Essai – Volvo XC90 D5 AWD Inscription

Attendu, le nouveau XC90 ? Tellement ! La précédente génération est née il y a si longtemps qu’il est indécent de rappeler la date exacte. Certes, vous allez me dire que le gros 4×4/SUV de la marque continuait de bien se défendre avec notamment des capacités en franchissement bien loin du ridicule des 4×4 de ville d’aujourd’hui et vous aurez raison. Néanmoins, il était plus que temps de voir venir le renouveau et il est finalement arrivé en 2015. Voici donc le nouveau Volvo X90 D5 AWD en finition Inscription, premier modèle de la toute nouvelle plateforme SPA de la marque.

Le Volvo XC90 est bien sûr un challenge à lui tout seul tant il remplace un modèle phare. Il est toutefois doublement important puisqu’il est aussi un démonstrateur de ce que le constructeur suédois va introduire dans le futur avec les remplaçantes de ses moyennes et grandes berlines, toutes basées sur la même plateforme SPA. Le XC90 se doit donc à double titre d’être exceptionnel et à la pointe de la technologie et de la sécurité, réputation de la marque oblige !

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Commençons le tour du propriétaire, préfigurant lui aussi la future identité stylistique de la marque ! Démonstrateur, vous dis-je, de bout en bout. Si vous aimez, vous allez sûrement être infiniment amoureux des véhicules à venir, plus fins et racés que ce XC90 somme toute « lourd » de part sa nature de grand baroudeur. Si vous détestez, ma foi il va falloir vous y faire car les nouveaux codes stylistiques de la marque, introduits par la trilogie de concepts en 2014, sont bel et bien présents sur le XC90. La calandre toute de chrome trône, statutaire au possible, au cœur de la face avant. Verticale, presque agressive, elle joue de la profondeur et des belles découpes pour ne pas donner l’impression d’un bloc d’aluminium et met bien en valeur le blason de la marque et l’habituelle trait qui barre l’ensemble. C’est du Volvo dans le texte, mais avec une dose d’interprétation moderne en sus. Les sous-cils de chrome, les feux anti-brouillards et la grande barre chromée en bas complètent le tableau.

Ce que l’on remarque encore plus, c’est le regard. Représentant le marteau de Thor, son dessin est issu de la trilogie dont je parlais précédemment. C’est une identité visuelle indubitablement forte mais c’est surtout une identité qui a une histoire, une logique, un prolongement culturel. On est loin ici des feux certes forts jolis de beaucoup d’autres automobiles mais qui n’ont aucune justification que le plaisir du designer maison. Là-aussi, j’espère que vous aimez (c’est mon cas) car ce regard est bien parti pour s’installer durablement dans le paysage automobile ! On continue le petit tour avec le capot bien sculpté, des rétroviseurs massifs comme souvent sur les SUV (beurk), des jupes portant le logo de la finition et enfin des roues en 20 pouces de toute beauté, chaussées en ContiSportContact spécial SUV (à flancs hauts, donc).

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L’arrière, tout comme l’avant, est une réinterprétation moderne de ce qui fait qu’on identifie clairement une Volvo. Si le patronyme, la motorisation et autres sont évidemment indiqués, ce sont les feux caractéristiques mais revus et corrigés d’un point de vue technologique que l’on voit avant toute autre chose. On notera enfin la double sortie d’échappement intégrée au pare-chocs pour un bilan certes massif, gabarit oblige, mais équilibré et avec suffisamment de galbes et d’éléments de design distinctifs pour que le XC90 n’apparaisse pas comme étant un gros bloc de métal sur roues (Q7, si tu m’entends…).

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Je ne suis pas un gros client SUV, ce n’est donc pas une surprise si je vous dis que je n’achèterai jamais ce genre de véhicule. Je les essaie quand l’envie est forte, réelle. Ce fut le cas avec SQ5, c’est ici aussi le cas avec XC90 : je crevais d’envie de l’essayer. Parce que c’est une Volvo et que la marque m’est chère, parce que c’est l’avenir de la marque et parce que c’est un symbole de renouveau après l’acquisition par Geely. Force est de constater que ce XC90, certes intégralement conçu en Suède, conserve une identité forte, une allure forte et des proportions agréables à l’œil, mêlant juste ce qu’il faut de statutaire chic, d’allure un peu baroudeuse et une once de dynamisme un brin sportif. L’équilibre est à mes yeux parfait si l’on excepte les vilains rétroviseurs et je ne vois rien à redire quant au design extérieur de ce nouveau Volvo XC90 D5 AWD dans la finition que j’ai essayée et dans d’autres aperçues sur le parking de Volvo France (ce blanc… meh). Tiens, tant qu’on y est : petit comparatif visuel avec une ancienne génération, croisée fort opportunément en bordure de chemin de randonnée !

