Pyrénées-Orientales – randonnée et visite au Prieuré de Serrabonna

Lors de ma dernière visite, je n’avais fait que traverser la région des Aspres, ces belles collines et montagnes au pied du Canigo, faisant le lien entre ce dernier, la vallée du Conflent et la plaine de Perpignan. Les routes y sont sublimes, tout comme les forêts qu’elles traversent, voilà ce que j’en avais retenu !

Ces deux points, je les ai de nouveau vérifiés, en me disant tout d’abord qu’il va falloir que je revienne dans la région avec un MX-5 ou une petite GTI… mais j’ai aussi passé un peu plus de temps dans le coin en allant visiter les alentours du Prieuré de Serrabonna.

Toutefois, avant de rendre hommage à ces vieilles pierres pluriséculaires, il faut profiter du fait que les Aspres sont sillonnées de nombreux chemins très bien tracés et marqués. Le mien ne l’est pas tant que ça, il s’agit du n°35 du Rother sur la région Occitanie (encore appelé Languedoc-Roussillon si vous le cherchez).

Au départ du Prieuré de Serrabonna, on entame une belle marche forestière, moussue, humide et plaisante au nez. De temps à autre, l’horizon s’ouvre, permettant d’admirer la situation tout à fait exceptionnelle de l’édifice religieux dans cette nature intacte.

Le chemin bifurque ensuite vers la crête qui nous intéresse, quittant le tour très bien tracé du chemin de Santa Anna au niveau du Coll de l’Aspic. On découvre alors une vieille camionnette bleue en guise de balise, puis on monte encore et encore, empruntant pour finir un chemin de vaches jusqu’au Coll de las Arques.

On est ici de retour sur la volta de Santa Anna, avec sur notre gauche la possibilité de rejoindre le sommet éponyme en quelques heures, en face la naissance de la vallée du Conflent et à droite notre objectif : la Roca Roja. Le vent est glacial et cassant sur cette crête et même les vaches se planquent autant que faire se peut…

Au fil de la progression sur la crête, on profite de quelques vues dégagées en surplomb du Prieuré de Serrabonna, témoin du fait que nous sommes bien en train de réaliser une boucle… De même, les vues sur la plaine de Perpignan, avec ses éoliennes en champs et les Corbières au loin, sont de toute beauté.

La meilleure vue reste celle obtenue depuis le sommet de la Roca Roja, le petit sommet qui marque le bout de cette crête des Aspres. On s’éloigne pendant quelques minutes du sentier qui va redescendre vers le prieuré, en traversant tranquillement un troupeau de ruminants plutôt peureux puis en se battant un peu avec le maquis, afin de rejoindre le point de vue !

De là, vues dégagées – du moins autant que faire se pouvait ce jour-là – vers le Canigo, vers les Aspres, vers le Conflent, mais aussi au loin sur le Pech de Bugarach et quelques autres jolis coins appartenant au département voisin de l’Aude ! Bref : le détour vaut le coup d’être fait…

Il est alors temps de redescendre vers le Prieuré de Serrabonna, qui apparaît au terme d’une belle descente au milieu des arbres (voir photo d’illustration en haut d’article). Il faut dire que la randonnée fait un peu plus de 3 heures et 600 mètres de dénivelée, de quoi perdre de vue le point de départ.

C’est maintenant parti pour la visite de ce bel édifice religieux datant du XIème siècle et qui hébergea pendant près de 500 ans une communauté de chanoines voués à Saint Augustin. Le cloître, constitué d’une seule galerie, est incroyable. Donnant sur le précipice, il est percé de six arcades arborant des sculptures en marbre joliment conservées.

Si le bâtiment semble bien austère vu de l’extérieur mais aussi de l’intérieur, il bénéficie donc d’un premier joyau, le second se trouvant quant à lui à l’intérieur avec une tribune du chœur assez unique et surtout d’une beauté à tomber. Faite en grande partie de marbre rose, elle est parsemée de sculptures toutes plus belles et fines les unes que les autres.

Pour finir la journée, on ne manquera pas de s’arrêter dans le joli village de Boule d’Amont. Il y a là une jolie auberge, tournée vers le développement collaboratif de la région pour ce qui est du tourisme et des activités. Cela se nomme l’Auberge du Val d’Amont, on y a été accueillis par un poêle ronflant, un hôte adorable, un chien qui a tout d’une énorme peluche et par plein de bons produits du coin. Bref : on y est tellement bien après une randonnée…

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