Arizona – autour de Page, en Utah et dans le Lower Antelope Canyon

Si l’on vient à Page et si l’on y reste un peu, c’est avant tout pour profiter du Lake Powell et pour visiter le fameux Lower Antelope Canyon, ou bien le Upper, c’est selon. Bref : Antelope Canyon ; cet étroit boyau dans lequel on vient se presser en compagnie d’une multitude phénoménale de touristes. Agoraphobes et claustrophobes : s’abstenir !

Quelle entame bien peu positive me direz-vous ? Oui, j’avoue. Il faut dire que le soir de notre arrivée, nous pensant hors saison, nous nous étions dits que nous irions le lendemain matin faire notre réservation pour le jour-même, la fleur au fusil en somme. Notre hôte AirBnb nous a fait peur et nous a fortement conseillé de réserver à l’avance…

Bien lui en a pris car après consultation des deux sites autorisés à exploiter le Lower Antelope Canyon, force fut de constater que c’était plein chez Ken’s Tour et quasiment plein au Lower Antelope Canyon Tours (qui appartient à la même famille navajo, petite précision). Billet réservé pour la mi-journée, il ne restait donc plus qu’à meubler la matinée. Direction le barrage du lac Powell… dont toutes les visites étaient aussi pleines le matin ! Bon, on reviendra après Antelope, du coup.

Direction le nord maintenant, où l’on compte bien ne croiser personne. La frontière avec l’Utah est franchie, une petite heure de perdue ou de gagnée, je ne me souviens plus… et voici Lone Rock, ce drôle de pain de sucre que l’on contemple depuis une belle plage.

Sur le chemin du retour vers Page, un autre point de vue attire mon attention. Il s’agit du Wahweap Overlook, portant bien son nom puisqu’il permet de voir la marina de Wahweap mais aussi une belle étendue du Lake Powell. Je crois que j’aurais bien aimé passer un peu plus de temps autour de ce lac, en rejoignant notamment Alstrom Point. Une prochaine fois…

Me voici désormais à l’entrée du Lower Antelope Canyon, que l’on traverse du nord au sud. C’est bien l’avantage de ce canyon par rapport à son confrère « Upper » qui est en réalité un cul de sac. L’attente est bien rodée, l’accueil par les navajos sympathique bien que mécanique. Il y a tellement de monde…

Au bout d’un certain temps, le petit groupe de notre heure est appelé et attribué à une guide, adorable. Nous traversons alors une zone en plein soleil et notons la présence de drôle de boîtes autour d’une faille dans la roche. Il s’agit en fait des boîtes à échelles, censées descendre dans le Lower Antelope Canyon si une crue soudaine faisait son apparition.

Car oui, le canyon est là, sous nos pieds en fait, invisible. On ne se rend finalement compte de sa présence qu’en arrivant au point de départ, où un auvent a été installé pour un dernier moment de patience. Ken et LACT se partagent l’exploitation et les groupes alternent calmement. Tellement de monde, une fois encore…

Le groupe pénètre enfin dans le canyon, juste après un autre. Un autre est derrière nous, très vite. En fait, c’est simple et c’est compliqué à la fois. Le Lower Antelope Canyon est une vraie merveille, un régal pour les yeux, mais il reste difficile de s’en gorger, de prendre le temps. On aimerait rester dix minutes dans chaque zone mais non, les autres groupes sont juste derrière, forçant la marche, empêchant aussi de prendre des photos « désertes ».

Il existe des sessions spéciales pour les photographes, avec encore plus de conseils prodigués par les guides. Notre guide était d’ailleurs de base d’excellent conseil, aidant les uns et les autres à trouver les bons angles, les bons réglages, la bonne colorimétrie et ainsi de suite. C’est à dire vrai une consolation et une vraie source de remerciements !

Une chose est certaine, maintenant que j’y repense : dépassez rapidement l’entrée du canyon. Tous les groupes, tout le monde, moi le premier, a tendance à bloquer dès ce point tant c’est stupéfiant. On a l’impression que cela va s’arrêter et qu’il faut passer dix minutes à ce seul endroit. La balade fait une bonne heure et il y aura en fait des moments plus calmes plus loin, avec moins de monde, d’aussi belles lumières et ainsi de suite…

Bon, si c’était à refaire, je le referais assurément mais peut-être en session photographe, quitte à payer le prix fort mais en pouvant vraiment prendre le temps de trouver le bon angle, la bonne lumière, le bon réglage. Aujourd’hui, je reste heureux d’avoir visité cet endroit indubitablement stupéfiant mais aussi très frustrant de part le monde qu’il draine et du peu de temps disponible pour en profiter.

La sortie passée, on se retourne sur la faille et sur l’heure passée. La sensation de foule semble loin, mine de rien, déjà. On se souvient avec émerveillement de la couleur de la roche, des sensations sous les mains, entre les zones d’une douceur absolue et celles plus rugueuses massacrées par le vent et non par l’eau. Quel endroit incroyable…

Retour au barrage du Glen Canyon pour une visite dans les profondeurs, non plus de roche cette fois mais de béton suintant sur lequel pèsent des millions de mètres cube d’eau ! La visite n’est pas incroyable en soi, pour peu que l’on ait déjà vu un barrage, mais elle permet d’accéder au pied du barrage, à sa salle des turbines ou encore à la zone de pelouse en aval ! Amusant, de quoi s’occuper en attendant d’aller voir le canyon, en somme.

Je ne vous surprendrai sûrement pas en vous disant où j’ai terminé cette dernière journée à Page… Dans l’eau du lac Powell une fois de plus et avec la tristesse de le quitter dès le lendemain. Aucune idée de quand allait être la baignade suivante…

La carte de cette journée de roadtrip autour de Lower Antelope Canyon :

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