En balade à l’Abbaye de Royaumont

Si l’on excepte quelques petits textes parus ces dernières semaines, je n’ai pas écrit depuis quasiment un mois et demi, autrement dit depuis que je suis parti en Malaisie. Je n’ai pas pour autant arrêter de me balader, de vivre des expériences agréables et de bosser mais je n’ai en revanche rien lu, énième passage à vide dans ma vie de lecteur. Toujours est-il qu’il faut que je songe à rattraper un certain retard et surtout à « solder » une pile d’articles à écrire et donc autant de choses que je souhaite partager ici !

On commence par l’Abbaye de Royaumont, située non loin du Domaine de Chantilly, un ensemble de bâtiments datant du XIIIème siècle et à l’histoire tumultueuse. D’abord abbaye pendant de longs siècles, elle fut même un pôle important de la vie monastique jusqu’au XIVème siècle avant de péricliter peu à peu sous l’égide des abbés commendataires, sortes d’abbés parachutés qui ne sont pas sans rappeler une certaine part de nos hommes et femmes politiques actuels. La Révolution fut le coup de grâce, la bâtisse étant abandonnée et désaffectée, transformée en usine textile par la suite, l’église étant détruite pour construire les bâtiments et les logements de l’usine, toujours présents sur le site. Drôle de reconversion n’est-ce pas ?

Ce qui reste de l’abbaye n’en reste pas moins splendide et l’entrée, donnant au bout des canaux sur la façade magistrale du corps principal est là pour en témoigner.

La visite, que l’on peut faire guidée, nous oriente sur le côte droit du bâtiment, là où l’on aperçoit justement les anciens bâtiments « industriels » et surtout la fameuse tour d’église et son escalier en colimaçons, vestiges toujours dressés d’un endroit que Louis XVI affectionnait. L’étendue de l’église se devine mais le regard ne reste pas moins perpétuellement attiré par cette tour, incongrue dans le paysage et terriblement solitaire.

Passée la porte latérale, c’est le cloître qui reste l’endroit le plus étonnant et impressionnant du lieu, classé aux monuments historiques. Les grandes enfilades de colonnes et de voûtes appellent au repos, au milieu des rayons de soleil qui s’infiltrent tout au long de la journée.

A l’intérieur d’une petite chapelle, on découvre aussi quelques vestiges du passé religieux du lieu, Christs, moines et Vierges antiques et abîmés, sobrement exposés sous les feux des luminaires et d’un vitrail. Drôle d’endroit. Un peu… glauque ?

Enfin, passée la grande salle en pleine préparation de mariage (et magistrale), on découvre le dernier trésor de l’abbaye : son jardin de plantes (« magiques », la thématique depuis 2010) disposé en neuf carrés reposant sous les façades grandioses, parfaitement exposés à la lumière et au soleil.

Quand soudain… CUTE ALERT !!!

Un petit verre en terrasse au niveau du bâtiment des latrines, dernière balade au bord du canal, on s’éloigne de la bâtisse en attendant une prochaine fois ou une prochaine balade. Avec plaisir.

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