OSS 117 – Rio ne répond plus

 Passage obligé au cinéma ce weekend pour le second volet d'OSS 117. Obligé parce que le premier était extraordinaire et nous avait beaucoup fait rire, tant par son sens des répliques, des absurdités que par le jeu de Dujardin et de ses acolytes.
Même combat ici pour "Rio ne répond plus" : un Dujardin en forme olympique (à tous points de vue) et une belle brochette de seconds couteaux (du cinéma à l'ancienne, clairement), sur fond de nazis retranchés au pays de la carioca.
 
Nous sommes cette fois en 1967 (je crois) dans la France du Général et ce cher Hubert est envoyé récupérer des microfilms listant des français ayant collaboré avec le régime nazi en échange d'une somme d'argent (somme toute négligeable, même pour l'époque !). Et c'est parti pour la foire à la blague et à l'absurde ! 
Hubert Bonniseur de la Batte est cette fois un peu plus matûre dans son comportement mais est tout de même sujet à de grosses crises d'infantilisme (joyeux Noël quoi ^^) et est toujours aussi égoïste, suffisant, prétentieux, raciste, etc. comme le pointe merveilleusement la délicieuse Dolorès, lieutenant-colonel du Mossad qui doit faire équipe avec lui.
 
Et le film retrouve ce qui avait fait le succès du premier opus : un humour décalé, des phrases choc, des répliques énormes, des jeux de mots à tout bout de champ, une scène "todo bem" hallucinée … Même recette donc, avec un peu plus de références historiques toutefois mais toujours cette capacité à manier un humour "noir" (enfin, juif, ici) sans jamais perdre de vue la comédie. Pas de prise au sérieux donc, les clichés sur les juifs et les nazis fusent pendant 1h30, c'est violent et pourtant on rit !
 
Reste qu'au final, malgré l'indéniable réussite qu'est ce film, j'ai l'impression d'avoir moins ri, d'avoir moins profité des différentes situations. Sentiment renforcé par la diffusion il y a peu du premier opus à la télé … mais je crois aussi avoir beaucoup plus ri en le revoyant qu'en le voyant au cinéma ! Serait-ce qu'un OSS 117, ça se bonifie avec le temps et avec le nombre de diffusions ? A vérifier avec celui-ci … je crois que je vais retourner le voir.
 

5 Commentaires

  • Ping : Viinz
  • Même effet avec le premier : plus apprécié en le revoyant, puis avec le second, moins ri que le second visionage du premier. Des très bons moments quand-même : comment appelez-vous un pays dirigé par un militaire, […] ? La France, je dirais même la France du Général de Gaulle »… Par contre je n’ai pas du tout apprécié le jeu de Louise Monod, plutôt à chier, incapable de faire correctement la fille agacée et outrée.
    Bref, pas la réussite que j’attendais.

    Me reste à aller voir Ponyo sur la falaise au retour de Wuppertal.

  • Hum je me suis fait la reflexion aussi (le fait d’avoir préféré le premier) et je crois que c’est lié au fait que dans celui-là, les scenaristes ont beaucoup plus misé sur les dialogues et les jeux de mots/blagues alors que dans le premier c’était plus les comiques de situation qui étaient mis en avant (et qui m’avaient fait mourir de rire, comme le coup du jour/nuit avec les poulets).
    Mais ca reste un bon moment 🙂

  • clément > Personne n’est oublié en effet, c’est le côté jouissif du film. A revoir, reste à savoir quand car il y a d’autres films à voir avant !

    Bôôh > Bon, ça me rassure, je suis pas le seul. Concernant Louise Monod, je crois que j’étais trop concentré sur son jeu physique en fait. Aheum.
    Idem pour Ponyo !

    Mamzelle > Les dialogues et jeux de mots sont en effet plus poussés, c’est savoureux mais il y en a peut être trop du coup, pas facile de suivre et donc, de rire ?
    (oh putain le coup des poulets … ne pas rire, ne pas rire …)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *