Ames perdues – Poppy Z. Brite

Poppy Z. Brite. Ses âmes perdues. Sa Petite cuisine du diable et ses Contes de la fée verte m’avaient convaincus ! Je dois avouer qu’avec cet autre roman, je suis un peu plus partagé.

Ici, on se penche sur une visite du vampirisme mêlée à une belle étude de l’évolution des adolescents, sur leur propension à s’amocher, à se chercher, à découvrir ce qui se cache derrière chaque sensation, chaque subversion.

À quinze ans, Nothing, adolescent rebelle et mal dans sa peau, s’enfuit de chez ses parents. Sa route croise celle des Lost Souls, créatures étranges, vêtues de noir, qui boivent une liqueur au goût de sang. Insatiables, sensuels, sauvages, ce sont des prédateurs sans loi qui n’obéissent qu’à leurs instincts. Avec Molochai, Twig et Zillah, Nothing part en quête d’amour, de sexe et de violence au son de longs riffs lancinants dans les boîtes punk de La Nouvelle-Orléans, et découvre la vérité sur ses origines…

J’ai eu beaucoup de mal à adhérer à ce roman. Violent, malsain, subversif et pourtant il m’en faut en général beaucoup pour décrocher de ce type d’écriture. C’est justement ce qui pêche pour moi ici : trop violent, trop malsain, trop de rêves induits par ce roman qui m’a retourné les tripes. Alors, bien sûr, j’ai suivi avec attention l’évolution des personnages, les descriptions toujours bluffantes de réalisme de Poppy Z. Brite et j’ai énormément apprécié certains aspects du roman. Reste tout de même la sensation de m’être retrouvé en Enfer, d’avoir touché du bout du doigt et de l’esprit la souillure, la décrépitude, l’horreur, la destruction inutile des humains et des vampires. C’est sale, on se sent souillé par les mots et lignes de ce roman.

Poppy Z. Brite cogne fort avec ces âmes définitivement perdues. Peut être un peu trop fort pour moi alors que pourtant, les nouvelles de ses « Contes de la Fée Verte » m’avaient affectées, mais pas à ce point. Le livre reste toutefois à lire, pour la Nouvelle Orléans, pour sa description de ce ruralisme américain, pour sa vision du vampirisme et notamment de son évolution en fonction de l’âge desdits vampires. Mais ça cogne, sec. A vous de voir, mais vous avez tout intérêt à avoir le cœur bien accroché.

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