Je parlais tout à l’heure de technologie : vous noterez bien sur l’ensemble des photos de détails que des capteurs et caméras sont logés un peu partout sur le nouveau XC90 ! Caméras sous rétroviseurs, capteurs sous poignées, caméra pare-brise mais aussi sur la calandre à l’avant et à l’arrière, capteurs de proxy sur toute la ceinture de caisse et détecteur d’angle mort : il y en partout et je reviendrai plus bas sur les fonctions qui sont associées à tous ces équipements.

 L’intérieur, maintenant… Quiconque a déjà voyagé dans une Volvo sait qu’on n’est pas dans une allemande, pas dans une anglaise, ni une française, encore moins une italienne. C’est encore autre chose. Le maître mot est le confort et le bien-être et je me souviens d’avoir été surpris dans S60 et les diverses V40 que j’ai pu essayer de cette omniprésence de lumière, des tons en général chaleureux et de l’aspect fonctionnel des choses. On a la sensation que les suédois ont compris le sens du mot « design » et l’emploient avec ferveur, livrant des habitacles réussis à chaque fois, malgré des assemblages et matériaux parfois vieillissants pour les anciens véhicules. Le Volvo XC90 de nouvelle génération était justement l’occasion pour la marque de mettre à jour nombre de composants, de changer de fournisseurs et aussi de se mettre à jour en terme d’infotainment après des upgrades temporaires réussis sur le XC60 notamment.

Pour être tout à fait transparent et avant d’aller plus loin : sachez que je ne suis pas du tout satisfait de mes photos de l’habitacle, bien plus lumineux en réalité avec le gigantesque toit vitré, accessoire indispensable dans les véhicules modernes tant il transfigure le voyage. Mais bref, voyez plutôt !

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Commençons par les sièges. Ventilés, chauffants, dotés de plusieurs fonctions de réglage, ils sont tout à fait ergonomiques et se règlent du bout du doigt. Le pilotage des fonctions de température se fait à l’écran, en quelques clics là-aussi, permettant de libérer la console centrale de nombre de boutons. Gainés de cuir arborant le pavillon suédois, ils participent au confort général, un sans faute qui ne mériterait qu’un peu de massage en plus pour toucher au parfait.

Comme dans tous les véhicules, on retrouve toujours la schizophrénie du réglage de sièges : des touches à l’écran, du réglage dans l’assise du siège et ENSUITE, la mémorisation sur les panneaux de porte. Cela changera, un jour, mais pas aujourd’hui. Cela me fournit en tout cas une transition facile pour parler desdits panneaux, un des points forts de l’habitacle de XC90. Cuir bien tendu et cousu, beaux plastiques moussés sur la partie haute et enfin, insert en aluminium et poignées splendides. Mêmes les boutons de commande des fenêtre et rétroviseurs sont d’un joli plastique brillant, salissant certes, mais joli ! Un sans faute qui laisse aussi entrevoir la suite de mon propos : le système son…

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Le système-son, parlons-en tiens ! Signé Bowers & Wilkins et doté d’un nombre trop grand de haut-parleurs pour que je les énumère (et j’ai la flemme de jouer au journaliste en vous récitant la fiche constructeur), c’est assez simplement le meilleur système son automobile qu’il m’ait été donné d’entendre à ce jour. Avec le haut-parleur central, le caisson de basse et leurs autres amis, on évolue dans une ambiance sonore 99% parfaite pour mes menues oreilles. Plusieurs modes d’ambiance sonore sont disponibles, au delà des réglages usuels et des balances habituelles, le volume étant quant à lui accessible au volant ou à la console centrale avec un joli bouton. En plus du « Studio » et du « Scène » (déjà sympathique pour des sons typés concert), il y a le mode Gothenburg Concert Hall. Oui, les ingénieurs son de Volvo ont modélisé la réponse sonore de la salle de l’orchestre symphonique de la ville mère de la marque dans le Volvo XC90. De grands malades, indubitablement, sauf que ça fonctionne et que l’expérience sonore est transformée ! Du morceau à la radio aux fichiers accessibles via le port USB du vide poches central, en passant par Spotify &co, on (re)découvre sa musique et franchement, très franchement, je n’ai jamais entendu une telle qualité sonore dans une voiture. Autant dans une sportive, je m’en contrefous, autant dans un véhicule destiné à faire des milliers et des milliers de kilomètres, c’est un énorme régal.

