Essai – Nissan Juke-R au CERAM

Il y a des opportunités qui ne se refusent pas, quand bien même on « connaît » la bête, quand bien même on l’a déjà essayée quelques mois auparavant. De même, même si on l’a approchée une semaine tout juste avant ce coup de fil dans son Bunk-R, on ne réfléchit pas, on fonce, on saute dans les transports en commun puis dans un taxi, direction le CERAM. La bête en question, c’est le Nissan Juke-R. Deux exemplaires existant dans le monde en attendant une production limitée à 23 exemplaires supplémentaires… Quasi unique, totalement exclusif, le genre d’opportunités dont on sait qu’elles vont nous retourner le cœur et le cerveau. Exceptionnel, avant même de monter à bord et de démarrer le moulin.

485 chevaux, un V6 bi-turbo qui ne demande qu’à souffler, une température de four à l’intérieur sous un ciel menaçant mais finalement clément… Programme alléchant, qui plus sur le terrain d’essai exceptionnel qu’est le CERAM. Toutefois, avant de s’en montrer digne, il faut montrer patte blanche et prendre en main le petit frère, le Nissan Juke monté en 190 ch avec son 1.6 DIG-T. Au programme : un slalom et du drift. Soit, soignons le chrono.

Alors commençons par le slalom… En vidéo, ça donne ça…

Cela se gâte ensuite avec le drift… Imaginez une voiture normale dont la puissance passe sur les roues avant. Équipez ensuite les pneus arrière en version « bout de bois » spécial drift et vous obtenez un ensemble hautement inconduisible pour qui n’en a pas l’habitude ! J’ai beau avoir essayé le Polaris RZR et l’Andros Car électrique sur un circuit de glace, avec une certaine réussite, ces sensations sont inédites et j’ai galéré, terriblement galéré… C’est la seconde vidéo. La troisième, c’est un baptême avec un de nos charmants hôtes, on voit tout de suite la différence, n’est-ce pas ?

Place désormais au Juke-R après m’être fait gentiment punir par la R-Squad… (vraiment gentiment, j’en ai même redemandé, forcément, c’était n’importe quoi !). La bestiole chausse ses pneus et s’engage sur le slalom. Petit moment de stress et puis la confiance revient : plein gaz. On reste à vitesse relativement basse mais les sensations sont d’ores et déjà là ! Le grip de ce monstre est fantastique et la puissance passe au sol avec facilité, y compris sur le mouillé alors que les quatre roues veulent dériver. Glisser, c’est perdre du temps, aussi ai-je été délicat sur l’accélérateur. Un peu moins sur le frein avec ce dernier freinage terriblement tardif mais qui aura eu le mérite de me faire rire. Au moins n’ai-je pas bougé les plots ! J’ai retrouvé pendant ce roulage mes sensations de Dubaï. Le Juke-R est facile à conduire, son freinage est dément et surtout on s’attend à tout sauf à cette accélération, digne de la GT-R. Cela souffle sous le capot et cela se sent sous le pied et entre les mains. Cette machine est un délire d’ingénieurs et de passionnés, c’est donc un régal à conduire pour un ingénieur passionné.

Le temps de reprendre mon souffle, le Juke-R chausse des pneus spéciaux. Il s’agit maintenant de parcourir l’anneau de vitesse du CERAM, d’aller flirter avec la vitesse maximale du monstre, de sentir l’accélération dantesque à laquelle on est soumis alors qu’on se trouve tout en haut de l’anneau. Jouissance. Je stresse un peu, les mains un peu moites et en même temps, je crève d’envie d’appuyer sur l’accélérateur. Franchement, fermement, avec autorité.


La journée s’achève sur ces sensations fantastiques. Prendre le volant du Juke-R une seconde fois fut un accomplissement, un générateur de sourires jusqu’aux oreilles, un plaisir renouvelé. Prendre quelques 240 km/h avec cette machine unique lors de sa venue en France, une jouissance. Nissan et ses équipes confirment une fois encore qu’ils sont capables de vendre des voitures à Monsieur Tout le Monde mais aussi de générer chez ses clients et invités des sourires, des rires et de véritables frissons de plaisir. N’est pas pirate qui veut, il faut encore pouvoir et savoir le faire. Vivement la suite…

D’ailleurs, pour se faire plaisir une fois de plus, petite vidéo « résumé »… De quoi m’arracher encore quelques sourires !

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