Provence – le massif de la Sainte-Baume

L’avantage des voyages, c’est qu’on découvre souvent beaucoup de choses et qu’on en apprend même un peu. Par exemple : le troisième tombeau de la Chrétienté est situé en Provence Verte, à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Ce nom est long, j’en conviens, mais il rend hommage au prodigieux massif situé à quelques encablures de la ville et de sa glorieuse basilique.

Le plateau, gigantesque, accueille notamment une grotte singulière : la grotte de Marie-Madeleine. Le Chemin des Roys y mène, autrefois emprunté par Charles II d’Anjou et ses successeurs, jusque Louis XIV en 1660. La grotte a abrité les reliques attribuées à Sainte-Marie-Madeleine et on font donc un lieu de pèlerinage important. Une balade qui vaut le détour, avec ou sans Foi, ne serait-ce que pour le spectacle de son monastère accroché à la falaise et donnant sur la grotte.

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On redescend de ce lieu presque saint pour retrouver Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (diantre, que c’est long !). La ville accueille une splendide basilique ainsi qu’un majestueux couvent transformé en hôtel. La façade de la basilique ne manquera pas de surprendre, très brute et épurée avec un portail central inachevé pour ce qui est donc le troisième tombeau de la chrétienté.

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La hauteur et la largeur de l’édifice restent impressionnants mais c’est bien à l’intérieur que se trouve une petite merveille : le retable de la Passion. Au bout de la nef, gigantesque en soi, on remarque un Chœur sublime et enfin cette peinture sur bois, tout aussi splendide. La Chaire est également splendide, tout comme les orgues et enfin, pour finir, la crypte qui accueille donc les reliques attribuées à Marie-Madeleine. Visite indispensable, vous l’aurez compris, que Saint-Maximin.

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Pas très loin de Saint-Maximin, on n’oubliera pas toutefois d’aller jeter un œil à l’Abbaye de la Celle, ancien monastère féminin de grande renommée jusqu’en 1660, date à laquelle Mazarin décide de transférer les moniales à Aix. L’endroit, habité dès l’Âge du fer et construit sur une ancienne villa romaine, est en pleine réfaction par le Conseil Général du Var. L’église Sainte-Marie est impressionnante, tout comme les grandes salles et l’architecture « croisée » née des superpositions entre villa, premier monastère puis second monastère. Un lieu riche d’histoire et qui, s’il pourrait paraître décevant au premier abord, ne cessera de s’enrichir et de s’embellir dans les années à venir. Ne le manquez pas, donc.

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