Côte d’Azur – Saint-Tropez, Bormes-les-Mimosas et Ramatuelle

Continuons à tordre quelques cous aujourd’hui après ceux de la Ciotat et de Cassis : la Côte d’Azur, ses merveilles et ses horreurs. Ses phares emblématiques aussi avec quelques noms aussi fameux que ceux de la jet-set : Saint-Tropez, Bormes-les-Mimosas, Ramatuelle. Autant de villes et villages traversés le temps de deux journées regroupées dans un seul article.

Je commence par le dernier village, accroché à son éperon rocheux et dominant une campagne délicate et encore préservée. Le soleil se couche au moment où j’arrive sur les lieux, aussi n’en profiterai-je que peu, même si le froid se fait gentiment absent et qu’un bon 18°c trotte encore sur les murs et dans les ruelles de la cité (médiévale ?). Ramatuelle est un peu discrète et il fait bon boire un coup au Café de l’Ormeau, on a envie de flâner dans ses ruelles pentues menant à sa petite et délicate église. A la fois, on se sent un peu étranger, même à cette saison où seuls les quelques locaux vivant encore ici à l’année résident. Il faudra que je revienne car ce que j’ai vu doit être encore plus agréable lorsque le soleil brûle les couleurs et que les ruelles ombragées deviennent autant de bouffées d’oxygène matinées du parfum des fleurs.

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On continue avec Bormes-les-Mimosas. Bormes, c’est… sans mimosas en cette saison mais avec une profusion de verdure et des lumières incroyables sur autant de murs et ruelles colorés. Pas besoin de beaucoup de mots, les photos feront bien l’affaire et si la ville doit être bondée en pleine saison, elle est fort agréablement peu peuplée l’hiver ! Reste que le soleil est là, les ruelles et une grande partie de la végétation aussi. Verdict : paradis. Seul bémol ? La vue sur la côte, gâchée par la verrue putride qu’est le Lavandou avec ses barres balnéaires que l’on souhaiterait voir disparaître.

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On termine maintenant, après la presque déception Ramatuelle et la très sympathique Bormes-les-Mimosas, par l’un des phares de la Côte d’Azur : Saint-Tropez. De Saint-Tropez, autant vous dire que je ne pensais pas grand chose de bien. Du strass, des paillettes, du show-off, une succursale dégoûtante de ce que je hais le plus chez certain(e)s, de la vanité et ainsi de suite. Sauf que c’est beau. Force est de constater que c’est diablement beau. C’est fou, ce qu’ils arrivent à faire, les riches, parfois. Les ruelles de Saint-Tropez, depuis son port clinquant mais charmant, sont un dédale délicieux de couleurs, de propreté, de délicatesse. C’est beau et bon comme du bon pain mais c’est d’autant plus beau qu’il n’y a pas grand monde en cette saison. Aurais-je été sous le charme en plein été ? Je suis certain du contraire.

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Ce qui est joli également, à Saint-Tropez, c’est le fort. Dominant la ville au milieu d’un parterre d’arbres se dresse celui qui fut le garant pendant des années de la tranquillité de la baie de Saint-Tropez. Ses murailles massives qui se dorent au soleil d’hiver abritent un cœur encore plus fortifié, lui-même accueillant en son sein un musée du fort et de la région fort intéressant. La visite du lieu mais également du musée vaut donc le détour et la lumière sur la baie, en fin de journée, est un régal.

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Verdict ? Ramatuelle est un peu secrète et timide, ne se révélant que peu et abritant sûrement quelques trésors dans ces ruelles. Il faudra revenir pour en avoir le cœur net. Bormes-les-Mimosas est un splendide village aux tons dorés et aux plantes innombrables. Un régal pour les yeux dans lequel j’aurais encore plaisir à flâner. Saint-Tropez enfin, a des charmes indubitables, parfaitement entretenus par l’afflux d’argent de ses visiteurs nombreux et plus ou moins fortunés. Le charme opère en basse saison. C’est la conclusion pour ces trois lieux emblématiques, sûrement horribles à vivre (selon mes critères) en haute saison, insupportables même pour moi et qui, à la faveur d’un hiver empli de douceur, trouvent enfin grâce à mes yeux et confirment s’il en était besoin que la Côte d’Azur, bien apprivoisée et approchée, est un véritable bonbon pour le flâneur.

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