#FordNAIAS – A la découverte du Henry Ford Museum – Driving America

Parmi les activités prévues par Ford dans le cadre du #FordNAIAS, il y avait une soirée d’accueil dans un haut lieu de l’automobile américaine : le Henry Ford Museum. Ce musée, somme des créations du visionnaire créateur de la marque à l’ovale bleu, est en quelque sorte une sorte de lieu de culte pour quiconque aime l’automobile, au même titre que certains grands musées de constructeurs historiques. C’est typiquement le genre d’endroit dans lequel le féru d’automobile va s’en prendre plein la rétine. Mais c’est aussi pour le néophyte une occasion unique de découvrir un univers, un écosystème, une légende, de prendre conscience de ce que représente réellement un constructeur automobile centenaire.

On se sent à vrai dire tout petit en pénétrant dans ce lieu symbolique, encore plus en arrivant au bout du couloir interminable où trône une machine d’exception. Un peu ébahi, on tourne la tête à droite. Nouveau choc.

Oui, c’est un avion. Oui, ce sont les limousines qui ont transporté les présidents des USA pendant des décennies, y compris celle de l’évènement, celle dans laquelle J.F.K. a perdu la vie. Un peu plus loin, on découvre une exposition peu commune, mêlant les productions de Ford mais aussi celles d’autres constructeurs. Le thème est posé : Driving America. Il s’agit de traduire le rapport américain à l’automobile, de montrer l’esprit qui a présidé à la création de ces voitures fantastiques, véritables porte-paroles du rêve à l’américaine, celui dans lequel tout était encore possible.

Encore un peu plus loin, toujours dans le cadre de Driving America (l’exposition ouvrira ses portes à la fin du mois !), un autre pan de l’Amérique trône du haut de ses mètres cubes d’acier. Une locomotive absolument gigantesque, entourée d’autres locos et wagons lilliputiens à ses côtés ! Regard de gosse sur cette grosse machine de noir vêtue, main posée sur son flanc qu’on aimerait entendre encore résonner.

Ce qui nous attend ensuite, c’est un speech dynamisant de Scott Monty et la somme de ce que l’Amérique a produit comme voitures, des premières Ford T à la mythique GT40 en passant par tous les Hot Roads et Muscle Cars qui firent la légende des années folles. Donnez-moi une vieille Shelby et je serai le roi du monde…

Et ainsi, bon an mal an, on se retrouve de nouveau au niveau des limousines présidentielles, on jette un œil émerveillé sur les 160 millions de burgers vendus par le fameux Mc Donald’s, on fantasme sur les fabuleuses machines de course et de records. Enfin, on regarde avec émotion cette exceptionnelle GT40, ce Combi VW sorti de nulle part et pourtant tellement à sa place, et puis ces panneaux, symboles d’une époque.

Dernier arrêt dans une autre partie du musée, historique et dotée d’une symbolique dépassant celle de Ford. Voici le fauteuil dans lequel Abraham Lincoln fut assassiné. Voici le bus dans lequel Rosa Parks refusa de céder sa place à un blanc comme c’était la règle. Difficile de rester stoïque face à des monuments tels que ceux-ci. On reste coi, tout simplement, on respire, on s’inspire.

En se rendant dans un musée tel que celui-ci, on comprend bien mieux l’Amérique, on comprend bien mieux la valeur d’un constructeur automobile dans son environnement sociétal et culturel, on comprend mieux le culte que peut générer une marque. Cela devrait être un arrêt obligatoire pour le passionné comme pour le néophyte, une sorte de pèlerinage que je suis ravi d’avoir effectué.

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