Citroën C4 Cactus, c’est beau d’oser !

C’était hier, avant-hier même avec le petit leak des photos officielles. Citroën présentait son projet E3, celui-là même que j’avais pu croiser à Vélizy pendant des mois, bien camouflé sous des stickers et des bâches… Je ne pouvais rien dire. Je ne peux toujours rien dire d’ailleurs. Nom de code : E3. Nom réel : Citroën C4 Cactus. La marque aux Chevrons ose mettre dans la rue une voiture très proche de son concept-car et je suis le premier à applaudir pour ce pari osé mais nécessaire.

Frédéric Banzet l’a dit de lui-même hier soir : la gamme C s’est ternie, fanée, effacée devant la gamme DS. Certes, il y a depuis peu C4 Picasso, qui se retrouve un peu le cul entre deux générations tout en étant plus nettement une voiture de cette nouvelle gamme C : une voiture à vivre. C4 Cactus va encore plus loin dans cette affirmation et se démarque toujours plus de la gamme DS. Le 05/02/2014, Citroën renaît de ses cendres, en quelque sorte, à la date anniversaire du génial ingénieur et de la présentation de la nouvelle gamme DS, il y a cinq ans.

Leitmotiv de ce renouveau indispensable aux yeux de tous les observateurs de l’automobile ? Pas la course à la puissance, ni celle à la technologie complexe mais une offre simple, pratique et vivable. Vivante ? Banzet, Lloyd, Malval. Tous ont cité l’iPhone, Nespresso ou encore Leica comme sources d’inspiration. Le premier est même utilisé pour l’explication des fameux airbumps. L’iPhone est un bel objet, parfait en terme de design, mais notre premier réflexe est de le protéger. Intéressante comparaison et belle franchise aussi de la part des designers.

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Voici donc Citroën C4 Cactus. Ses airbumps, ses kilos superflus évacués, son toit panoramique, son capot en aluminium, sa banquette arrière monobloc ou encore ses vitres arrière « seulement » entrebaillables. 11 kg de gagnés pour ces dernières, 1.5 sur les essuie-glaces ou encore 6 sur la banquette. Au final, la voiture est homologuée pour 965 kg, une prouesse que d’avoir fait maigrir BVH1 à ce point, au point de pouvoir lui mettre des disques non ventilés à l’avant !

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A l’intérieur, même combat de simplification avec une boîte auto dont les trois gros boutons D/R/N se veulent simples d’accès. La planche de bord se transforme en malle de voyage et force l’airbag à migrer dans le pavillon, une première. Les poignées de porte sont doublées sous forme de lanières rappelant le monde de la bagagerie. Enfin, la technologie est également bien présente avec le bloc d’instrumentation numérique et la tablette tactile qui se diffuse peu à peu chez PSA.

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Sous le capot, on retrouvera les derniers moteurs BlueHDi et PureTech développés par PSA. Celui qui m’intéresse ? EB2DT, le petit trois pattes cubant 1.2L et sortant ses 110ch (en attendant l’EB2DTS ?). Voilà qui promet un agrément de conduite intéressant tout en restant sobre comme le veut la philosophie de la voiture.

C’est la fin de ce premier tour du propriétaire, il y a évidemment beaucoup plus à dire sur le contenu technique de la voiture mais je réserve ce détail pour un essai complet avec des véhicules représentatifs de la production de masse. L’enthousiasme est là, le mien bien sûr vous l’aurez compris, mais aussi celui de beaucoup de blogueurs ou journalistes croisés hier soir. C’est le lancement, c’est en rupture avec ce que l’on voit ailleurs dans le monde automobile et cette saine initiative est bienvenue. Restera à confirmer toutes ces bonnes ondes au volant de cette voiture « à vivre ». Enthousiasme, certes, mais de la prudence aussi car on ne connaît pas non plus le tarif !

Allez, rapidement pour finir, on parle aussi de Citroën dans 5 ou 10 ans ? La remplaçante de C3 Picasso arrive, la nouvelle C1 aussi, très vite. La prochaine plateforme BVH1 (EMP1 ?) doit s’engager sur ses rails, au service de cette nouvelle vision de Citroën. Je suis heureux, vraiment heureux de voir une marque qui m’est chère revenir en pleine forme vers l’un de ses signes distinctifs. Une synthèse automobile pratique, sympathique, simple et ingénieuse comme l’était son fondateur. L’ingénieur que je suis a toujours admiré le bonhomme et les voitures nées de ses idées et de ses équipes. La famille de véhicules Citroën sera donc très certainement hétérogène en terme de designs mais elle aura aussi cette homogénéité que j’avais pu découvrir et admirer au Conservatoire. C d’un côté. DS de l’autre. Affaire à suivre.

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