Nouvelle-Calédonie – Bourail et Tricots

Le temps d’une journée, je suis remonté cette fois-ci plus au nord de Nouméa, pile poil au milieu du Caillou en fait. Le nom de cette ville : Bourail. Bon, en fait, je ne suis pas allé à Bourail même. Le but du voyage, c’était la côte de cette région : le Bonhomme de Bourail, la Baie des Tortues et Poé…

La plage de Bourail, son Bonhomme et la fameuse Roche Percée sont beaux, certes. Mais cette zone est aussi et surtout connue pour être une des principales zones de nidification des tortues marines, une espèce en danger, splendide, peuplant le lagon entre autres mers. Point de tortues cette fois-ci mais la traversée de la Roche Percée, cet étroit tunnel qui traverse la montagne ayant donné naissance au Bonhomme. Et de l’autre côté…

C’est beau à tomber. Les pins longilignes soulignent l’absolu du ciel et de la mer. La barrière de corail, très proche de la côte à cet endroit, se laisse deviner au large, marquée par un filet d’écume. Je crois que j’aurais pu rester là des heures entières (à rôtir au soleil). La gigantesque plage de Poé n’est pas en reste, affichant des températures dans l’eau absolument honteuses et profitant de sa proximité avec la barrière de corail pour faire bénéficier aux courageux loueurs de canoë d’eaux limpides et peu profondes.

Un pique-nique au bord de l’eau, une heure et demie de kayak plus tard, la bière sirotée dans l’eau a des allures de paradis. L’eau est à 35°c au bas mot au ras du sable. Pélouse. L’eau qui borde la barrière paraîtrait presque froide à côté et pourtant les poissons, les coraux branches et autres bancs de sable blanc immaculé furent un émerveillement sans cesse renouvelé. A tel point que j’ai du passer plus de temps sous l’eau à traîner le canoë qu’à pagayer et ici aussi, je serais bien resté quelques heures de plus à plonger, nager, plonger, nager, et ainsi de suite.

Fin d’après-midi. Il va être temps de partir. C’est l’ami tricot qui le dit en pointant le bout de son nez pile en face de nos serviettes ! Il relève la tête, nous aperçoit, se déporte de quelques mètres sur la gauche. Voilà, il peut sortir pépère de son bain et aller se cacher dans les fourrés. Je reste toujours aussi fasciné et intrigué par ce petit serpent.

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