Savoie – ascension du Signal du Petit Mont Cenis et du Mont Froid

Pour cette première journée de retour en Maurienne, j’ai décidé de taper fort : il va faire beau, ça ne va pas durer et il faut en profiter. Monter à plus de 3000 mètres d’altitude n’est pas chose si commune que ça, même dans les Ecrins ou la Vanoise, aussi les conditions sont ce jour parfaites pour le faire. Direction le Signal du Petit Mont Cenis.

La randonnée démarre au très joli refuge du Petit Mont Cenis, isolé dans la lande alpine à quelques kilomètres du superbe lac qui marque le col éponyme. Voiture garée, le Signal du Petit Mont Cenis est aussitôt visible, acéré, impressionnant. Les sommets alentours ne sont ceci dit pas en reste mais ils ne sont pas l’objectif du jour.

Le sentier remonte tranquillement en direction du sommet, avec plusieurs options pour la montée vers le col de Sollières. Je choisis celle menant vers le Grand Plan, un léger détour vers l’est mais qui rajoute quelques belles vues du lac et du col avant de revenir plein ouest.

Le sentier monte alors en pente douce à travers l’alpage, dépassant une zone d’apparence tout à fait volcanique, dont les coins et recoins sont peuplés de nombreuses marmottes vous passant quasiment entre les jambes ! Un dernier petit bout droit et le sentier bifurque enfin au nord pour monter toujours aussi doucement vers le col de Sollières. Un panneau annonce la couleur : itinéraire dangereux. Le Signal du Petit Mont Cenis semble se mériter…

C’est parti pour l’ascension depuis le panonceau du sentier de la Paix, commémorant les affrontements énormes qui eurent lieu dans cette zone pendant la seconde guerre mondiale. Les vues sur tout le massif de la Vanoise pendant l’ascension, à main gauche, Dent Parrachée en tête, sont de nature à vous déconcentrer ; tout comme le Mont Froid au premier plan, sentinelle de la Maurienne.

Il ne faut pourtant pas trop car le sentier est demandeur, à défaut d’être dangereux, si l’on excepte une toute première partie particulièrement exposée. Le reste est abrupt et par endroits glissants, devenant purement minéral alors que la barre des 3000 mètres d’altitude approche. Pas de danger absolu, une saine concentration, seulement.

Le sommet est atteint au prix d’un dernier effort mêlant crapahute et randonnée, afin d’atteindre le cairn sommital et surtout la plaque commémorative située à 3181 mètres d’altitude. La vue est panoramique, c’est le moins que l’on puisse dire. Vanoise, Italie, Ecrins, Mont Cenis et alentours, tout est à portée de regard par ce ciel clair. Les Aiguilles d’Arves ou encore la Meije font les belles au loin. L’ascension du Signal du Petit Mont Cenis n’est certes pas aisée et si facilement accessible mais quelle récompense au sommet !

La descente, technique également, se fait doucement afin d’éviter toute glissade incontrôlée. Si l’on excepte la dernière section très exposée, le reste est tout de même une formalité pour qui a des bâtons. On retrouve donc le col de Sollières assez rapidement avec la possibilité de poursuivre la balade sur le sommet voisin du Mont Froid.

Il ne faut surtout pas s’en priver car les baraquements visibles un peu plus haut annoncent la couleur de ce qui est à découvrir un peu plus haut. La grimpette est courte mais ardue, avec une double récompense : deux superbes forts italiens, en ruines bien sûr, avec des vues toujours plus superbes de la Maurienne, notamment au bout du promontoire avec la grande croix du Mont Froid et sous le regard du Signal du Petit Mont Cenis bien sûr.

La fin de la randonnée est un festin pour les yeux, avec de grandes et belles descentes d’abord vers le col des Archettes, pour ensuite rejoindre le col de Bellecombe, sous la pointe éponyme. Le parcours s’engage alors dans une petite gorge splendide pour descendre plus franchement vers l’alpage du Mont Cenis.

Il ne reste alors plus qu’à dérouler à travers champs et vaches pour rejoindre petit à petit le refuge du Petit Mont Cenis et profiter d’une ultime récompense, à la fois gustative et visuelle avec la remontée traditionnelle des nuages du côté italien sur le col du Mont Cenis et alentours. Pour être honnête : j’ai envie de refaire cette randonnée…

La carte de cette randonnée :

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