Pyrénées-Orientales – randonnée à Villefranche-de-Conflent

Qui dit Pyrénées-Orientales dit Pyrénées et il serait forcément dommage de ne pas aller explorer les contreforts des montagnes, dans la région qui s’appelle le Conflent. Les montagnes et surtout leurs rivières se rejoignent ici dans un grand bain de paysages, avec une sentinelle comme témoin, posée en face du Canigou, la montagne sacrée des catalans.

Cette sentinelle, c’est l’un des plus villages de France : Eus. Peu avant Prades, voici sur les flancs de la montagne, à la frontière entre les Aspres et le Conflent, un ensemble de maisons bâties les unes au dessus des autres, formant une sorte de petit Minas Tirith que domine non pas un château mais une splendide église haute.

Il fait bon se balader dans les ruelles penchées et torturées de la ville haute, d’aborder l’église et ses ruines attenantes, d’observer les gorges qu’elle domine et enfin de se retourner, depuis l’un des promontoires guère éloignés de son cœur, sur un paysage incroyable. L’église, le Canigou et entre les deux, la plaine du Conflent en fleurs.

Je file maintenant vers Villefranche-de-Conflent, une superbe ville fortifiée et médiévale datant du XIème siècle et remodelée par le génie militaire Vauban. Je me gare au pied des remparts classés par l’Unesco et me dirige rapidement vers le point qui m’attire le plus aujourd’hui : une randonnée, de la grimpette, des paysages ! Entretemps, j’admire les remparts et les ruelles dans un si parfait état, avant de franchir la Têt et le drôle de vieux pont fortifié de Saint-Pierre.

C’est parti pour l’ascension ! Je remets à plus tard la visite du Fort Liberia et m’engage sur le parcours 31 du Rother sur le Languedoc-Roussillon. Direction la chapelle Saint-André et les ruines du village de Belloc, avant de rebifurquer vers le sud-ouest en direction d’une autre chapelle devenue refuge, celle de Saint-Étienne.

Alors que l’on grimpe, les vues sur le Fort Liberia et le Canigou sont à tomber par terre, tout comme celles donnant ici et là sur la plaine du Conflent et des Aspres. La chapelle esseulée de Saint-André est romantique à souhait, alors que la ligne ferroviaire se trouve masquée par les flancs des montagnes et que seul reste le Canigou.

A l’autre chapelle, c’est le paysage dans son ensemble que l’on embrasse, avec les vallées alentours et les contreforts de la montagne catalane, avec aussi par moments lors de la descente des vues superbes englobant le Fort Liberia, la magnifique Villefranche et les sommets du Conflent. Quelle merveille que cette courte randonnée d’un peu moins de quatre heures !

Il est désormais temps de visiter le Fort Liberia, créé par Vauban et remanié par Napoléon III. La forteresse est incroyable pour de multiples raisons. Son état de conservation et de restauration est remarquable mais aussi sa structure, accessible et bien balisée par un sentier assez physique qui permet de passer sous les douves principales et découvrir les conduits de défense qui permettaient de prendre à revers l’ennemi arrivé trop près des bâtiments principaux !

A l’intérieur, on retrouve un ancien four à pain, la cellule d’empoisonneuses fameuses, un ancien hôpital ou encore la délicate chapelle qui trône au centre de la cour basse, avec son drôle de clocher. Enfin, la redescente vaut aussi son pesant d’euros puisqu’elle se fait via un escalier fortifié de plus de 700 marches (on l’appelle l’escalier aux mille marches mais il y en a moins – non je n’ai pas compté) qui nous amène au gré de quelques meurtrières au pont fortifié de Saint-Pierre. Incroyable.

Retour dans Villefranche-de-Conflent pour une nouvelle balade et quelques achats dans les jolies boutiques de la ville (du miel, du miel, du miel !). L’église Saint-Jacques, avec son superbe portail du XIIème, domine la place centrale du village. Son intérieur est assez brut mais joliment décoré et on savoure encore et encore les belles ruelles de cette ville qui mérite bien son classement à l’Unesco.

Le Conflent est assurément une région magnifique, abordée rapidement lors de cette première journée que j’ai clôturée par la découverte de routes incroyables dans l’arrière-pays des Aspres, entre Caixas, Montauriol et Vives, le long d’une « route du liège » de toute beauté ! Bon, cela tombe bien pour le Conflent en tout cas puisque c’est aussi le programme de la journée suivante…

La carte de cette journée de balade :

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