpais et de côtes déchiquetées par l’océan. Difficile de se lasser malgré la répétition des paysages.

Un arrêt s’impose sur la route, à Los Hervideros, de drôles de grottes et découpes dans la roche, faisant l’objet d’une jolie balade aménagée et sécurisée, permettant d’admirer les flots s’engouffrant dans les roches. A noter aussi, les « doigts » minéraux qui résistent à l’océan de l’autre côté des grottes.

La côte qui s’ensuit est toujours aussi belle, moins marquée par les volcans et s’ouvrant vers le large, offrant également de belles vues la pointe sud de l’île, que l’on devine tout aussi désolée bien que moins peuplée de volcans. Sur la route, ne pas manquer les jolies panoramas (et la visite pour les plus curieux) sur les salines de Janubio, superbes.

La journée est presque achevée, il est temps de songer à se baigner… Les opportunités de baignade ne sont pas si nombreuses sur Lanzarote, au même titre que sur Fuerteventura. Il faut donc chercher un brin et je tombe finalement sur des piscines naturelles situées à deux pas d’un hôtel abandonné.

L’endroit se mérite, situé au bout de quelques kilomètres de piste un brin défoncée sur laquelle je mets à l’épreuve notre superbe (nope) Opel Mokka. L’endroit est désert, avec seulement un autre couple qui file rapidement quand nous arrivons.

Idéal pour finir la journée donc, dans une légère ambiance urbex, avec quelques bassins plus ou moins pratiques et toujours beaucoup de prudence, car la mer était à la montée et venait régulièrement recouvrir l’intégralité des piscines !

Où dormir à Lanzarote ?

J’ai dormi un poil plus au sud que lors des deux premiers jours, choisissant le petit village de La Santa, à proximité de Tinajo. Côte ouest, tranquillité, quelques commerces pour faire le plein et un accès rapide vers Timanfaya ou bien la côte est, c’était plutôt pas mal : le AirBnb est là, petit appart bien fichu et agréable, pas cher non plus.

Où louer une voiture à Lanzarote ?

Une fois de plus, j’ai loué ma voiture sur CICAR. J’ai ainsi pu la récupérer au terminal des vols internes, très tard en arrivant de Gran Canaria et la retourner au terminal international quelques jours plus tard. En plus, ils sont sympa chez CICAR : ils m’ont proposé gratuitement une FIAT 124 Spider… que j’ai du refuser car j’avais trop de bagages ! Tristesse. Sachez en tout cas si vous passez un long weekend sur l’île que cette opportunité existe !

La carte de cette journée de roadtrip :

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