Cyclades – le nord de l’île de Naxos

Après le sud et le centre de l’île de Naxos, passons désormais un peu de temps dans la moitié nord. La route passe par un chemin connu, par Halki suivi de Filoti. Ce jour là, le mont Zeus et ses confrères sont couverts de nuages et à Filoti, il y a tout simplement des torrents dans les rues ! J’ai eu quelques moments d’hésitation sur certaines des portions de route les plus inondées, me demandant parfois en voyant l’eau boueuse couler ici et là si je n’allais pas perdre l’adhérence des pneus dans les pentes les plus rudes. Mais non. C’est passé. En revanche, pour les photos de la région et d’Apirathos, il faudra repasser ! Du coup, on ne pousse pas forcément trop loin ni avec trop d’ardeur et la balade va vite, c’est dommage.

Direction Apollonas néanmoins, à la pointe nord de l’île. L’orage est passé par là, cela se voit. Les montagnes avoisinantes sont encore couvertes d’une grisaille obscure et le bourg semble étonnamment mouillé. Les oiseaux n’ont pas vraiment l’air de s’en remettre, le kouros millénaire non plus, rincé et érodé un peu plus qu’il ne l’était déjà. Malgré l’humidité ambiante, on ne peut rester insensible à cette vieille et gigantesque pierre, abandonnée là du temps de la Grèce antique.

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La route qui longe ensuite le quart nord-ouest de l’île, entre Apollonas et Chora, est splendide ! De plus, les montagnes alentours sont encore recouvertes par l’orage, qui reste sagement accroché là et ne viendra plus m’importuner pour la suite de la journée. Ouf !

Avant de vous parler de Chora, deux petites escales réalisées un autre jour, situées à quelques encâblures de là et constituant deux belles balades à pieds : Agios Artemios d’une part et les kouros de Flério d’autre part. La première est une église que l’on atteint au départ de Kinidaros. Un joli chemin, facile, s’engage sur les hauts plateaux de l’île avant de redescendre dans une vallée d’apparence luxuriante. On aperçoit au loin Galini et Engarès, deux des villages de la côte ouest traversés auparavant. Tout en bas, l’église d’Agios Artemios avec sa triple voûte, belle et nichée dans son cœur de verdure. Je ne descendrai finalement pas jusqu’à elle mais la balade, en soi, mérite d’être faite.

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Pour ce qui concerne les kouros de Flério, le chemin peut être très bien indiqué (au départ d’une zone touristique évidente), avec un parcours court à compter de Mélanès ; comme très mal indiqué et avec un parcours long, depuis une sorte de parking en marge de Potamia. J’ai choisi pour ma part et un peu par erreur la seconde version… La balade fut donc longue mais pas vraiment dure, simplement longue et quelque peu frustrante du fait du peu d’informations de fléchage disponibles ! Qu’importe : je trouverai finalement mon bonheur en partie grâce à Google Maps… et gagnerai au final une lumière magnifique pour la fin de journée !

Autre jour, au retour de la pointe nord sous l’orage : Chora. Voici donc la capitale, aperçue le premier jour en débarquant du ferry et méritant assurément qu’on y fasse un tour. Ce qui est intéressant à Chora, ce n’est pas tant le bord de mer, finalement très classique mais surtout très bâti et moderne, c’est bien le kastro. Correction : la partie haute du kastro, encore un peu dans son jus. La partie basse, constituée de fort belles ruelles, est surtout peuplée de boutiques de babioles diverses et variées et n’aura d’âme qu’aux heures de vide, au tout petit matin. Pour le reste, c’est bibelots, cartes postales et autres broutilles vendues à prix d’or. Je grogne, je grogne, mais ça me bouffe de voir autant de vilaines choses en vente quand l’île doit regorger de jolis artisanats locaux qui ne sont ici pas vraiment représentés.

Bref, le kastro. Son vieux château, sa cathédrale splendide, son ancien couvent, ses multiples blasons et tant d’autres bâtisses historiques. Chora est une petite merveille malgré tout.

Il y a enfin depuis le kastro la vue sur la presqu’île abritant le temple d’Apollon-Palatia. Il paraît que c’est ici qu’Hermès abandonna Ariane. Il ne reste que le portail, ici. Et la vue sur la ville, derrière lui, émouvante. Les siècles passent, certains blocs de marbre demeurent. Gageons qu’ils seront encore là tandis que nous aurons déserté cette belle île de Naxos, définitivement.

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Lendemain matin. La voiture est rendue, les sacs sont chargés sur les épaules, je repars avec un kilo de ce fameux yaourt et autant de miel (j’ai un problème avec le miel, vous l’ai-je déjà dit ?). Je quitte Naxos, à regrets. Je ne l’aurais pas parié, tiens ! Comme quoi…

Où dormir à Naxos ?

J’ai dormi à la Ydreos Studios, dans l’un appartements avec terrasse situé à l’étage du bâtiment principal. Propre, simple, plutôt grand, pratique et bien équipé. Rien à redire et famille adorable pour l’accueil, avec petite bouteille de liqueur familiale au départ !

Où manger à Mikri Vigla ?

J’ai systématiquement bu mes verres et grignoté mes petits plats et apéritifs chez moi… mais la taverne sur la plage de Mikri Vigla a bonne réputation.

Où boire un verre à Mikri Vigla ?

Idem que ci-dessus !

Où faire ses courses à Mikri Vigla ?

Deux petits supermarchés sur place et d’autres dans l’île ! De quoi trouver son bonheur et ses produits locaux. A noter, le sublissime yaourt de Naxos ! Il s’agit d’un mélange unique de trois laits, donnant une texture et un goût splendides. Voir sur le site de la laiterie.

Où louer une voiture à Naxos ?

Je l’ai louée chez Maganaris ! Voiture en parfait état, personnel sérieux et sympathique, rien à signaler !

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