Pyrénées-Orientales – visite des orgues d’Ille-sur-Têt et du viaduc d’Ansignan

Après la sortie vélo et la randonnée du Cami Ramader, force a été de constater qu’après tous ces mois de confinement et d’activité sportive très relative, les jambes n’étaient pas vraiment motivées pour s’en remettre une petite pour cette dernière journée dans les Pyrénées-Orientales.

Ainsi, des balades et visites semblaient largement plus adaptées, avec pour commencer un site majeur de la région dont je voyais régulièrement les panneaux d’indication quand je me rendais à proximité : les orgues d’Ille-sur-Têt.

Le site est tout à fait unique ; il s’agit en réalité d’un amphithéâtre de roches sédimentaires peu à peu découvertes, lavées et mises en lumière par l’érosion. Quatre millions d’années d’accumulation sédimentaire qui évoluent en permanence au gré des orages et crues avec pour résultat de belles cheminées de fée. Un petit Bryce Canyon, en somme.

La visite est assez courte car le site n’est pas non plus gigantesque mais il faut vraiment s’y arrêter pour en profiter de près. Ne pas oublier non plus en partant d’aller faire un tour sur le belvédère situé en bord de route pour prendre une belle vue d’ensemble avec les orgues d’Ille-sur-Têt à gauche, d’autres à droite et au centre, la ville et le Canigou.

Je file ensuite dans un coin des Pyrénées-Orientales que j’ai assez peu arpenté : Corbières-Fenouillèdes. On est à la frontière entre le pays catalan et le pays cathare, à quelques pas de l’Aude et des Corbières. La vallée de l’Agly que l’on emprunte est couverte de superbes vignobles, avec le petit massif du Fenouillèdes pour faire le relief. C’est joli comme tout et je choisis comme point d’escale le village d’Ansignan, agréablement perché au dessus de la vallée.

C’est vers le bas de celle-ci que le regard se porte car un édifice la traverse au milieu des vignes, franchissant l’Agly. Le pont-acqueduc d’Ansignan date de l’ère romaine où il conduisait l’eau à travers la vallée et a subi plusieurs modifications au fil des siècles, devenant un pont couvert sur l’Agly et se dotant même d’un moulin si j’ai bien suivi !

Il ne faut en tout cas pas l’observer de loin mais bien s’en rapprocher, soit via une petite route qui y mène, soit via un chemin qui descend du village. On découvre alors l’eau qui s’écoule encore dans l’aqueduc tandis que les belles arches médiévales font office de pont, splendide. Un superbe ouvrage à ne pas manquer, sans oublier le cadre superbe dans lequel il s’inscrit.

En fin de journée, sur le chemin du retour vers Céret, je fais également un tour dans la vieille ville de Ille-sur-Têt, très photogénique vue d’un peu loin avec le Canigou et les Aspres en fond. Vu d’un peu plus près, l’église Saint-Etienne-del-Pradaguet était tout aussi belle, avec un portail en marbre blanc tout à fait splendide. Les ruelles étaient également sympathiques mais assez désespérément vides comme c’est souvent le cas désormais des vieux centres médiévaux, sauf rares exceptions classées et ultra touristiques… Je passe aussi devant l’Hospici d’Illa où le masque était obligatoire et je n’en avais point. Il faudra éventuellement revenir car il paraît que la collection de pièces d’art sacré vaut le détour !

La carte de cette journée de balade :

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.