Essai – Mitsubishi Pajero Court Sport Black

Après la prise en main du Ford Ranger, toujours lors du dernier tournage Garage des Blogs, place à un monstre sacré de la planète franchissement et aux Dakar : le Mitsubishi Pajero, dans sa version châssis Court, série limitée Sport Black ! Je me répète mais je ne suis pas client de ce type de véhicules… force m’est de constater toutefois que ce Paj’, avec sa robe blanche et noire, en impose. Quelle gueule ! C’est brut, c’est carré, on sent que cette chose à 4 roues est là pour faire le job : avaler des trous, des côtes, des racines, croiser des ponts, recracher de la boue par tous les interstices de sa peau métallique… C’est bien le cas.

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Propulsé par un 4 cylindres diesel titrant 3.2L et 200 chevaux pour 441 Nm de couple, le Pajero passe partout. Ce n’est pas une des références du segment pour rien… Le châssis court lui procure une agilité vraiment étonnante et sa transmission manuelle, archaïque de prime abord, est parfaitement étagée et efficace. Une fois le coup de main pris, les vitesses passent sans aucun à coup ni hésitation et la conduite, tant sur terrain 4×4 que sur route ouverte, devient fluide.

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Ce Pajero n’est en effet pas la brute épaisse que j’attendais en prenant son volant à la fin du weekend, pour le ramener dans ses pénates. 400 kilomètres parcourus à son bord et aucune photo de l’habitacle, pardonnez-moi d’ailleurs, je suis toujours vivant et je n’ai eu mal nulle part. La Pajero se laisse conduire avec bonhommie sur autoroute, malgré des pneus mixtes pas vraiment favorables à sa stabilité. Calé à 130 km/h, il déroule les kilomètres sans broncher et dans une insonorisation et un confort tout à fait raisonnable. Pour ce qui est de l’ergonomie et des matériaux, il faudra en revanche repasser mais ce n’est après tout pas l’objectif du Pajero, notamment au vu de son tarif. A ce prix là, il fallait choisir entre l’excellence de comportement 4×4 ou la finition intérieure et il ne fallait pas attendre d’autre choix du constructeur aux diamants. Efficacité au programme, très bonne boîte et polyvalence quand il le faut.

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Sur petites routes, le Pajero se débrouille également bien mais il faut anticiper les trajectoires et le placer avec autant de précision que possible. Gros avantage en revanche par rapport à sa cousine la Lancer, on peut mordre les cordes avec bonheur voire voracité sans avoir peur de rouler sur un caillou de 15 centimètres de haut. Perturbant au début, jouissif ensuite ! L’agilité du chassis court se confirme également sur la piste rapide en terre que nous avons utilisée pour le tournage. Le Pajero surfe sur cette surface et sa transmission se régale. Les débattements de suspension sont en revanche un poil plus raides que sur le Ranger, du moins fut-ce mon impression et le confort à bord s’en trouve un peu dégradé mais il faut dire que je roulais aussi nettement plus fort.

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Vous l’aurez compris, je me suis bien amusé au volant de ce gros jouet, que ce soit sur les chemins empruntés ou même dans Paris où son gabarit imposant est au final un régal quand il s’agit de s’insérer dans un trafic de puces… Reste que ce 4×4 n’est pas un SUV comme toute la production actuelle, il saura donc franchir nettement plus que des trottoirs. Une révélation et un œil neuf sur lui et ses semblables quand d’aventure j’en croise dans mes contrées urbaines.

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