Pyrénées-Orientales – randonnée sur le sentier du littoral

Si je me suis déjà promené sur le littoral des Pyrénées-Orientales, en voiture essentiellement mais aussi au travers de quelques randonnées sur les contreforts escarpés et dans les vignobles de Collioure et Port-Vendres, je n’avais en revanche jamais randonné au ras des flots, à mi-chemin entre les nuances de bleu et de vert de cette côte Vermeille.

Ce fut chose faite au joli mois de mai dernier, avec un tronçon de petite taille mais sympathique, du phare de Béar au cap d’Ullastrell. Pourquoi pas plus ? Parce que j’ai traîné le matin… La randonnée du jour démarre donc en amont du phare de Béar, au niveau de la station militaire qui le surplombe. Le ciel était couvert mais il faisait agréablement doux, avec le seul regret de voir les contrastes mangés par les nuées.

Après une courte descente vers l’anse Santa Catarina et ses quelques maisons nichées au pied du phare, le sentier ondule doucement, montant et descendant au gré des petites plages, criques et escarpements du littoral. On est parfois au plus près des flots, parfois en retrait, avec des vues ouvertes sur le lointain ou sur les montagnes toutes proches. Entre deux mondes.

Le maquis est en fleurs, le jaune jaillissant de partout, contrastant agréablement avec le gris du ciel. Le soleil se fait rare, timide parfois, surgissant entre deux nuages avant d’être de nouveau occulté. Je me dis que cela aurait été mieux en plein soleil… mais aussi nettement plus pénible pour une journée de réacclimatation au “sud”.

Le soleil se montre un peu, enfin, alors qu’approche la plage du grand site de Paulilles. Qu’est-ce donc ? Tout simplement une ancienne dynamiterie de la société Nobel (oui, ce Nobel là), active jusqu’en 1984 et réhabilitée par le Conservatoire du Littoral.

Les anciens bâtiments, où l’on fabriquait jusqu’à 20 tonnes de dynamite par jour, ont été joliment restaurés, tandis que le site, niché dans l’anse de Paulilles invite à flâner sous les pins avant d’aller se baigner. Je passe mon tour pour aujourd’hui et file plus au sud, en direction du Cap d’Ullastrell.

C’est là, après la petite plage d’El Forat et ses toutes aussi petites maisons, que s’achève mon parcours. Banuyls-sur-Mer se laisse apercevoir au loin, pas très photogénique avec ses barres, hôtels et résidences des années 70. Je préfère tourner casaque et filer boire un petit café sur la plage de Bernardi, avant de retrouver le cap Béar.

Une prochaine fois, je ferai la liaison Collioure – Cap Béar. Ou Banyuls – Cerbère. De toute façon une chose est certaine : je reviendrai !