Isère – randonnée de la Bérarde au refuge de la Pilatte

Nouvelle journée théorique de beau temps avant que cela ne se gâte… il a encore fallu choisir parmi les dizaines de superbes randonnées offertes par le parc national des Écrins ! C’est une nouvelle fois la vallée du Vénéon qui l’a emporté et surtout le fond de sa superbe vallée.

La Bérarde. Un lieu mythique de l’alpinisme. C’est ici que la route s’achève, après avoir traversé les jolis villages et hameaux de Saint-Christophe-en-Oisans, des Étages, de Vénosc bien sûr. La vallée est de toute beauté et la route, délicate, n’est pas ouverte toute l’année, les villages les plus éloignés étant totalement désertés l’hiver.

La randonnée commence donc dans ce bout du monde. Le programme est simple : remonter la vallée toujours plus loin et plus haut, jusqu’à la source du Vénéon. La randonnée sera toutefois plus longue que celle proposée par le Rother puisque j’ai décidé de continuer jusqu’au refuge de la Pilatte, histoire de prendre une belle dose de glacier. Bilan : 864 m D+, env. 6h et pas loin de 20 km.

C’est plat et ombragé au début, la montée est très progressive puisque les 450 premiers mètres de dénivelé sont répartis uniformément sur un peu moins de 8 km. On a donc le temps d’admirer les sommets environnants et les belles pentes de la vallée du Vénéon tandis que la Bérarde disparaît peu à peu derrière nous.

Passé le refuge du Carrelet, fermé, la vallée devient encore un peu plus sauvage, la piste restant toutefois très bien tracée. Au dessus de la tête des randonneurs, au gré de quelques ponts placés ici ou là, les géants des Écrins se laissent entrevoir ou assènent leur immensité. La Barre des Écrins, le Mont Pelvoux et la pointe Puiseux, le Pic du Coup de Sabré. Quels monstres !

Tout là-bas, au fond, visible désormais, il y a le glacier de la Pilatte. Le refuge est invisible et le Vénéon est quant à lui plutôt furieux, alimenté par la fonte du glacier et des névés. De nombreux rus se jettent dans ses flots tumultueux. Je n’ose imaginer ce que cela doit être à la fonte des neiges. La largeur du lit donne un petit aperçu…

Le Vénéon franchi, on atteint le bout de la randonnée proposée par le Rother. C’est parti maintenant pour 45 minutes d’ascension et 400 mètres de dénivelée en sus pour atteindre le refuge de la Pilatte. L’avantage de ce chemin, au delà d’être bien tracé, c’est qu’il permet de prendre la hauteur sur la vallée et de l’observer avec encore un peu plus de recul. On passe aussi à côté du glacier du Says, enfin plutôt de sa moraine.

Le refuge de la Pilatte, enfin ! Le glacier est là, impressionnant, si proche. Derrière, la pointe du Sélé et le sommet sud des Bans se montrent, massifs. La pause déjeuner ? C’est ici, en effet ! Il ne faudra pas qu’elle dure trop longtemps car les nuages semblent bien décidés à sauter les Bans et le pic de Says !

La descente se fait donc à bon train, au cas où… Les nuages sont de plus en plus menaçants et il n’y a plus guère de lumière dans la vallée. Je ne franchis pas le Vénéon, restant sur la rive ouest du torrent. Cela permet de descendre la vallée à une hauteur différente de celle de l’aller, en sus d’offrir de nouveaux points de vue.

On rejoint au terme d’une descente escarpée le plan du Carrelet, après avoir renoncé à la boucle rejoignant le Glacier du Chardon. Trop de risques de pluie, plus de lumière… La suite me donnera finalement tort car après une petite bruine pas bien méchante, le soleil finit par refaire son apparition, baignant la vallée d’une lumière assez irréelle. Superbe.

De retour à la Bérarde, je prends le temps de me poser pour une petite bière et un petit moelleux aux noix, bienvenue après cette randonnée particulièrement longue à défaut de présenter une forte dénivelée. La vallée du Vénéon est décidément de toute beauté, de son embouchure au Lauvitel jusqu’à son terminus au Pilatte.

La carte de la journée :

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