En balade le long du Canal de l’Ourcq

Samedi dernier, l’idée d’une balade le long du Canal de l’Ourcq a fait son chemin dans ma petite tête et s’est concrétisée par une balade en direction des bassins de la Villette pour y attraper les navettes fluviales qui poussent jusqu’à Aulnay-sous-Bois. Manque de pot, une queue interminable s’y presse et à défaut de balade au frais, une balade le long du Canal Saint-Martin jusqu’à la Seine fera l’affaire en attendant le lendemain.

10h45, première navette, directe jusqu’à Aulnay. Une foule de vieux se presse tandis que quelques couples de jeunes déambulent entre eux en se demandant un peu ce qu’ils foutent là, nous inclus. Qu’ils sont bruyants ces vieux ! Pires que des mômes. Et pourtant, des mômes, il y en a, y compris la petite morveuse qui fait son intéressante pour détourner le regard de son père de sa toute petite sœur. Ahhh, les enfants. Comme les vieux, finalement.

Mais peu importe, on s’assoit, on tâte le vieux bois du bout des doigts et de l’extrémité du séant pour convenir d’une chose : il est dur et on est bien heureux d’avoir pris la navette express plutôt que l’omnibus qui met deux fois plus de temps pour atteindre Aulnay.

La visite est commentée et une douce voix nous conte l’histoire du Canal, de sa naissance napoléonienne à sa réfaction moderne en passant par la Commune et les deux guerres, bombardements inclus. L’industrie a toute sa place ici et on passe de friche industrielle en friche industrielle sans coup férir. C’est aussi l’occasion pour la douce voix de nous parler d’un Conforama, le plus grand avec celui de Colombes. Euh. What the f… ? Sérieusement, je ne vois pas l’intérêt d’un grand nombre d’informations dans ce discours pré-enregistré. A moins qu’il ne s’agisse des sponsors de cette activité. Quand bien même, pas un mot sur les camps de Roms que nous longeons non loin du Conforama ni de ces sans-abris squattant un quelconque bâtiment presque effondré. Pourtant, on les voit. Il y a même des vieux qui leur font des coucous de la main.

Qu’importe, la balade est agréable et si les paysages ne sont pas non plus monstrueux, ils traduisent parfaitement le passé de cette zone et ce que pourrait être son avenir. C’est sur ce questionnement que l’on arrive à Aulnay-sous-Bois, terminus, tout le monde descend !

La partie la plus ancienne du Canal s’étend alors jusqu’à la Marne (oui bon c’est loin, nous n’irons pas jusque là). Plus étroit, plus secret, plus sauvage, cette portion du Canal est toutefois bien colonisée et bordée de maisons jusqu’à l’Écluse de Sevran.

Et puis, après, l’ombre gagne du terrain au fur et à mesure que les arbres se resserrent et grimpent en hauteur. Quelques vieux ponts touffus passent de bord en bord, une flûte de l’Ourcq pointe le bout de son nez au niveau du RER Vert-Galant qui sera notre terminus après une balade de quelques kilomètres à pieds.

La balade s’achève. On songe à revenir en vélo, histoire de pousser plus loin. Pourquoi pas jusqu’à la Marne ?

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4 Comments

  1. says: Philippe

    Bien. ça continue. Tu nous as donc raconté Versailles où je suis né, puis promené en vallée de Chevreuse que j’ai sillonnée en tous sens durant les 15 années où j’y ai vécu. 
    Et là tu prends le bateau à Stalingrad où j’habite pour te balader sur le canal de l’Ourcq le long duquel je cours. Mais leave me alone :)!

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