Isère – randonnée au lac Lauvitel et ascension du col du Vallon

La météo s’annonçant particulièrement bonne pour cette première journée à la frontière de l’Isère et des Hautes-Alpes, je suis parti faire un tour dans la vallée du Vénéon pour un grand classique du par national des Écrins : le lac du Lauvitel, avec un petit complément, à savoir l’ascension du col du Vallon.

Il s’agit en fait d’une portion de la randonnée #3 du Rother, qui dure quand on fait la boucle complète la bagatelle de 9h35 ! Il est d’ailleurs conseillé de la faire en deux jours. De mon côté, j’ai donc fait une sorte d’aller et retour depuis le parking de la Danchère (1635 m D+, 14.5 km, env. 6h).

Les 600 premiers mètres de dénivelée se font à l’ombre, dans la forêt. On découvre de jolis sommets, la plupart souvent à l’ombre de la matinée. Les cabanes du Lauvitel apparaissent enfin et le lac, éponyme, est bien là, joyau bleuté niché dans son cirque montagneux. Superbe.

C’est maintenant que ça se corse, avec quelques 1000 m à gravir ! La première section est particulièrement raide, grimpant sur le flanc ouest du lac, sinuant tant bien que mal sur la pente pour nous faire prendre des mètres sans trop faire souffrir les mollets. Quelques zones sont également bien exposées, mais sécurisées par des cordes et chaînes pour ceux souffrant du vertige.

Tout au long de cette première section d’ascension, on bénéficie de vues superbes sur le lac Lauvitel, qui prend peu à peu le soleil. Les nuages font gentiment leur apparition, couvrant le Rochail et la pointe de Malhaubert. Au dessus de nous ? L’aiguille de Venosc, massive !

Le lac disparaît peu à peu, cédant la place à un alpage très rocailleux. La Tête de la Muraillette fait son apparition, signalant l’arrivée toute proche. Le Col du Vallon n’est plus très loin, bien calé à 2531 mètres d’altitude. L’arrivée, enfin, après une traversée un peu éreintante sur la fin.

Le voilà enfin. La pause déjeuner est plus que méritée ici, idéale même, que l’on fasse la boucle complète ou seulement cet aller et retour comme moi aujourd’hui. Le Lac de la Muzelle et son refuge musardent au soleil, tandis qu’un hélico de sauvetage s’entraîner à faire des boucles entre le glacier de la Muzelle et sa grande roche et le lac. La roche percée et les cheminées de fée, situées à quelques encâblures du refuge, se laissent également entrevoir au loin. C’est de toute beauté.

Tout ça pour ça ? Oui. Cela en valait l’effort et puis c’était aussi l’occasion de se prouver que 1600 m de D+, eh bien ça passe crème comme disent… plus personne en fait. Mais ça passe. La descente est longue, forcément, mais le lac Lauvitel réapparaît bien vite, ensoleillé intégralement désormais et d’un bleu éclatant.

C’est un appel à la baignade on ne peut plus clair… dont acte, dans une petite crique bien isolée et dans le plus simple appareil ! L’eau est bien fraîche, vivifiante et fait un bien fou aux muscles qui ont mérité cette sorte de cryothérapie. La baignade dans les lacs des Écrins est autorisée, pour la plupart. Il ne faut toutefois pas en abuser et éviter si possible la crème solaire et autres.

Quelle belle randonnée, une fois de plus ! Gageons que la suite, toujours dans la vallée du Vénéon, sera du même acabit. A dire vrai, je n’ai pas trop de doutes…

La carte de cette journée :

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