Maine-et-Loire – châteaux du Plessis-Macé et du Plessis-Bourré

Après la visite du château de Serrant, il n’est pas évident de faire mieux car vraiment, j’ai attaqué fort pour cette première journée en Anjou ! Il ne faudra donc pas moins de deux lieux pour tenter de porter le flambeau de l’émerveillement : le château du Plessis-Macé et celui du Plessis-Bourré.

Des noms assez semblables, de part et d’autre de la Mayenne, au nord d’Angers. Le premier est une superbe forteresse du XIIIème siècle, réaménagée en château de plaisance au XVème. Si les photos à l’intérieur du logis sont interdites (du joli mobilier et plein d’anecdotes, ce n’est pas Serrant mais ça vaut le coup néanmoins), l’extérieur régale les rétines.

A l’intérieur de l’enceinte médiévale au sommet de laquelle on peut se promener se love un superbe logis du XVème siècle, manié et remanié avec un incongru balcon en tuffeau et des encorbellements de fenêtre du même matériau. Le logis, né médiéval, s’est agrandi et embourgeoisé, redevenant à un moment une grande ferme également.

On ne manquera pas non plus la chapelle de la même époque, superbe, avec sa tribune toute de bois sculpté dans un style gothique flamboyant. Si on ajoute à cela de belles vues au nord, le donjon en ruines au charme démesuré et quelques grands arbres remarquables, on tient avec le Plessis-Macé un petit château tout à fait remarquable.

Franchissons désormais la Mayenne et partons affronter les hordes d’enfants rôdant le parc du château du Plessis-Bourré ! Lui aussi, comme le château de Serrant, est dans un état remarquable, ayant évité la plupart des affres de l’Histoire.

La visite est aujourd’hui libre mais les pièces sont très bien documentées, c’est heureux car le mobilier est plutôt remarquable, avec aussi et surtout une salle des gardes aux caissons de plafond peints d’allégories alchimiques et grivoises. Un régal !

A l’extérieur, on se régale de l’élégance du château, présentant à la fois la finesse du style Renaissance par endroits mais aussi assez médiéval avec ses tours, son chemin de ronde apparent ici et là et ses douves, massives. L’endroit, que j’avoue avoir traversé assez vite du fait de la “foule” participant à la chasse aux eaux, mérite très (très) largement un détour.

Pour terminer la journée, je tente une escale / boisson sur le bord de la Mayenne, à la recherche d’une guinguette sympathique. Je jette mon dévolu sur Grez-Neuville, arpentant quelques rues, découvrant sa belle église et… finissant par jeter l’éponge, tout étant fermé ! Direction les Ponts-de-Cé et sa belle guinguette, En Rouge & Loire. Adresse validée… et qui me donne elle aussi envie de revenir !