Pyrénées-Orientales – entre les gorges de la Carança et Mont-Louis

Après une excellente journée passée dans le Conflent, à la découverte de sa ville emblématique, Villefranche, difficile de ne pas avoir envie d’y retourner pour cette dernière journée dans la région. Ce fut donc chose faite avec le choix d’un nouveau parcours de randonnée, bien différent du premier et très singulier dans la région : les gorges de la Carança. (n°29 du Rother)

Ces gorges, qui remontent la rivière éponyme de la Carança, débouchent au pied de la N116 qui fait le lien entre Villefranche et Mont-Louis. La route monte doucement depuis la première jusqu’à atteindre le petite village de Thuès-entere-Valls (rien à voir à priori ?), lieu où l’on peut déposer son auto sur l’un des parkings du fameux petit train jaune qui circule dans la région.

C’est parti pour quelques heures de randonnée, en suivant un parcours un peu différent de celui suggéré par le guide de randonnée. Je longe ainsi d’abord les gorges, au niveau de l’eau, profitant d’une ombre bien fraîche en cette saison avant l’ascension sous le soleil, la météo ayant finalement décidé d’être clémente ! En attendant le pont et la traversée, force est de constater que l’embouchure des gorges a de l’allure.

Le pont franchi, on grimpe alors sur le versant sud un bon décroché de 200 mètres jusqu’à atteindre la hauteur de la « corniche ». De l’autre côté, le chemin des anciens se montre ici ou là, serpentant de manière désordonnée et abrupte entre les rochers. La corniche, en opposition à ce sentier, a été creusée à la dynamite à flanc de falaise, 200 mètres en surplomb du fond de la gorge !

On la découvre rapidement, après quelques mètres sur un sentier très calme, offrant de belles vues sur les gorges. C’est là que commence le premier morceau spectaculaire de cette randonnée pas comme les autres avec un sentier sécurisé par des câbles côté paroi, cheminant tantôt à l’air libre, tantôt avec une belle corniche au dessus de la tête… C’est un sacré parcours qui dure un petit moment, fascinant et impressionnant.

Voici maintenant, une retenue d’eau atteinte, le moment d’aborder la suite de la randonnée. On retrouve alors le niveau de l’eau, pour le longer, le franchir ou le surplomber. Toute la zone, jusqu’à un petit pont de pierre perdu au milieu des bois, a été plus ou moins aménagée pour organiser une sorte de « canyoning » pour randonneurs, avec de nombreux ponts de singes, échelles, passerelles et autres menus obstacles plus ou moins spectaculaires et riches en sensations !

La bonne nouvelle, c’est qu’une fois arrivé au pont de pierre, soit on continue pour une grande boucle vous emmenant sur les crêtes pour un total de 8 heures de marche, soit on fait demi-tour pour reprendre une grosse dose des gorges ! La différence toutefois, c’est qu’une fois franchi le dernier / premier pont de singe, on bifurque à droite sur le fameux sentier des anciens.

Si ce sentier présente l’inconvénient (façon de parler) de grimper fort pendant quelques temps, il a l’avantage d’offrir (forcément, ça grimpe) une vue bien dégagée sur les montagnes alentours, sur le petit hameau de Llar et bien évidemment sur la fameuse corniche empruntée plus tôt ! La descente est tout aussi abrupte que la montée, passée une belle pierre tombée qui forme un tunnel, attention simplement aux feuilles, bien glissantes.

La randonnée s’achève mais la journée n’est pas encore terminée. Je décide avec mes comparses de pousser un peu plus loin, jusque Mont-Louis (en hommage au n°XIV). Je m’attendais à dire vrai à une ambiance à la Villefranche et j’ai été un brin déçu. Mont-Louis est la plus haute ville fortifiée de France, signée Vauban bien évidemment et domine les alentours, à plus de 1600 mètres d’altitude.

Si la route qui y mène est de toute beauté et si le paysage est à l’envi, la ville semblait tout juste sortir de la torpeur et de la dureté hivernale, encore engoncée et morne, rude. Le vent y soufflait fort et les remparts de la forteresse sont impressionnants, tout comme le centre commando toujours en activité en son sommet. L’ensemble, bien que superbe, était si désert qu’il m’a un peu laissé perplexe.

En tout cas, s’il était peut-être un peu tôt pour me rendre à la frontière du Conflent et de la Cerdagne, nul doute vis à vis de la qualité des paysages dans le coin… et ce n’est qu’une question de mois avant que je ne revienne, pour aller plus loin encore dans les Pyrénéens, approfondir ma connaissance du Conflent et bien sûr gravir le Canigou !

Où acheter du fromage à côté de Mont-Louis ?

J’ai découvert au hasard de ma lecture du Routard et d’un panneau affiché juste en face de l’entrée de Mont-Louis la présence d’une fromagerie dans les alentours. Il s’agit de la Fromagerie Cal Rous, située à Planes, à quelques kilomètres de la forteresse. Fromages de brebis plus ou moins affinés et savoureux, brousse à tomber par terre et autres produits… en sus d’un accueil adorable et familial. Banco (et il y a des yourtes à louer, aussi).

La carte de cette journée de balade :

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