Californie – une journée pour traverser la Death Valley

Death Valley. On a tous entendu parler de cet endroit, comme le Grand Canyon, Arches, Bryce, Zion et tant d’autres. Oh, Yosemite, Yellowstone, aussi. Sauf que la « vallée de la mort », la Death Valley, porte admirablement son nom, comme d’autres parcs américains mais avec un soupçon plus d’engagement, de volonté de vous faire passer un moment bien particulier en sa compagnie.

Depuis Vegas, me voici aux portes est de la vallée et j’y descends franchement, débranchant la climatisation assez rapidement pour rouler fenêtres ouvertes, le coffre chargé de deux galons d’eau pour la journée. La matinée est à peine commencée que la température touche les 30°c. Quelques heures de route plus tard, au cœur de la vallée, au point le plus bas des États-Unis, il fait quasiment 40°c à l’ombre et c’est le dernier jour de septembre…

Bienvenue à Badwater pour une courte balade. Voici donc le point le plus bas des USA, quelques dizaines de mètres sous le niveau des océans, une immensité de sel hostile au possible. L’aller et retour jusqu’à un point qui nous est propre (en général là où personne n’est, afin d’avoir une photo sans personne dessus) a de quoi vous séparer de toute l’eau qui vous constitue ! Il n’empêche, l’endroit en vaut bien la peine.

Juste après, un nouvel environnement, au bout d’une piste défoncée : Devils Golf Course. Un endroit où seul le Diable pourrait jouer au golf… Vrai.

Peu après ce phénomène qu’est Badwater, une autre merveille – géologique cette fois – déroule sa palette sur la droite de la vallée : Artists Palette, une petite merveille de couleurs sur une route à sens unique. Superbe.

Autre point, extrêmement connu encore : Zabriskie Point ! Les formes des montagnes sont incroyables, les couleurs également… En arrière plan, le fond de la vallée, d’une agressivité et d’une hostilité phénoménales et encore plus loin, des montagnes encore plus arides et noirâtres. Démentiel. L’endroit inspire la peur et la prudence, au même titre que tout le reste de la Death Valley !

 

Je file ensuite vers l’autre bout de la Death Valley : le cratère de Ubehebe ! Un cratère volcanique au milieu d’un champ de poussière, brûlé par la chaleur, entouré de montagnes démentes ? GE-NIAL ! C’est de la folie furieuse, cet endroit, en réalité. La route est longue, très longue, avalée en excès de vitesse constant pour réduire l’exposition à cette chaleur qui rend fou, climatisation coupée pour éviter la surchauffe du moteur. Ubehebe se mérite un peu, étant en dehors de la route directe de traversée de la vallée, mais ça en vaut sacrément la peine !

De retour au centre de la Death Valley, je m’arrête en deux derniers points, les dunes de Mesquite dans lesquelles j’avoue qu’il ferait bon s’aventurer tant elles sont singulières, à la confluence des vents qui traversent la vallée, agrégeant depuis des siècles les menus bouts de roches érodées qui les composent. De l’autre côté, c’est le Mosaic Canyon et ses formes et couleurs singulières, minérales au possible.

Il est plus que temps de quitter la vallée, alors que le soleil commence à descendre et filer vers l’autre hémisphère. La route depuis Stovepipe Wells est de toute beauté, devenant route 190 jusque Panamint Springs, traversant une nouvelle étendue de sel sublime au soleil couchant avant d’attaquer la remontée vers le plateau de Darwin et le Rainbow Canyon.

Un ultime point de vue, celui du Father Crowley, permet d’admirer le relief torturé et désolé duquel je m’échappe pour rejoindre les contreforts de la Sierra Nevada. Demain est un autre jour, loin de cet enfer qu’est la Death Valley. L’endroit choque par sa violence, sa désolation, son hostilité envers ce que nous imaginons être la vie. Il faut le voir pour le croire et une journée n’est pas de trop pour s’en imprégner.

Où dormir à la sortie de la Death Valley ?

Je n’ai pas vraiment eu d’autre choix que de choisir ce qui était disponible pour cette nuit de transition au sortir de la Death Valley et avant d’attaquer la remontée vers Yosemite sur le flanc est de la Sierra Nevada. Mon choix s’est porté sur un drôle de motel en bord de route, à Olancha, peuplé de centaines de papillons de nuit (phobiques, s’abstenir !) et agréablement situé au pied des Alabama Hills. Bref : c’était rustique à souhait, ça se nomme The Ranch Motel. Pas sûr que ce soit encore ouvert, ceci dit.

La carte de cette journée de roadtrip :

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