Dégustation 1855 – Tour du Monde de vins d’exception

Vous ayant déjà parlé de mon caviste, vous savez que je suis amateur de bons vins et de bonnes liqueurs, en perpétuel apprentissage et curieux de découvrir de nouveaux breuvages. Déguster chez le caviste, dénicher une bonne bouteille, visiter une cave, sont pour moi autant de plaisirs toujours renouvelés et aussi l’occasion d’expérimenter, d’acquérir une connaissance du vin.
C’est pourquoi, quand Pierre (initialement invité par Rumeur Publique) m’a proposé de le remplacer pour une dégustation organisée par le site de vente en ligne 1855, j’ai d’avance dit oui ! Et bien m’en a pris, puisque mes papilles ont frétillé d’avance à la lecture des noms de quelques vins présentés ce soir là.
Le principe de la dégustation : réunir dans un lieu splendide une sélection de vins du monde, et pas des moindres, cela va de soi ! Rendez-vous était donc donné à l’Hotel Intercontinental, rue Scribe, à un jet de pierre de l’Opéra Garnier. Public averti, discussions autour du vin, j’étais plutôt dans mon élément avant l’entrée au salon Opéra si l’on excepte que j’étais de loin le plus jeune ! Etrange. Le vin serait-il donc un plaisir de personnes plus « mûres » ?
L’explication tient en quelques mots : ce soir là étaient majoritairement présents des invités issus de la clientèle du site 1855 : autrement dit des connaisseurs, des amoureux du vin, et il est vrai qu’en général, ce sont justement des personnes d’un âge plus grand que le mien !
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Entrée au salon donc … et je retrouve Rudy presque aussitôt. Je ne le savais pas amateur de vins, quel plaisir de trouver dans la blogosphère quelqu’un qui aime le vin comme moi ! Premier tour de table, on regarde les forces en présence, on voit les affamés se jeter sur le buffet (les gens normaux sont décidément comme les blogueurs : ils squattent les buffets … quel bonheur de ne pas en être …), certains sont là pour parader et se montrer (ahhhh, la jeunesse dorée parisienne qui tient mal son verre ou ne sait pas humer le vin …), d’autres par contre sont concentrés, ils recrachent, évaluent : ils dégustent ! ça tombe bien, c’était le but de la soirée.
Avec Rudy, nous nous sommes pris au jeu de la notation, voici donc nos « appréciations » des vins dégustés (il en manque, nous n’avons pas tout dégusté). Je ne vais par contre pas vous parler des sensations éprouvées lors de la dégustation, il eut fallu pour cela que je prenne des notes et que je rédige aussitôt. Sachez toutefois que les descriptions de nez et de bouche du catalogue 1855 sont exactes : on n’en attendait pas moins, n’est ce pas !
  • Afrique du Sud
    • Blaauwklippen Estate Shiraz 2004 : 8/10
    • Kanonkop Pinotage 2004 : 6/10
    • Robertson Winery Shiraz 2006 : 5/10
  • Australie
    • D’Arenberg Wines – The Laughing Magpie 2006 : 6/10
    • Yering Frog Pinot Noir 2007 : 8/10
    • Penfolds Koonunga Hill Shiraz Cabernet Sauvignon : 8.5/10
  • Nouvelle Zélande
    • Te Mata « Woodthorpe » Cabernet Merlot 2003 : 5/10
  • Chili
    • Concha y Toro Cabernet Sauvignon 2007 : 8.5/10
    • Concha y Toro Reseva Privada 2005 : 6.5/10
    • Escudo Rojo 2004 : 4/10
    • Escudo Rojo 2008 : 8.5/10
    • Valdiviesco Caballo Loco : 9/10
  • Brésil
    • Miolo : 7/10
  • Argentine
    • Cheval des Andes 2005 : 8/10
    • Don Cristobal Carbernet Sauvignon 2003 : 9/10
    • Terrazas Los Andes Malbec 2007 : 6/10
    • François Lurton Chardonnay Reservas 2008 : 4/10
    • Altos Hormigas Las Liebres Bonarda 2008 : 4.5/10
  • Etat-Unis
    • Stone Cellars Beringer Chardonnay 2007 : 6/10
    • Cycles Gladiator Chardonnay : 4/10
    • Shafer Relentless Syrah 2000 : 8/10
  • Italie
    • Passito de Carole Bouquet 2005 : 9.5/10
  • Espagne
    • Marques Riscal Reserva 2004 : 4/10
    • Marques Riscal Rueda 2000 : 3/10
    • Toro Albala Don Pedro Ximenez 1979 : 9.7/10
    • Toro Albala Don Pedro Ximenez Reserva 1971 : 9.5/10
    • Toro Albala Don Pedro Ximenez 1947 : 10/10
    • Petalos 2007 : 7/10
Vous le voyez, certains vins sortent du lot, frisent le 10 … et pour cause ! Le Passito de Carole Bouquet est extraordinaire, puissant, riche, varié en bouche et au nez, un nectar facturé un peu cher selon moi mais un plaisir rare. Le Caballo Loco chilien est lui aussi une merveille : une bouteille à ne pas mettre entre toutes les mains et à réserver aux connaisseurs. Vous me direz, à plus de 40€ la bouteille, c’est « normal » mais d’autres vins très bien notés dans cette liste sont bien moins chers !
Restent les vins espagnols, les Pedro Ximenez 1979, 1971 et 1947 … Sublimes. Un moment de dégustation rare, initié par la cuvée 1971 … Je ne veux même pas décrire la chose, il faut la vivre ! Puissant, rond, chalereux, le vin emplit le nez et la bouche de son caramel, à la fois délicat et bien présent. La cuvée 1979 prend le dessus car un peu plus jeune … ces 8 années lui assurent une plus grande puissance en bouche, un meilleur équilibre. Le 1971 gagnerait à être dégusté au calme, pendant plusieurs heures, à la manière d’un cognac tandis que le 1979 est plus facile à boire et à apprécier, plus puissant, un peu moins complexe.
Et il y a enfin cette bouteille :
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Un nectar, un nectar … puissant, riche, ensoleillé. Il faut que j’aille faire un tour en Espagne, sur ce vignoble, pour apprendre et comprendre … Fantastique, je vous dis.

2 Commentaires

  • [color=navy]Cette dégustation avait l’air passionnante. J’ai connu il y a quelques années, Aymeric, le fondateur de 1855. Il m’avait impressionné. Un garçon brillant. Je suis donc heureux de sa réussite. :cheer: [/color]

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