Test – Dyson Hot

Quand Dyson a annoncé ses ventilateurs sans pales, je me souviens d’avoir sautillé un peu partout en disant que c’était dément. C’est véritablement dément, sachez-le, il suffit de passer devant, dedans, derrière, pour s’en rendre compte. Le Hot, la version chauffante, était une extension logique du produit originel mais posait aussi de nouveaux problèmes de conception. Il fallait intégrer un élément chauffant qui monte rapidement en température, la conserve bien et la transmette facilement à l’air pulsé dans le système. Il fallait aussi que ces plaques de céramique (puisque c’est la solution choisie) ne carbonisent pas la main de ceux voulant prendre le ventilateur / chauffage en main après l’avoir utilisé. De ce côté là, tout est réussi, Dyson a parfaitement conçu son dernier bébé souffleur.

Au niveau de la commande du Hot, c’est simple et pratique : on allume / éteint, on règle la puissance du flux, la température, on active la rotation, on aimant la télécommande au dessus du ventilateur afin de ne pas la perdre et le tour est joué. C’est la définition même du design selon Dyson : simple, épuré, e-ffi-ca-ce. Je ne peux que valider.

Pour ce qui est de la performance, je suis nettement plus partagé. J’avais comme objectif en essayant ce Dyson Hot de remplacer le seul et unique radiateur de mon appartement, un vilain bain d’huile que je trimbale depuis des années et qui suffit largement à Paris du moment que les températures ne descendent pas en dessous de 0°c (autrement dit j’ai un peu souffert ces dernières semaines, l’appartement étant génial mais pas vraiment un modèle d’isolation). Ma facture globale d’électricité n’est pas démente non plus, je paye 40€ d’électricité par mois, 20€ de gaz, et nous sommes deux dans l’appartement avec une grosse installation audio/vidéo et tout le reste du fameux confort moderne. Le bain d’huile n’est donc pas mon ennemi, au contraire d’un convecteur. Sauf qu’il est moche.

Je n’aurai au final pas fait les relevés de consommation électrique que j’avais prévus car mon utilisation du Dyson Hot s’est révélée assez limitée et la raison en est simple : le “bruit”. L’air chauffé et pulsé, même s’il est très nettement moins bruyant qu’un air soufflé par les vieux machins à pales ou même que le mode ventilateur du Hot, reste terrifiant par rapport au silence du bain d’huile. Or, s’il est une chose que je ne supporte pas chez moi, c’est le bruit. Un grattement de disque dur m’énerve, un voisin qui claque une porte je deviens blanc comme linge et ainsi de suite… Je veux entendre mon film, ma musique ou mon “silence relatif” sans parasites, je suis aussi assez sensible au bruit quand je dors. Le Hot souffle bien, fort, chaud, c’est indéniable ! Il réchauffe une pièce avec talent, même, je n’ai vraiment rien à redire à ce niveau là. En revanche, il n’est pas utilisable en tant que chauffage “principal” ainsi que je l’espérais, fol que je suis, bien trop bruyant même avec une puissance d’air réglée à la moitié.

En revanche, il fait un excellent chauffage ponctuel / d’appoint avec une montée en température très rapide, un flux d’air constant et une bonne diffusion de la chaleur dans la pièce concernée, que ce soit salle de bains, salon ou chambre dans mon cas. Reste que c’est un peu cher (349€) pour un radiateur d’appoint, tristesse. En revanche, si vous êtes un peu doués comme les gars de chez Dyson, vous pourrez vous faire une montgolfière. A vous de voir.

Mon bilan est donc mitigé : d’un côté un beau produit, extrêmement efficace ; de l’autre une nette frustration de n’avoir pas trouvé en lui ce que je cherchais, peut-être étais-je un peu trop optimiste…