Provence – escale à Porquerolles

Premier janvier 2015. Il est tôt, un peu trop tôt d’ailleurs pour se lever mais le bateau n’attend pas et il serait dommage de ne pas passer suffisamment de temps à l’endroit qui nous intéresse : l’île de Porquerolles. Située au bout de la presqu’île de Giens, à quelques encablures seulement de la côte et du massif des Maures, ce bout de terre a tout du paradis terrestre, intouché ou presque, si ce n’est par les plus aisés.

Car oui, Porquerolles fut un cadeau d’un riche à une riche, un cadeau d’amour certes et une belle histoire qui se termine d’ailleurs par la mise à disposition de l’île à toutes et à tous avec comme seule limitation l’interdiction de bâtir, de construire, de détruire à tout va. Le but est noble mais l’offre étant pauvre, la demande explose et les tarifs avec, forcément. Qu’importe, Porquerolles se vit bien malgré cela, au départ du fort de la Tour Fondue, scrutant les îles d’Hyères de ses murailles à priori impénétrables.

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Alors on vogue. Le soleil donne l’impression de se lever à peine, c’est d’ailleurs plus ou moins le cas tant on dirait qu’il est tôt dans notre corps encore empreint du souvenir de la bergerie en Provence Verte. Mais nous sommes désormais en 2015 et il fait tout juste frais. Des silhouettes de Langoustier apparaissent, le village de Porquerolles aussi et les voix se taisent sur le navire qui trace son cap sur une mer incroyablement calme. On débarque. Le vieux port de Porquerolles est habité de beaux voiliers, plus ou moins modernes. De quelques yachts aussi. Quelle crise ? Alors on s’éloigne, regardant rapidement le charme sympathique du village. Au dessus trône le fort de Ste. Agathe, datant de la première construction de l’île. Ses murailles impressionnent presque autant que sa vue sur la plage de la Courtade ou sur les quelques champs avoisinants qui se laissent découvrir à quelques encablures du village.

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On continue la balade vers le sud de l’île, on dépasse le moulin du Bonheur pour bifurquer vers la Grande Cale. Ce n’est pas le chemin le plus rapide vers le phare qui trône sur la côte sud mais il est quasiment désert et la vue sur cette grande baie depuis les falaises vaut largement le détour.

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Le chemin continue ensuite en longeant la côte en direction de la calanque de l’Indienne que surplombe le Phare de Porquerolles. Je n’avais pas cette vision de falaises pour Porquerolles, plutôt des baies, des plages. En réalité, la côte Sud est une succession de criques et de falaises impressionnantes, magnifiques !

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Le chemin continue en longeant la côte, du moins c’est celui que je choisis. Beaucoup de kilomètres mais on abandonne très vite les quelques maisons à proximité du phare pour lézarder dans une nature intouchée et une forêt / maquis qui parfume allégrement les marcheurs. Il fait un bon 20°c. Je suis en t-shirt le 1er Janvier. Je crois que j’aime beaucoup Porquerolles pour son côté nature préservée.

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Le temps a passé bien trop vite. Alors que l’on aperçoit la pointe du Brégançonnet et ce qui semble être le Fort du Grand Langoustier, il est malheureusement temps de reprendre la route du village de Porquerolles. Pour découvrir le reste de l’île, il faudra absolument – mince alors – revenir. On traverse alors la Plaine du Brégançonnet avec ses multiples parcelles de vigne, pour découvrir enfin la Plage d’Argent, l’une des jolies plages de l’île. En plein hiver, c’est relativement désert mais on voit surtout que la plage est laissée à sa vie tranquille, en attendant d’être nettoyée au retour de la belle saison.

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Fin de journée. Après un dernier verre de vin du coin avalé en terrasse, léché par un dernier rayon de soleil, j’embarque de nouveau en direction de Giens. Le soleil découpe les silhouettes de l’île. Fort Sainte-Agathe. Île du Petit Langoustier. Enfin la Tour Fondue, de nouveau. Retour à travers les terres, de nuit, vers la Provence Verte. Porquerolles fut une splendide découverte, une confirmation de bien des images vues ici et là la décrivant comme un paradis mais également une surprise avec son côté sauvage et préservé sur de longs kilomètres de falaises avec comme seuls compagnons la mer, le soleil et les parfums du maquis.

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