Savoie – Lac du Lou et Col de la Vallée Etroite

C’est une journée de transition que celle-ci, entre le coeur de la Vanoise où j’ai passé les 5 premières journées du séjour et la Maurienne où je retourne pour la fin du séjour. Il fallait donc pour “occuper” la journée un parcours un peu plus court que d’habitude et idéalement sur la route. C’est la station des Ménuires qui l’a emporté avec une randonnée partiellement familiale et partiellement sportive.

Tout débute sous les barres de béton de la station, atroces. Il y a foule à l’entame de la randonnée du Lac du Lou et je comprends rapidement pourquoi : la montée est douce et progressive, idéale pour les familles avec des enfants. Au loin, Val-Thorens se planque sous le Mont du Borgne et l’Aiguille de Péclet, ne gâchant heureusement pas le paysage.

Le souci, c’est que quand il y a du monde, j’ai tendance à marcher toujours plus vite pour dépasser tout le monde et me retrouver seul… Le Lac du Lou est donc atteint en à peine une demie-heure et je continue aussitôt ma route vers un peu plus de tranquillité, à savoir l’atteinte des Lacs de Pierre Blanche, sensiblement plus haut !

Il n’y a alors plus grand monde sur cette section nettement plus abrupte et escarpée, ça monte sec et constant sur plusieurs centaines de mètres, mais je garde mon rythme rapide puisqu’ayant lâchement abandonné ma moitié randonneuse sur les bords du lac du Lou.

Le premier lac de Pierre Blanche est niché dans un bel écrin de montagne, tout comme les suivants, encore un peu plus haut. Ils sont plus petits et certains sont couverts de verdure, la zone est humide en général, conservant sûrement des neiges résiduelles assez tard dans la saison.

Je m’arrache au spectacle pour continuer encore plus loin la randonnée car il y a un petit bonus à cette ascension de quelques 1000 mètres. Le Col de la Vallée Etroite se laisse deviner au loin, entouré de sommets très minéraux et de pierriers arides au possible. Le sentier reste lui de bonne facture jusqu’au sommet.

La carotte est là, une vue extrêmement ouverte sur toute la Maurienne et les Ecrins ! La météo joue un peu avec mes nerfs à ce moment-là, le soleil ne se montrant que peu tandis que je déjeune, plus ou moins en plein vent ! Il faudra que je me remette en route pour qu’il daigne réapparaître. Saloupiaud.

A la descente, au niveau des lacs de Pierre Blanche les plus élevés, j’ai la surprise de croiser une randonneuse rousse. Moi qui pensais l’avoir laissée plus bas… mais finalement, elle a craqué et est montée ! L’appât des beaux paysages…

De retour du Lac du Lou, je choisis d’en faire le tour afin de compléter les différentes vues du matin, même si les nuages sont arrivés en nombre entretemps. C’est là-aussi l’occasion de comprendre encore un peu plus pourquoi la balade est si (justement) populaire.

Vous m’aurez compris : j’ai détesté la vue des Ménuires et celle de Val-Thorens de temps en temps. Mais il y a à deux pas de ces monstres de béton quelques petites pépites de nature qui méritent que l’on randonne à leur proximité.

La carte de cette randonnée :