Savoie – randonnées dans la vallée d’Avérole et dans le cirque des Évettes

Seconde journée en Haute Maurienne, la décision est prise de partir un peu plus vers le fond de vallée, à l’est. Depuis Lanslevillard toujours, je dépasse le joli village de Bessans dont l’église défie la large vallée pour rejoindre le hameau de Vincendières. Parking obligatoire avant le hameau à moins bien sûr d’être riverain pour attaquer la randonnée en direction de la vallée d’Avérole et son refuge du même nom.

Trois heures de balade, 400 mètres de dénivelée, pas vraiment de quoi se faire mal mais sûrement une balade bucolique et charmante dans une vallée vraiment isolée et calme. Le petit hameau de Vincendières et d’ores et déjà une confirmation de cette supposition, avec ses quelques maisons austères. Le chemin oscille ensuite entre route et petite sente, ouvrant ici et là sur un joli panorama, soit vers la Maurienne, soit vers le fond de vallée d’Avérole.

On arrive ensuite au hameau d’Avérole à proprement parler. Niché à mi-chemin du fond de vallée, qui forme comme un écrin autour de lui, l’ensemble de maisons est charmant au possible, avec une petite église pour couronner le tout. Tellement paisible.

La randonnée s’enfonce alors plus loin dans la vallée, qui devient plus sauvage, jusqu’à finalement gravir une dernière côte escarpée. C’est alors sur une sorte de petit plateau ou promontoire que l’on rejoint le gîte d’Avérole. De là, panorama à 180° sur le fond de vallée et les glaciers avoisinants. On n’est pas encore bien haut mais ça y est, la montagne est là, avec ses paysages de folie.

Retour. Le ciel s’est un peu couvert, je profite malgré tout du paysage offert par l’autre côté du torrent d’Avérole. Les nuages ne font en réalité que passer et le ciel se dégage de nouveau un peu alors que je rejoins le fond de la Maurienne, à Bonneval-sur-Arc. Le village est classé et vu de loin, cela se comprend parfaitement. Maisons dans leur jus, dans un pur style montagnard, splendide petite église et montagnes environnantes à tomber.

Je ne m’arrête pas, je bifurque à droite en direction d’un nouveau petit hameau : l’Écot ! C’est d’ici que part une nouvelle randonnée d’un peu plus de 3 heures et 560 mètres de dénivelée, menant au cirque des Évettes.

Le sentier monte vite et sec de l’autre côté du hameau, offrant des vues splendides sur Bonneval et sur la zone abritant les sources de l’Arc. On croise ici et là quelques vaches en liberté, avant d’arriver enfin à un plateau dominé par quelques aiguilles. C’est à ce moment-là que la chauffe du jour précédent à l’Esseillon et la première partie de journée à Avérole commence à se faire sentir. C’est qu’on approche du kilomètre de dénivelée sur une même journée, on n’a plus trop l’habitude…

Dernière ligne droite, ça pique un peu, il fait aussi un rien plus frais dès que le soleil se cache ! Le voilà, le cirque des Évettes. Splendide, photogénique au possible avec son petit refuge posé à 2591 mètres d’altitude. C’est là que la montagne « commence », à ces hauteurs. Le paysage change encore, le vert disparaît, la roche se fait brutale, contrastée, stratifiée, massive. L’eau des lacs arbore la couleur des glaciers et il est difficile de s’arracher à ce spectacle.

Il est temps de redescendre. Deux options : reprendre le chemin déjà parcouru ou prendre la version ardue car abrupte de la cascade de la Reculaz. C’est la seconde option qui l’emporte alors que mon regard se pose sur l’autre côté du cirque des Évettes. Le cirque des sources de l’Arc est d’une brutalité incroyable et la cascade qui se jette en son sein mérite vraiment le détour !

La descente est raide par endroits, mais les arrêts sont autant de justifications, d’autant plus que les passages les plus dangereux sont bien sécurisés par des chaînes. Si tant est que le terrain est sec et qu’on a les bonnes chaussures, la chose est tout à fait faisable dans le sens de la descente, sûrement bien plus piquante à la montée !

Le fond de vallée se rapproche doucement, le vert réapparaît tandis que les différents torrents se rejoignent et viennent grossir le flot de l’Arc. On revient doucement mais sûrement vers le hameau de l’Écot. C’est ici que la journée va s’achever, « Chez Mumu », pour une petite bière locale largement méritée. Le hameau est par ailleurs splendide, tout en vieilles pierres et doté d’une petite église adorable, plantée sur son éperon.

C’était peut-être un peu ambitieux, cette combinaison de randonnées mais c’était finalement faisable et surtout, cela m’a permis de voir en une journée deux aspects bien différents de la région. D’un côté une jolie vallée discrète, reculée et somme toute romantique. De l’autre, le gigantisme et la brutalité de la montagne qui devient haute montagne. Bref : c’est faisable et si d’aventure vous voulez retrouver ces différents parcours, ils sont dans le guide Rother sur la Vanoise, aux numéros 28 et 29 !

Où boire un verre à l’Écot ?

Chez Mumu ! C’est ouvert de février à avril et tout l’été. Coordonnées : Murielle Anselmet au 06 87 83 90 62. Bière locale délicieuse, desserts fait maison à la rhubarbe sauvage, aux myrtilles et autres qui ont un goût de reviens-y très local et sain.

La carte de la journée :

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