Bémol ? Oui, un bémol. La partie basse des portières, en plastique un peu plus brut et située à côté d’un des HP de mediums vibre quand on pousse le volume un peu fort. Il va falloir songer à augmenter certaines épaisseurs de plastique pour changer les modes de résonance ! C’est donc la seule anicroche occasionnelle à un  système son par ailleurs parfait.

Je prends mon temps pour faire le tour du propriétaire mais il faut bien dire que ce XC90 est une somme de nouveautés, alors autant faire les choses comme il le faut ! Le volant est très sobre, avec une jante de cuir assez fine et parfaitement circulaire. Le logo Volvo trône au centre, sobre lui aussi et ce sont les deux pavés en plastique brillant qui attirent l’attention. C’est une belle idée pour ce qui est de l’apparence à neuf, c’est un peu moins pertinent quand les heures s’accumulent et avec elles les traces de doigts. Mention bien en revanche pour le plastique central et celui des comodos, légèrement pailleté.

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Derrière, l’écran totalement numérique s’illumine à la mise du contact. Il reprend toutes les fonctionnalités habituelles, tandis qu’un sous menu apparaît dans son coin inférieur droit sur pression d’une touche au volant. On y retrouve alors les derniers éléments utilisés : navigation, média, téléphone, informations du voyage. Le combiné s’occupe également d’afficher la partie régulation de la conduite avec trois modes disponibles : un limiteur, un régulateur adaptatif et un mode « bouchons » jusque 40 ou 50 km/h. Le premier est une fonction très classique, toujours utile. Le second est plutôt réussi puisque, couplé à un bon dosage de la distance de déclenchement, il se montre assez doux dans ses régulations de vitesse. Ce n’est toutefois pas le meilleur que j’aie testé. Enfin, le mode bouchons qui rend le véhicule autonome est vraiment agréable puisque la voiture freine, accélère et se maintient en ligne sans qu’on y prête garde. Pratique pour le chassé croisé du 1er août.

Du classique en terme d’affichage comme vous pouvez le voir mais un bel écran et une ergonomie bien pensée pour afficher l’essentiel (la grande carte, les compteurs, basta) et permettre d’activer nombre de fonctions (media, téléphone, etc.) sans lâcher le volant et sans réfléchir dix minutes à la touche à utiliser. Ce rationalisme se retrouve au centre de la voiture, entre le tunnel et la console centrale. Le premier est plutôt dénudé avec le bouton de parking et d’auto-hold (Volvo fait le choix du conducteur responsable de son frein de parking, comme les allemands et pas comme les français), un bouton de sélection de mode et le contacteur. A droite, un beau vide-poches avec un joli panneau escamotable. L’ensemble est partiellement en plastique laqué, partiellement en cuir. Les deux boutons principaux ressortent joliment et ce sont bien eux qui m’intéressent. Le contacteur est une originalité et et une singularité que j’aime beaucoup : c’est un bouton rotatif et non pas un push comme dans tout le reste de la planète auto. Rotation à droite, start. Rotation à gauche, off. Simple, différent, servi par un beau bouton. J’adore. Je suis en revanche moins fan du bouton de sélection de mode sur lequel il faut d’abord cliquer, puis tourner. Le clic n’est pas très ergonomique, dira-t-on. Peut mieux faire. Enfin, le levier de vitesse, très simple et presque sobre par rapport au reste, un peu dommage.

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L’écran, maintenant ! C’est LA grande nouveauté au centre du Volvo XC90 et la marque a beaucoup communiqué dessus avant le lancement de son navire amiral. Réussi ? Réussi. Le concept est comme pour le switch contact différent, singulier et pourtant évident. Trois écrans que l’on peut afficher, un slide de gauche à droite pour le faire et inversement. Écran de gauche : les fonctions de sécurité et divers réglages de la voiture. Au centre : le regroupement de toutes les fonctions majeures. A droite, une sélection de fonctions et celle que l’on choisit se retrouve justement affichée au bas de l’écran central. Préférence pour les réglages sonores en ce qui me concerne afin de me retrouver rapidement avec l’orchestre symphonique de Göteborg ! La première photo ci-dessous vous montre le fameux écran de droite, les suivantes le contenu de l’écran de gauche ! Au menu : activation/désactivation du BLIS (sensible ce qu’il faut), maintien en ligne, parking automatique (fonctionne à merveille), réglage de l’affichage tête haute (fonctionne lui aussi à merveille), caméra globale de l’automobile (idem ! fonction indispensable sur un tel gabarit d’ailleurs), limitation automatique de vitesse avec la lecture des panneaux (testé et approuvé) et ainsi de suite, jusqu’à l’entretien des essuie glace qui intègrent les buses d’arrosage. Chaque fonction est ainsi très facilement activable / désactivable et je trouve ce concept extrêmement bien pensé et fichu puisqu’on peut, au contraire de nombreuses voitures, décider d’utiliser ou non les fonctions disponibles très facilement.

