Bourgogne – les hospices de Beaune

Après le château de la Rochepot, retour quelques heures en arrière pour une balade dans la ville de Beaune et la découverte de l’Hôtel-Dieu, a.k.a. les hospices de Beaune ! Une fois la voiture garée, on découvre tout d’abord la Collégiale Sainte-Marie de Beaune. Se cantonner aux seuls hospices serait une erreur car la ville mérite qu’on s’y balade et qu’on découvre quelques autres de ses monuments et ruelles datant de l’époque médiévale. La Collégiale accueille notamment de splendides tapisseries représentant la vie de Sainte-Marie, entourant un aigle et on découvre également un joli cloître avant de se diriger vers l’Hôtel-Dieu.

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Les hospices de Beaune, donc. Leur beauté n’est pas visible de l’extérieur des murs de l’enceinte de l’ancien hôpital. Seul le toit et sa flèche, gigantesques, trahissent quelque peu l’étrange nature du lieu qui s’ouvre sur une simple panneau : Hôtel-Dieu, 1443. Fondé en cette année par Nicolas Rolin et Guigone de Salins, cet ancien hospice entre en fonctionnement en 1452 et ne cessera ensuite de soigner les « pôvres », servis par les sœurs hospitalières des hospices. Le domaine possède également quelques vignobles, dont le vin est vendu aux enchères afin d’en assurer le fonctionnement. Les hospices ne sont désormais plus un hôpital mais accueillent un musée de la médecine qu’il faut assurément visiter.

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Au delà des différentes salles, sur lesquelles je vais revenir, la principale fascination pour les hospices de Beaune reste leur toiture invraisemblable, entière revêtue de tuiles vernissées de Bourgogne. La vue à l’entrée de la cour intérieur est à couper le souffle et les photos vues ici et là prennent soudain vie. Cet endroit mérite d’être vue, quand bien même on l’aurait visité autrement auparavant.

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Une fois l’ébahissement retombé, on découvre la grande salle des Pôvres. Sa charpente monumentale abrite un grand nombre de lits répartis sur les flancs de la grande salle. Les poutres sont sculptées avec de grandes gueules de dragons multicolores tandis que des nobles beaunois sont grimés en animaux entre les travées. Étrange endroit que l’on visite bien portants, peinant à imaginer les pôvres venant se faire soigner ici, il y a plusieurs siècles. L’hôpital de jadis.

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On pénètre ensuite dans la salle Saint-Hugues, destinée à des personnes plus aisées et surtout revêtues de splendides fresques représentants divers miracles du Christ.

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Autre salle, celle de Saint-Nicolas, nettement plus dépouillée et accueillant quelques outils ancestraux, maquettes et bien évidemment une section en verre dans le sol dévoilant la Bouzaize, rivière servant à l’époque à l’écoulement des eaux usées. Cette salle accueillait par ailleurs les malades les plus graves…

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On découvre ensuite l’ancienne pharmacie (ou apothicairerie), séparée en deux pièces, l’une dédiée à la fabrication des remèdes et l’autre, à leur stockage. Les composants des remèdes et de leurs sous-composants sont d’ailleurs encore en partie présents dans un grand nombre de bocaux étiquetés et de jarres médicinales censées stocker les remèdes préparés. Fascinant endroit !

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On ressort de là quelque peu ébouriffé avant de reprendre une dernière bouffée des toitures fabuleuses. On quitte le lieu à regrets pour une dernière salle, celle de Saint-Louis, qui donne sur le fameux le Polyptyque du Jugement Dernier de Rogier van der Weyden, exposé à l’origine dans la salle des Pôvres. Les autres panneaux exposés dans la salle sont en réalité les autres faces du polyptyque, sciées dans l’épaisseur afin d’être exposées.

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Splendide visite que les hospices de Beaune, j’espère vous en avoir convaincus et j’espère surtout que vous comprendrez qu’aucune des photos que j’avais entraperçues ne m’avait préparé à la réelle beauté du lieu et à l’esprit de commisération qui s’élève de ces murs, témoins des siècles de soins aux plus démunis, fondateurs de l’hôpital public.