Les machines à bonheur – Ray Bradbury

 J'aime Ray Bradbury d'amour littéraire … cet homme est un pur génie de l'imaginaire et il vient encore de me le prouver (car oui, bien sûr, il écrit pour moi essentiellement (même si je n'étais pas toujours né)) au travers de la lecture de ce recueil de nouvelles récemment publié : les machines à bonheur.
 
Jouissive, voilà ce qu'est l'écriture de cet homme et des excellentes traductions qui y sont associées. Je suppose qu'écrire un roman est un exercice difficile, surtout lorsqu'on cherche l'excellence (je pense notamment à la Horde du Contrevent), mais écrire une nouvelle est à mes yeux encore plus difficile.
 
En effet, il s'agit de capter un univers, une histoire, des personnages, en seulement quelques pages ! Il faut donner une intensité à la narration en peu de mots, là où certains ont 400 voire 800 pages pour le faire. Bien sûr, une nouvelle n'atteindra pas systématiquement la puissance d'un roman, mais certaines le font et l'exercice ainsi réussi mérite un tonnerre d'applaudissements.
 
Ray Bradbury maîtrise cet exercice délicat qu'est la nouvelle avec ce recueil :
Vous voulez visiter l’incroyable ville de Xanadu ? Connaître les secrets les plus intimes de la femme illustrée ? Apprendre à cultiver des champignons magiques ? Ou découvrir le monde débarrassé de toute l’humanité ? Avec Ray Bradbury, vos rêves les plus fous et les plus fantaisistes, comme vos pires cauchemars, deviennent réalité : être séduit chaque jour par une femme qui n’est ni tout à fait la même ni tout à fait une autre, repousser l’attaque d’un terrifiant Tyrannosaurus rex, dialoguer avec un séduisant jeune homme qui s’appelle la Mort… En une vingtaine de nouvelles, l’un des plus grands maîtres de l’imaginaire nous entraîne dans son univers magique et poétique… À déguster sans modération !
Tout est dit ! Je ne vais pas vous détailler toutes les nouvelles … Certaines m'ont paru assez obscures, d'autres fabuleuses, l'ensemble bien qu'hétéroclyte est un régal à lire et un exercice délicat pour le cerveau, sollicité sans cesse d'univers en univers, de phrase en phrase, d'émotion en émotion.
 
En fait, je dirais presque que si l'on n'a jamais lu Bradbury, on a raté sa vie.
 
(sur ce, je vais aller vendre mes bouquins aux enchères, n'ayant pas de Rolex)
 

9 Commentaires

  • Ping : Viinz
  • Ah tu peux me parler de conseils de lectures ! Je l’ai lu et relu (comme presque tous les Bradbury traduits et une bonne partie des autres).

    Par contre, grossière erreur sur le « récemment publié » : 1965 (1964).

    Les derniers « vrais » recueils publiés étaient Histoires de dinosaures (regroupant des nouvelles déjà publiées séparément, mais rafraîchies par l’ajout d’illustrations par Moebius entre autres) et One more for the road. Les romans c’est De la poussière à la chair (récit d’Halloween) et Tuer Constance (qui m’attend quelque-part sous une pile d’autres attentistes)

  • LZ > Bon choix ^^ 😛

    Bôôh > Par « récemment publié », j’entendais « réédité en poche » 😉
    De la poussière à la chair est énormissime … et il faut que je me procure Tuer Constance !

  • Ca fait envie ! C’est pile ce dont j’ai envie en ce moment même… Après une grosse session thriller j’ai envie de m’aérer le cerveau.

    Gros fan de tout ce qui touches aux métaphores, au rêve, à l’imaginaire (de Vian à Tolkien en passant par Bobin et Goodkind) je ne connais pas Bradburry mais je pense que je vais découvrir très vite.

    Merci

    Vuzzzzzzzzzz (sylvain de Rewiind)

  • @ Viinz : rattrape-toi, oui 😉
    @Vuzzzzzzz : J’adore Vian, j’ai aimé le Seigneur des Anneaux, et je suis accro à Bradbury, mais ça n’a à voir ni avec l’un ni avec l’autre. Raison de plus pour le découvrir (3 automnes fantastiques en priorité, pour commencer à cerner l’auteur)

  • Vuzz > Il faut en effet ABSOLUMENT découvrir Bradbury !!!

    Bôôh > Hum, je crois bien que je ne l’ai pas lu, celui là !

  • Si tu l’as lu, ou en partie en tout cas : c’est un recueil rassemblant l’homme illustré, le pays d’octobre et la foire des ténèbres. Donc pour s’initier à Bradbury, tu prends ce pavé et tu l’accompagnes de Mars Chronicles et de Fahrenheit 451

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