Pour ce qui est de l’écran central maintenant, cœur du dispositif, il se présente comme une grande feuille séparée en quatre blocs. Les trois premiers sont inamovibles : navigation, média, téléphone. Le dernier est paramétrage comme évoqué précédemment et la partie basse regroupe les informations de climatisation.

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La climatisation se règle très facilement avec reprise sur écran tactile des différentes zones / modes qui étaient cliquables sur les anciennes Volvo : jambes, buste, tête. Un clic, un autre, on active ou pas. On notera enfin le petit écran tactile pour la climatisation à l’arrière. Une jolie attention pour éviter les jalousies !

Le centre, le centre, désormais. Chaque quart de l’écran qui regroupe l’essentiel des informations est cliquable et permet en quelque sorte d’ouvrir les fonctions, le menu. Un clic supplémentaire et on referme le menu pour afficher de nouveau le grand écran d’accueil. Exemples ci-dessous avec les médias ou encore le téléphone.

Cet ensemble est une fois encore instinctif et bien pensé. Je n’ai eu aucun problème à l’utiliser et il m’est même devenu assez indispensable, se positionnant juste derrière le Virtual Cockpit en terme de « perfection » à utiliser. Avantage de Volvo : le passager peut aussi l’utiliser, ce qui n’est bien sûr pas le cas du Virtual Cockpit de la marque aux anneaux. Finissons la revue de détail avec la navigation, que l’on peut afficher en mode réduit ou « maximiser » sur l’ensemble de l’écran. L’écriture se fait soit au clavier, soit en dessinant directement sur l’écran. Plutôt instinctif et bien pensé mais l’écran est un peu loin et dessiner sur l’écran en roulant n’est pas des plus pratiques à mon sens. Nombreux points d’intérêts disponibles également mais cela manque d’un peu de pertinence. Croyez-le ou non mais je me suis perdu une ou deux fois avec ce GPS… Quelques réglages à prévoir je pense pour permettre au conducteur de « mieux » choisir entre deux ou trois destinations homonymes ! Bref : cet écran est un quasi sans-faute, si l’on excepte donc ce GPS un peu taquin par moments. A voir si cela pose problème à l’usage général des acheteurs mais je ne le pense pas.

On a donc vu ensemble que ce Volvo XC90 D5 AWD est plutôt du genre beau et plutôt du genre très bien équipé et bien pensé. Rien à signaler ? Quasiment. Quelques vibrations dans la portière, un GPS un peu taquin, un bouton cliquable pour les drive mode pas évident et deux trois bricoles : on est dans le domaine du détail qui ne chiffonne pas trop et c’est heureux pour ce modèle qui se veut démonstrateur ! Il est temps de savoir ce qu’il se passe au volant désormais, puisque vous avez compris que cet habitacle est un régal à vivre au quotidien, par son calme, son élégance et sa praticité. Alors on sort la clé, recouverte de cuir et également singulière et on éveille le diesel de 225 chevaux et 470 Nm.

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Il s’ébroue tranquillement. Peu de vibrations, peu de bruits parasites. A bas régime comme à l’accélération, la sonorité a été travaillée pour ne pas être trop audible, ni trop métallique. Les garnitures isolantes doivent être légion entre le compartiment moteur et l’habitacle avec comme conséquence une bonne isolation phonique, accentuée par le système son qui couvre le reste. A l’usage, le Volvo XC90 est par conséquent très discret et silencieux, ronflant tranquillement quand on le sollicite.

Cette sensation de tranquillité et de silence est renforcée par la monte pneumatique. Volvo a travaillé sur le juste compromis entre dynamisme nécessaire et confort de roulement. Les gommes ContiSportContact sont donc plutôt de nature sportive mais leur hauteur de flanc et la bonne filtration de la suspension limitent la transmission des bruits de roulement et surtout absorbent très bien les petits chocs. Alors oui, on est en roues de 20 pouces mais il y a tellement de place sous les arches de roue que les flancs ont pu être maintenus à une bonne hauteur ! Bilan : parfait ou presque parfait en terme de bruyance et de confort.

