Corse – Monte Santu, Araghju et Pinarellu

Encore une journée avec un temps de m*rde ? Oui, la Corse en 2020 est à l’image de 2020 : très variable, très complexe à appréhender, pour ne pas dire capricieuse. Ainsi, il faut faire avec, s’adapter et une fois de plus trouver les coins où les nuages ont décidé de faire grève et au même qu’à l’époque des gilets jaunes, ils ne sont guère nombreux.

Le salut réside une nouvelle fois dans un quart sud-est de la Corse, bien au sud d’Aleria, quasiment à Porto-Vecchio même ! Pas du tout l’objectif de ma première semaine de vacances sur place si vous vous souvenez de mon premier article sur ce second séjour. Une semaine alpine, qu’on avait dit. Mouais… faudra revenir, pas de doute.

Première étape après une longue et inintéressante traversée du nord au sud de la plaine côtière ? Sari-Solenzara, sur les hauteurs du village éponyme. C’est depuis le belvédère que part une jolie petite balade vers un sommet panoramique local : le Monte Santu.

Les avions de chasse de la base voisine ont malheureusement décidé de faire des petits tours en l’air, sûrement pour s’entraîner (ou pour brûler le kéro alloué sur le budget de l’année) pendant une bonne partie de l’ascension, gâchant quelque peu le silence du maquis corse.

Le massif de l’Alta Rocca et des aiguilles de Bavella que je n’étais censé voir que lors de la seconde partie du séjour se laisse entrevoir, fort de sa couleur rougeoyante si caractéristique. Le sommet est en tout cas rapidement atteint et il tient effectivement ses promesses, entre côte sauvage, massif montagneux et monastère bien planqué dans le maquis.

La seconde étape est encore plus au sud et proche de Porto-Vecchio et porte un nom singulier : Araghju au Araggio, un tout petit hameau avec sur son flanc ouest une montagne assez impressionnante. Au sommet ? Le castellu d’Araghju, un ensemble préhistorique tout à fait remarquable qui se mérite, avec une petite ascension bien sèche d’une demie-heure. De quoi suer un brin… pour découvrir au sommet de belles pierres présentes depuis 2000 av. J-C !

L’ultime étape de cette journée de découverte ou encore de compensation du fait de ne pouvoir randonnée en haute montagne est un petit golfe idyllique, celui de Pinarellu. De quoi prendre un bon bain salé mais aussi un bain de “foule” (certes relative)… Ahhhhh, ils sont là, les gens, en fait ! On les comprend. Mais clairement, je maudis encore un peu plus la météo qui me prive de cette montagne corse si incroyable.

Les cartes de randonnées :

La carte du roadtrip sur la côte est de Corse :