Savoie – randonnée du Tour de la Fourche

Les vacances touchent à leur fin. Je ne pouvais pas quitter la Maurienne sans me rendre au légendaire Col du Galibier ! Je ne pouvais pas non plus y aller sans chercher à faire une jolie petite randonnée dans le coin, pour justifier un long (et très bon) aller retour. Le Tour de la Fourche (Rother Vanoise n°43) était un parfait candidat, avec un peu plus de 4 heures de marche et seulement 600 m de dénivelée.

Me voici donc au Plan Lachat, où un grand parking accueille les voitures des randonneurs. La première section de la randonnée ne présente pas grand intérêt pour être honnête, montant jusqu’au hameau de Les Mottets et son lac éponyme. C’est là que le paysage devient agréable, avec le dos des Aiguilles d’Arves derrière, la Pointe de la Fourche au dessus et le cirque des Cerces qui se dessine, le tout agrémenté d’un troupeau de moutons.

Voici justement le lac des Cerces, dominé par la silhouette élancée de la Pointe de la Fourche. Le sentier bifurque ensuite vers le Col des Cerces, grimpant sec pour mieux permettre de se retourner sur le chemin parcouru. La pointe des Banchets, voisine, abrite quelques bouquetins bien posés au milieu d’un pierrier. Un randonneur sympathique nous prête ses jumelles… il faut vraiment que je pense à en acheter !

Le Col des Cerces passé, on découvre la suite du parcours de la randonnée faisant le Tour de la Fourche. Un premier lac se laisse entrevoir, le lac du Grand Ban avec en fond, les Aiguilles d’Arves qui se dépouillent de leurs nuages matinaux. A droite, un nouveau lac, le lac Rond, se fait beau sous les rayons du soleil. Endroit idéal pour le pique-nique.

La randonnée bifurque normalement au Seuil des Rochilles pour faire le tour du Lac Rond. Je ne saurais que trop vous conseiller de poursuivre un brin pour découvrir le lac de la Clarée, niché dans un pierrier. Il y a qui plus est un paysage splendide par là, doublé d’un vieux blockhaus dans lequel on peut s’aventurer (prudemment et avec une lampe torche hein !).

Retour par le sentier normal. Je regrette de ne pas m’être un peu plus renseigné sur ce blockhaus en avance de la randonnée, j’aurais peut-être pu aller encore un peu plus loin dans l’exploration ! Je me contente de savourer le paysage offert par les deux lacs qui s’alignent à merveille avec les sommets tandis que je grimpe le col des Rochilles.

De l’autre côté, on découvre l’ancien Camp des Rochilles, plus ou moins converti en refuge et théâtre de pas mal de travaux de réfaction. Les aiguilles qui dominent ce petit plan sont incroyables, avec celles d’Arves pour faire toile de fond. Pas mal, la vue, depuis le camp…

La randonnée étant désormais terminée après une redescente en courant (je vais vraiment finir par me mettre au trail), je reprends la voiture pour l’ascension du col du Galibier. La prudence est de mise car nombreuses sont les chicanes mobiles roulant plus ou moins au milieu de la route, mal en général. Le petit parking du Col du Galibier n’est fort heureusement pas plein, ce qui me permet d’aller déambuler sur le petit sommet qui le borde, gentiment qualité de pourri. Quelle vue !

Une randonnée dont je ne savais trop quoi attendre et qui m’a largement conquis. Un col légendaire qui a tenu toutes ses promesses. Encore une belle journée en Savoie et une belle vue sur les Écrins, comme un appel du pied pour un prochain voyage. On verra.

La carte de la journée (en piéton, le col étant fermé l’hiver !)

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