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Cette sensation de compromis se retrouve quand le rythme augmente sur routes sinueuses. Les gommes font leur office et la carcasse des pneus ne se déforme pas trop. La prise de roulis est également  très limitée et le « gros » SUV XC90 se lance de courbe en courbe sans jamais broncher, sans trop rien communiquer non plus mais tout cela est fait de manière saine et volontaire. Il ne faut pas oublier que la chose pèse quelque chose comme deux tonnes et qu’il n’y a que 225 chevaux. Il y a en revanche 470 Nm et une excellente boîte 8 pour compenser ça. Le couple, disponible à bas régime (vers 1800 tr/min), permet de surfer sur un filet de gaz, entre 2 et 3000 tr/min en permanence. Pas besoin d’aller faire hurler le poêle à mazout, on navigue sur la pointe de l’orteil, la boîte automatique faisant le reste. Seul défaut : entre un mode Confort très calme et un mode Dynamique un peu trop énervé sur les passages de boîte, il manque la possibilité d’un mode Personnel avec une boîte passée en manuel.

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Le freinage et son ressenti m’ont semblé bien dimensionnés et dosés. Il n’empêche, les deux tonnes sont sensibles sur de fortes décélérations et je pense qu’il ne faudra pas trop taquiner le XC90 de ce point de vue ! Est-ce bien utile en même temps ? Je ne le pense pas. Autrement dit, pour un usage quotidien voire dynamique « moins », c’est parfaitement suffisant et on ne sent pas en danger, avec par ailleurs un train avant qui tient la cadence, servi par une direction au dosage parfait pour ce qui me concerne en mode Dynamique, peut-être manquant un peu de fermeté en Confort. On retombe ici sur la nécessité pour chaque constructeur de proposer un mode « Personnel »…

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Je parle de dynamisme mais quid de l’accélération ? Le 0-100 est paraît-il abattu en 7.8 secondes. Je n’ai rien chronométré mais une chose est néanmoins certaine : la puissance et le couple de ce bloc quatre cylindres sont bien suffisants pour mettre en mouvement et accélérer le XC90 sans aucune peine. Les grandes descentes et montées de l’autoroute qui mène à Montpellier par le massif central sont avalées sans une once de douleur, tout en onctuosité et en laissant nombre d’autres véhicules derrière. Seul défaut de ce côté : il ne se passe pas grand chose sous 2000 tr/min mais la boîte n’hésite pas à venir solliciter la vivacité du moteur sur le rapport précédent.

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Je ne tiens sinon pas à vous parler de coffre mais sachez qu’en 5 ou en 7 places, il y a largement de quoi charger dans le XC90. Testé et approuvé au retour… puisqu’il a bien fallu revenir de ce long weekend d’essai et rendre ce grand SUV auquel je me suis, je l’avoue sans peine, fortement attaché ! Ses défauts sont quasiment inexistants et tiennent systématiquement du détail non gênant. Son moteur est au rendez-vous et assure en milieu de gamme des performances de premier lieu par rapport au reste de la population automobile. Enfin, son habitacle et son niveau de confort général sont au meilleur niveau, soignant la chèvre du dynamisme et le chou du tout confort.

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Du côté du franchissement et du off-road, ma contribution sera fort logiquement limitée puisqu’à part quelques chemins, je n’ai pas cherché à trop en faire. Un mode spécifique est disponible, permettant de relever la hauteur de caisse de plusieurs centimètres. La différence est sensible et permet d’évoluer jusque 30 km/h avec cette marge supplémentaire. Elle est également visible puisque le XC90, dans cette configuration, semble encore plus haut que son mètre quatre-vingt habituel !

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En attendant l’essai de la version T6, puis de la T8, je dois bien rendre les armes et rendre les clés de ce SUV triplement réussi. C’est une Volvo déjà et l’esprit Volvo est bien présent dans ce véhicule, tant d’un point de vue dessin que technologique. C’est une réussite ensuite en terme de compromis entre le dynamisme attendu d’un SUV moderne et le confort absolu que l’on attend de ce type de véhicule. Enfin, c’est une réussite si on doit comparer ce XC90 à sa concurrence idéalisée : BMW, Audi, Mercedes ; la montée en gamme est voulue et le Volvo XC90 n’a clairement pas à rougir face à l’hégémonie allemande.

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La conclusion se devait d’être cela car avec une facture à quelque chose comme 70k€ (et avec une conso établie à 8.9 L/100 sur mes 2000 km d’essai), Volvo n’a pas vraiment le droit à l’erreur s’il souhaite en vendre par palettes de douze ! Pour ce qui me concerne, à défaut d’avoir les moyens de me l’offrir, je persiste à dire que la marque suédoise mérite bien largement de réussir son coup.

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