Corse – autour du golfe d’Ajaccio

Les essais nationaux en automobile sont souvent l’occasion de découvrir tel ou tel bel hôtel, telle ou telle belle route, voire de découvrir une région absolument inconnue. Je n’en parle jamais puisqu’à la base, je pars justement pour essayer une ou plusieurs voitures et je ne suis par conséquent pas en « balade » au sens habituel du terme.

Il n’empêche, je me suis retrouvé en Corse il y a peu et j’ai eu envie de vous parler de quelques paysages et de l’hôtel qui nous a accueillis car sa situation et sa décoration m’ont laissé un goût de paradis, encore bien présent une semaine après. Mon précédent séjour en Corse est encore bien vivace ceci dit, c’était il y a… 6 ans déjà ! Il faut croire que cette île singulière sait durablement marquer les esprits et il y a sûrement une leçon à apprendre de ce constat.

Cette fois-ci, point de Bastia et de Calvi mais un road trip autour du golfe d’Ajaccio. De la ville, je n’ai strictement rien vu et me suis dirigé au Nord. Piana. Porto. La route qui longe la côte est magnifique et celle qui grimpe dans les montagnes jusque Piana un délice. La mer s’éloigne mais une fois arrivés dans le petit village, les roches rougeoyantes réapparaissent, surplombant des bleus de toute beauté. On déjeune à la place d’Arone au Casabianca, après 10 kilomètres de route de crête parcourus à douce allure depuis Piana… C’est un bout du monde, paradisiaque. Les calanques de Piana ? Sublimes. Je n’ai pu prendre le temps de m’y arrêter et je serai donc contraint et forcé d’y revenir. Faites-en de même, le spectacle est à couper le souffle.

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On reprend la route dans l’autre sens, on dépasse Ajaccio en fin de journée. Le soleil descend tranquillement vers les flots alors que l’on atteint l’hôtel Le Maquis à Porticcio. 5 étoiles, plage privée, on pourrait s’attendre à quelque chose de gros et surfait, vulgaire. Il n’en est rien et je suis tombé sous le charme dès les premiers mètres parcourus sur place. Belle descente ombragée, on pénètre dans le lobby où l’on découvre une décoration intégralement chinée par la propriétaire. Les meubles anciens côtoient les bibelots improbables, un vieux piano se repose sur le mur, non loin de plusieurs ensembles de chaises et tables que j’aurais volontiers kidnappés ! Dans l’autre pièce, d’anciens fusils et portraits familiaux, une cheminée adorable et un bar corse des années 50 à vous faire craquer le cœur.

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Le soleil glisse ses rayons dans les fenêtres et dore l’atmosphère. Par-fait. On sirote un whisky corse P&M, vieilli en fûts de muscat et malvoisie. Je ne savais pas que les corses faisaient du whisly et ma foi, ils le font diablement bien. La myrte est aussi là, dans son contenant. Les discussions après le repas sont l’occasion de brasser encore et encore la singularité de cette île et du lieu, ancienne école, ancienne bâtisse familiale, pleine d’histoires et décidément attachante. Je n’aurai je pense jamais les moyens d’y séjourner par moi-même, aussi je vais garder en tête ces jolis moments en compagnie d’un personnel et de maîtres d’hôtel absolument adorables.

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Je vous ai parlé de la terrasse ? Plein soleil. Piscine reprenant le fusil du Maquis en son fond. Coucher de soleil sur les îles Sanguinaires… Qui dit mieux pour le déjeuner ? L’apéritif ? Le dîner ? Difficile. La vie est difficile quand on est là.

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Et les Sanguinaires ? C’est beau. Oui. Faudra aller voir de plus près.

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Le lendemain, on part se balader en direction du Sud, vers Propriano. On s’arrête à Coti-Chiavari. Les routes sont incroyables, la vue aussi. Je m’étais dit il y a six ans qu’il fallait que je revienne rapidement en Corse. Six ans ont passé. J’ose espérer me sortir les doigts du cul un peu plus vite cette fois et y revenir. L’an prochain ? En fin d’année ?

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