Canaries – Lanzarote – Jour 2 – à la découverte de l’île de la Graciosa

Seconde journée à Lanzarote et je la quitte déjà ! Depuis Punta Mujeres, j’emprunte la route littorale, magnifique et désolée, cernée par le malpais et débouchant sur un terminus : Orzola. C’est ici que le ferry nous attend, destination la Graciosa.

Cette petite île, volcanique et vaste de 27 kilomètres carrés, fait partie d’un mini-archipel au sein de l’archipel des Canaries, celui de Chinijo. La zone est classée parc naturel et réserve maritime, avec notamment Alegranza, que l’on aperçoit au loin, seconde plus grand colonie de puffins cendrés au monde.

Le ferry prend l’océan, balloté avec vigueur à la sortie de la rade d’Orzola par les vents et courants dominants orientés au nord. La première partie de la balade est agitée avant qu’enfin on ne contourne le nez de Lanzarote et les belles falaises de Famara pour viser le village de Caleta del Sebo.

Le petit village concentre la quasi intégralité des habitants de l’île, 700 à peu près. Une église, pas mal de maisons, pas de réserves d’eau et plein de jolis bateaux. Je file plein nord, le long de l’océan, pour rejoindre l’autre bourgade de l’île, Pedro Barba.

Je longe désormais la côte nord de l’île. Il y a peu de relief, il fait sec, voire très sec et la sente est sablonneuse. Je regrette à posteriori d’avoir choisi d’explorer l’île à pied : louez plutôt un vélo ! Sachez qu’il existe aussi des tours de taxi 4×4 mais je ne saurais trop vous les conseiller tant ils me semblent être une drôle d’idée sur une île dépourvue de routes, d’eau et si silencieuse.

Bref : louez un vélo, je pense que c’est vraiment le meilleur compromis budget / temps / effort et cela vous permettra de visiter tranquillement l’île sur une journée complète. En attendant, je suis maintenant à la Playa del Ambar (ou Playa Lambra), avec ses millions de kilogrammes de sables coquilliers, splendide ! Le sol craque du bruit des coquilles, le vent a un bruit un rien particulier, avant que l’on n’aborde enfin les superbes arches de la Baja de Las Majapalomas.

Le chemin bifurque désormais au sud, le long du flanc est d’une drôle de montagne, le volcan dénommé Montana Bermeja, dominant la Playa de las Conchas. En face ? Montana Clara, un autre îlot désolé de l’archipel. La première se grimpe, la seconde s’admire et la dernière est ma foi plutôt inaccessible de là où je suis… C’est en tout cas l’apex de cette randonnée sur l’île de la Graciosa, un florilège de couleurs, de formes volcaniques et de lumières écrasantes au milieu de l’Océan Atlantique !

La randonnée (parcours n°1 du Rother, d’ailleurs) est terminée, au terme d’un retour un brin longuet vers Caleta del Sebo. La Graciosa est assurément « gracieuse », offrant des formes, couleurs et végétations splendides sous un ciel tout aussi varié pour cette journée de mi-décembre.

Je reste toutefois convaincu de la nécessité de louer un vélo, aussi le redis-je afin de vous éviter peut-être de commettre la même « erreur » que moi. Marcher sur l’île n’est pas une sinécure, du fait de la sécheresse et des distances, conséquentes malgré tout.

Y rouler doit être plus agréable, à quelques portions sableuses près et vous permettra surtout d’en faire le tour sans vous presser, avec un départ au premier ferry et un retour à l’avant-dernier, avec même le temps de faire trempette sur l’une ou l’autre des magnifiques plages de l’île. A bon entendeur…

La carte de cette journée de balade à Lanzarote et sur l’île de la Graciosa :

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